Concours

Recommander

Samedi 25 avril 2009
Betty, la taggeuse en série, me propose de livrer ici les films qui m'ont le plus fait pleurer.

Je serai ravie de relever le défi mais pour l'instant je ne parviens pas
bordel de merde, malgré les explications détaillées de la susdite Betty, à importer un quelconque extrait vidéo sur ce blog.

Donc ça attendra un peu. Ca m'énerve parce que je sais exactement quels films citer. Au pire vous aurez droit à un lien vers l'extrait. Mais c'est moins bien.

J'ai aussi pas mal de choses à raconter sur nos amis, nos amours, nos emmerdes nos choix importants et urgents à faire, nos soucis, nos joies, les beaux-parents... (je sais que leurs fans sautent de joie. Patience).
 

Mais pour ce soir, je me contente de donner un aperçu de l'ambiance à la maison.

 
Ce sont mes filles, ce sont les plus belles nanas de l'Univers et je les aime plus que tout, mais décidément être supporter ça donne pas un air très malin (:-)


Quand je pense que la seule chose qui chiffonnait l'Homme dans le fait d'avoir deux filles c'était de ne pas pouvoir un jour leur faire partager sa passion du foot et son amour des "Gironflons"!!!
Elles sont au moins autant au taquet que lui (la petite va jusqu'à pratiquer): elles vont au stade et aux entraînements de leur équipe avec lui, possèdent l'équipement complet du joueur (pour Mo) et du supporter (pour Lili), encouragent, vibrent, se rongent les ongles, comprennent toutes les règles auxquelles l'Homme essaie vainement de m'initier depuis pfiou...longtemps, bref, leur père est aux anges.

Moi je voulais aller au ciné avec Lili ce soir. Mais il y a match.
Et même Zac Efron ne fait pas le poids face à Marouane Chamakh!



TPPM (tant pis pour moi!)!



Par Nanou
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Dimanche 19 avril 2009
Alors voilà, Betty m'a désignée pour une mission hautement philosophique, métaphysique, métamphétaminique heu non là je m'égare: je dois donner ma version, ou ma vision, du bonheur.
Vaste programme! Il vaut mieux que je prévienne tout de suite qu'à l'instar de ma taggeuse je ne suis pas une optimiste forcenée alors ça sera peut-être pas gai-gai. Enfin on verra bien. Je me lance.


a) Généralités

Le bonheur comme ça d'emblée pour moi ce sont de petits instants, des bouffées de bonheur qui le plus souvent me ramènent à l'enfance. Vous savez quand on avait ce sentiment de toute puissance, de liberté. L'avenir nous appartenait, on allait faire de très grande choses, et on aimait tout le monde.

Le bonheur c'est surtout quelque chose que l'on n'apprécie (hélas) pas sur le moment. C'est difficile à saisir dans l'instant.
D'ailleurs ça me fait penser à ce truc que nous rabâchent les babas cools (ceux qui ont des petits oiseaux bleus qui volent autour de leur tête, vous savez?) quand ils nous voient moroses: profite de l'instant présent! Ah. Ben oui d'accord mais comment il faut faire, dans la pratique?
Prenons l'exemple d'une belle journée. Il faut en profiter à fond (c'est compris?) Doit-on ouvrir grands les yeux et la bouche pour tenter d'absorber un maximum de cette "beauté"? Ou courir dans tous les sens comme un dératé en hurlant "Ouais! Quelle belle journée, c'est beau, le ciel est bleu, l'herbe est verte et les mouches pètent, on est bien youhou!". Moi je dis que là on a juste l'air con.


En large ou small groups, les cons sont des cons!


Le ciel est bleu, les mouches pètent, youpi!



Il arrive aussi que l'on pressente que l'on est heureux, et pour moi ça a toujours correspondu (poil au *) à l'état amoureux.


"I have butterflies in my stomach"

 Le flirt, les débuts d'une relation, le zsa-zsa-zsu des pintades de Sex and The City, les papillons dans le ventre chers aux Anglo-Saxons, tout ça. Je me suis toujours sentie sur un petit nuage dans ces moments-là. Comme tout le monde oui, je sais que ça n'a rien de très original. Ceci dit là encore on n'est pas dans le présent mais dans l'anticipation: on réalise que l'autre partage nos sentiments, on sait qu'il va appeler ou qu'on va le voir...

L'idée de bonheur est aussi liée pour moi au beau temps, genre ciel bleu et blanc de printemps ou coucher de soleil flamboyant. Là encore rien de très original.


Oh que c'est beau! Ca y est, j'aime tout le monde!



b) Quelques exemples plus personnels (liste non exhaustive)


Le bonheur c'est:

- Le pouvoir évocateur de la musique, qui fait remonter des odeurs, des sensations et même des images. Le  "Forest Fire" de Lloyd Cole and the Commotions, "Everybody Wants to Rule the World" de Tears For Fears, "Under The Milky Way" de Church, "Just Like Heaven" de Cure, "Voilà les Anges" de Gamine ou "Bleu Comme Toi" d'Etienne Daho me transportent à chaque fois. On peut dire ce qu'on veut, la nostalgie c'est bien agréable.


"It's a forest fire, everytime we get together".


- Lire un bon bouquin au lit avec un thé et des biscuits à portée de main.
- Recevoir des nouvelles de potes perdus de vue.


Oh oui!

- Regarder un bon film (long. J'aime bien les films longs) ou une série que j'aime bien à la télé.
- Etre à un concert de Sting et avoir l'impression qu'il ne chante que pour moi.


Mmmmmmmmmmmh....

- Un barbecue l'été entre copains.
- Dîner dans le jardin dès qu'il commence à faire beau.
- Manger du fish and chips au pub (encore mieux si c'est quiz night) avec des copines britanniques (qui finiront donc...ivres mortes)
- Manger des hot cross buns, des crumpets (quand on met le beurre dans les p'tits trous ça fait sluuurp), des muffins et des greek yoghurts de chez M'n S.


Ah, les hot cross buns de M'n S. A se damner...

- Bien dormir, d'un sommeil réparateur plein de rêves agréables (ça m'arrive très rarement).
- Discuter de tout (vraiment de toutet de rien avec ma meilleure amie. Rien que nous deux.
- Avoir le fou rire (ça fait longtemps). Qu'est-ce que c'est bon!
- Aller au ciné avec  Fille Aînée.
- Entendre le rire de Fille Cadette.


But pour Bordeaux!

- Que l'Homme m'appelle "ma puce"  même en pleine engueulade ("putain ma puce tu me casses les c*uilles!")


Le bonheur ce serait:

- Etre débarrassée de "Ca" afin de pouvoir profiter (bouche et yeux grands ouverts) de tout ce dont "Ca" me prive. Les voyages, entre autres. "Ca" se sont des crises de panique extrêmement désagréables et invalidantes.Ne plus avoir peur.
- Avoir plus confiance en moi, en mes capacités, en ma modeste valeur. Arrêter de douter tout le temps.
- Etre plus apte à être heureuse (on est au coeur du sujet là).
- Trouver un boulot qui me plaise et qui soit correctement payé (avec Sting pour boss aussi, non?)


Job de rêve. "A vue de nez il est 5 heures"

- Que Fille Cadette retourne à l'école, enfin,  sans problème.
- Que nos soucis de logement et d'argent se règlent au mieux, et vite. Donc en résumé, qu'on gagne au Loto (:-)
- Que Poisson Rouge, Pervers-Escroc et Tanguy sortent du tableau. Mais, bonne nouvelle, je viens d'entendre à la radio que la curiosité intellectuelle était gage de longévité donc il y a peu de chances qu'ils fassent de vieux os!
- Que l'Homme soit moins c*uille molle avec eux, qu'il me soutienne dans toutes les situations où il brille par son absence ou son indifférence.
- Que mes rapports avec mes propres parents s'améliorent.



- Que Jude Law emménage dans notre rue et tombe follement amoureux de moi.


Hé voisin, viens chez moi la piscine est plus grande (gonflable mais plus grande...)




- Que Patrick Sébastien ferme sa gueule pour de bon et définitivement!

Tête de con certifiée conforme (AOC).TA GUEULE!




En attendant, don't worry, be happy!
Par Nanou
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Lundi 13 avril 2009
Vous avez eu des Pâques beaux? (Oui je sais elle est navrante)

Nous, tranquille, bien que pluvieu(ses)x. Chasse aux oeufs, lapins, cocottes, bonbons, sucettes. Une récolte de oufs. On va jamais manger tout ça et le truc avec les chocos de Pâques c'est que ça donne rien fondu pour la pâtisserie...


Deux paniers et un (grand) saladier pleins.

Puis repas chez mes parents. Comme d'habitude, ambiance tendue: je me surveille, ils se surveillent, bref pas la vraie détente. Mais c'est comme ça avec eux. Je les agaçe et ils m'agaçent. Je marche constamment sur des oeufs (haha!) pour ne pas dire ou faire le truc qui va les énerver. C'est-à-dire tout et n'importe quoi. Fatigant.
Enfin, on a tous fait un effort et ça s'est plutôt mieux passé que je craignais. Entre eux et mes beaux-parents j'ai des relations "familiales" compliquées...




L'Homme, moi, my best pal Al y su querido marido avec quelques amis, hier (:-)


Les hommes étaient sur leur 31: noeud pap' et gants (ce sont des métrosexuels 'voyez)


Les hot chicks ont papoté chiffon (-"trop
sympa, ton ensemble blanc" -"ouais, moi j'adore ta tunique chocolat")


Il y a eu des bisous (au chocolat)


N.B: Petite j'ai pas tellement joué aux Playmobil. Et je le regrette. Alors je me rattrappe, on est d'accord? Quoi, on joue pas avec la nourriture???



Trop fun!




Par Nanou
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Recommander
Samedi 4 avril 2009
 (Ceci est mon 500ème post. Quand même! J'en profite pour remercier tous ceux qui me font régulièrement le plaisir de leur visite: ma chère, querida y beloved Al; Alex Chancelier d'Alpasyrie ;  le délicieux Delicious; Lucy la globe-cooker; la coquine (!) Nine; Betty et ses facéties; le wigolo NicMo  ; Stéphanie (qui a un joli prénom) vancouverite d'adoption, et le nouveau (et bien)venu Alex... plus d'autres que je m'excuse d'oublier. Bises à tous)

Bref.

On a tendance à penser qu'on est assez proches culturellement des Anglais et des Américains
. Après tout on est tous occidentaux, européens même en ce qui concerne les Britons (mais si, mais si), issus de pays riches etc.

Bé en fait nan.

(Et là, je vous invite à un peu de culture vexillologique)


La star spangled banner de nos amis les Ricains.            L'Union Jack britannique.
   

On a PLEIN de différences. Pas des trucs aussi flagrants sans doute qu'entre un français moyen et un villageois mongol (par exemple). Plutôt des trucs triviaux (au sens de banal), souvent rigolos, parfois agaçants.
Pour pratiquer fréquemment le Rosbif et l'Amérloque
(et là je précise tout de suite que je les aime, hein, entendons-nous bien, je les kiffe. Surtout les Rosbifs (!)  et en tant que fan de séries américaines (souvent très révélatrices) je crois être en mesure d'établir une petite liste de certains détails qui nous séparent. Dans le désordre, enfin comme ça me vient quoi.

a) Le dating et le sexe.

- Pour un Anglo-Saxon, on ne doit pas s'embrasser au premier rendez-vous (peuhlease no, shocking!) on continue de s'évaluer au deuxième et au troisième , avec graduellement dîner aux chandelles, fleurs, tout ça dans un ordre précis,  et on envisage éventuellement de coucher au quatrième. Pas avant. En revanche, l'Anglaise ne dira pas non à un petit quickie ou one-night-stand (coup d'une nuit) de temps à autre. Moi je dis c'est pas logique.
- La monogamie. Anglais ou Américains peuvent sortir avec la même personne pendant un long moment avant que la notion d'exclusivité n'entre en jeu. C'est-à-dire qu'implicitement ils peuvent continuer à couchailler à droite à gauche. En revanche le jour où on se déclare "monogame" on se réserve de fait à une seule personne. En résumé, baiser avec quelqu'un régulièrement ne signifie pas avoir une relation avec cette personne. Weird isn't it?
- Le french kiss.  Ah ça, c'est notre gloire et aussi la marque de notre concupiscence. "Did he french-kiss you? Wow how hot!!!" Alors là moi je dis: comment fait-on pour s'embrasser sans la langue après, disons, l'âge de 11 ans? Mystère. Apparemment pas pour nos amis d'outre-Manche et Atlantique.


Soupe de langues à la française

- Le "plus-one". Vu et entendu par beaucoup dans "Sex and The City par exemple, c'est un concept qui permet d'aller à une soirée, une fête, un mariage, avec quelqu'un dont on n'a pas encore bien défini la situation en le/la qualifiant de "mon plus-un".  Au lieu de dire tout connement qu'on sera accompagné.


Devinette: lequel sera son "plus-one" au bal de promo?


b) Le rapport au corps

- Parler du corps est assez tabou chez les Anglo-Saxons. Pas tellement le montrer, non, en parler.
Anecdote: je vais à la plage avec une bande de copains anglais. L'un d'eux est nouveau parmi nous et on papote. Il me dit qu'il fait de la natation en compétition. Arrivés sur le sable tout le monde se met en maillot. Bon. Au bout d'un moment je dis en toute innocence à David (le nageur) "tu as les épaules larges, ça se voit que tu fais de la natation". OMG. Tout le monde rougit, les filles (anglaises elles aussi) gloussent d'un air horrifié et me conjurent de me taire. Quant au mec il essaie de disparaître dans le sable. Mais ho hé, allô! J'ai pas parlé de son zgoug, j'ai juste mentionné ses épaules. Qu'est-ce que ça serait si j'avais dit "purée, t'as un sacré paquet mon gars"? Et plus j'essaie de me justifier,d'expliquer, pire c'est. Comme si je débitais cochonnerie sur cochonnerie. O.k guys, forget it.
- Alors que les américains se font des hugs à tout bout de champ, ils ne comprennent pas qu'on se fasse la bise pour se dire bonjour entre amis. This is way too much.
- MAIS il est en revanche tout à fait banal de raconter en société et en détail ses histoires de Q, ou de branlette pour les mecs. Haha, it's so funny.



c) L'alcool

- Les anglaises boivent comme des trous. (Les anglais aussi n'en doutons pas mais je trouve que c'est plus remarquable concernant les filles). Je ne dis pas que les françaises ne se saoûlent pas de temps à autre mais pour les anglaises c'est quasiment culturel. Un truc à fêter, un malheur, une simple sortie: on va au pub et on se pète la gueule. Et bien comme il faut hein. Suffit de voir Bridget Jones (quelle conne) elle est bourrée comme un coing dès la deuxième scène du film. Et je parle même pas du bouquin. D'ailleurs pour qui lit de la chick-lit anglo-saxonne c'est un fait avéré: les anglaises sont alcooliques. Si. Et tout le monde trouve ça normal.


Quand elle est déprimée (souvent), BJ boit. Trop. Et se met du papier alu sur la tête.

Dans notre folle jeunesse je pensais que l'Homme dépassait les bornes quand il sortait avec ses potes et rentrait (complètement) blindé (blind drunk, c'est le cas de le dire). Puis j'ai vu mes cops anglaises se mettre carpette tous les soirs, chez elles. Social drinking, qu'elles disaient. Mouais. "Social" chez soi à deux ou trois... j'aurais plutôt dit pathétique. Et finir à la langue le bocal de cerises à l'eau-de-vie c'est pas vraiment le genre de comportement qu'on adopte en société, pensais-je.


Anglaise en plein social drinking.


Anglo-Saxonne cultivant sa social laïfe.


On commence ici à découvrir le binge drinking mais ça existe depuis des lustres chez les Britons.



Après social drinking.

- Si vous êtes Anglaise ou Américaine vous pouvez arriver au boulot en retard et la tête dans le cul et déclarer au boss que vous avez la gueule de bois.La hangover est une excuse parfaitement valable, voire respectable. J'imagine ça en France. "Bonjour (burp), heu excusez-moi mais je me suis mise minable hier soir alors je vais pas être très efficace aujourd'hui".
J'ai d'ailleurs lu cette semaine dans le Times qu'une femme accusant son mec d'une nuit de viol avait été déboutée, car si toutes les femmes ayant trop bu et qui retrouvent un gars inconnu dans leur lit l'accusaient de viol on s'en sortirait plus (...)
- Dans le même ordre d'idées on considère quelqu'un comme un(e) véritable ami(e) s'il/elle vous tient les cheveux pendant que vous vomissez (après avoir bu évidemment). C'est significatif, non?


d) les rituels du mariage

- La demande ou proposal. Pour une Anglo-Saxonne, le futur doit se comporter en Prince Charmant quand il "propose". Il est impératif que la demande en mariage se fasse genou à terre, dans un endroit romantique, un écrin à la main. Je sais ça (me) paraît complètement cul-cul mais c'est comme ça.


Will you marry me?

- Le dîner de répétition. D'où sort cette idée d'une répétition avant le jour J? Chais pas. Mais en G-B et aux US, c'est traditional. Donc, quelques jours avant ou mieux la veille du grand jour, tout le monde se retrouve pour faire comme si que mais en fait non. Moi je dis beaucoup de bordel et de frais pour pas grand-chose.


"Tu crois pas qu'avec nos tronches on pourrait éviter en plus de répéter?"

- La bridesmaid et le best man. Pour moi, les demoiselles d'honneur c'est des petites filles qui tiennent la traîne de la mariée. Pas chez les Anglo-Saxons, houlà! C'est autrement plus sérieux. Les demoiselles d'honneur obéissent toutes à la bridesmaid en chef, qui a la charge de presque tout à la place de la mariée: s'assurer que la robe est prête, que les invités seront placés comme il faut, que les fleurs sont joliment disposées,et qu'il y aura des confetti spécial mariage à la sortie de l'église. Très important les confetti. Les robes des demoiselles d'honneur sont choisies par la mariée et sont généralement toutes de la même couleur.
L'Homme et moi nous sommes mariés à la mairie, sans demoiselle d'honneur, et j'ai bien vu que pour mes copines britiches c'était pas comme un vrai mariage. 


Bien qu'anglaises et (donc) ivres mortes les bridesmaids ont gardé leurs culottes. Bel exploit.

Le best man, ou témoin du marié, s'occupe des alliances et fait un discours très attendu et très codifié: un peu d'irrévérence mais pas trop, des allusions au passé du marié, de l'humour, bref, c'est tout un art.
Je possède un manuel in English intitulé "the Wedding Etiquette Properly Explained" et je vous garantis que ça vaut son pesant de cacahuètes.


Le marié tiendra bientôt les cheveux de la mariée. Pour l'instant il tient autre chose.


e) Le thé.
 Ca a l'air d'un cliché mais c'est vrai. Pour un Anglais, il n'y a rien qui ne puisse être résolu/consolé/soigné par "a nice cup of tea". Surtout sur le terrain, je veux dire en Grande-Bretagne. Vous arrivez en larmes, on vous fait asseoir et on vous prépare une bonne tasse de thé with a cloud of milk of course. Ensuite seulement vous pouvez commencer à partager vos soucis avec votre ami(e) et envisager des solutions. La cup-of-tea, c'est la panacée universelle. RIEN n'y résiste.


"O.k darling, have a nice cup of tea, and then we'll talk".



C'est tout pour aujourd'hui mais je trouverai sûrement de quoi faire une part. 2


So see ya!




 
Par Nanou
Ecrire un commentaire - Voir les 22 commentaires - Recommander
Samedi 28 mars 2009
A la rentrée 2007-2008, l'institutrice de CM2 de Fille Aïnée était enceinte. Elle est partie en congé maternité dès octobre et a été remplacée par un maître. La cinquantaine aux cheveux gris mi-longs, très débraillé, plutôt mollasson...sans vouloir faire de délit de sale gueule, il avait pas l'air bien net, mais bon on n'avait aucun a priori négatif, surtout qu'en CE2 la même Fille Aînée avait eu un maître tout à fait formidable.
Puis elle me raconte un jour en toute innocence qu'après un cours d'éducation sexuelle (au programme), il l'avait prise à part avec deux de ses copines en leur disant que comme elles étaient "grandes et formées" (sic), il pensait qu'elles avaient leurs règles et le cas échéant, accepteraient-elles d'en parler devant la classe? Fille Aînée n'étant pas encore réglée elle avait dit non puis plus ou moins oublié cette histoire.

Mais moi ça m'a glacé le sang.

a) Pourquoi ce type faisait-il remarquer que des filles de sa classe étaient "grandes et formées"?
b) Pourquoi voulait-il qu'elles racontent leurs règles aux autres élèves? S'il y a un truc privé et intime, surtout à 11 ans, c'est bien ça. Et de toutes façons quel intêret? Les entendre dire "tous les mois je perds du sang"? Passionnant, vraiment.

Je ne suis pas  du genre à copiner avec les autres mamans à la sortie de l'école, je dirais même que j'évite, et comme je ne suis absolument pas physionomiste, une fois sur deux je ne les reconnais pas. Mais quand ça arrive, un bonjour, un sourire et basta. Donc je n'ai pas rameuté tous les parents mais j'ai suivi ma première impulsion: prendre rendez-vous avec la directrice et lui rapporter l'incident. Elle m'a écouté l'air très étonné et m'a assuré qu'elle allait "surveiller ça de près".
Bien sûr j'ai parlé à ma fille pour qu'elle comprenne qu'elle n'avait pas à répondre à ce genre de questions.
Quelques temps plus tard je la ramène de l'école avec une copine. Elles bavardent entre elles: "t'as vu le maître comme il est lourd à faire pause juste avant la sortie du bébé pendant le film sur l'accouchement!" Le gars avait fait de multiples rewinds puis arrêté l'image sur "la foufoune superlarge de la femme" dixit les filles.  Apparemment ça les avait un peu choquées.

Vacances de février, Fille Aînée organise une petite fête pour son anniversaire. Et à l'heure de récupérer la progéniture, embouteillage de mamans dans mon salon. Je ne sais pas comment ça c'est fait mais on s'est aperçues qu'on était pas moins de neuf à être allées nous plaindre du maître.
Il avait pris une gamine sur ses genoux
"pour lui raconter une histoire" et lui avait caressé les cuisses; une autre avait perdu sa boucle d'oreille et demandé à aller aux toilettes car elle pensait qu'elle avait glissé dans son pantalon. A son retour le Sale Type s'était approché d'elle, avait reniflé et dit "elle était dans ta culotte hein? Ca sent la culotte"; Il avait carrément peloté une troisième sous prétexte de montrer aux autres la courbure des hanches qui permettait aux femmes d'avoir des enfants. Il faisait des bises par ci par là, caressait des cheveux, chuchotait des "secrets"...bref, l'horreur.
On s'est concertées: devait-on aller toutes ensemble parler à la directrice? Puis bêtement et lâchement on s'est dit que puisqu'il partait (son remplacement prenait fin) nos filles ne risquaient plus rien. Bien sûr, c'était pas cool pour les autres gosses qui tomberaient sur lui mais bon...
On a été de grosses connes, moi je dis. Et je m'en mords les doigts aujourd'hui.

Parce que cette année la maîtresse de Fille Cadette, en CE2, est partie en congé maternité aussi.
Comme une voleuse, soit dit-en passant: elle nous a fait passer un mot avant les vacances de Noël disant qu'elle ne reviendrait pas en janvier. J'estime qu'elle aurait pu nous prévenir (ou au moins prévenir les gosses) un peu à l'avance mais bon,  il semble qu'elle n'y soit pas obligée.

Et QUI revoilà??? Le Sale Type! J'en suis restée comme deux ronds de flan. Je sais bien que ce n'est pas la directrice qui nomme les remplaçants mais quand même! Après une dizaine d'incidents graves rapportés elle l'accueille apparemment sans broncher... Fille Cadette aimant bien sa petite routine, on avait déjà un peu peur qu'elle prenne mal le départ de sa maîtresse alors on n'a pas voulu faire de procès d'intention au ST, mais on s'est dit que c'était à notre tour de le surveiller de près. En plus on est les seuls à avoir deux filles avec lui deux années de suite.
Pendant deux mois pas de vagues. On posait régulièrement quelques questions discrètes pour être sûrs que rien de louche ne se passait.
 
Début mars, big boum badaboum refus tout net de Fille Cadette d'aller à l'école. Et pas le petit refus, hein, des crises de nerfs. Elle pleure, supplie, se débat. Elle a peur et ça se voit.
 
Parenthèse: quand elle dit "j'ai peur de quelque chose mais même si j'essaye très fort je peux pas dire quoi" moi j'entends qu'elle n'arrive pas à cerner sa peur. En tant que victime de crises de panique je suis bien placée pour savoir qu'il est parfois difficile de déterminer exactement ce qui nous fait peur. C'est un tout, diffus. L'Homme, lui, entend qu'on lui a interdit de parler et/ou menacée de représailles si elle le faisait. Et comme _nous l'avons déjà vu_il est assez primaire quand on en vient à la psychologie, il a tenté une fois de "faire cracher le morceau" à la petite en lui criant dessus. Personnellement je ne pense pas que ce soit la bonne solution.

Bref, on a pensé au ST immédiatemment. Fille Cadette voit une pédopsychiatre que nous avons évidemment mise au parfum. S'il y a eu quelque chose, on le saura.
Pour être tout à fait honnête il faut préciser qu'en maternelle la petite, en "conflit" avec son instit (une femme_certes très conne, mais une femme) avait déjà eu des vélléités de refus d'école. On ne peut donc rien conclure de but en blanc mais il est indéniable que ce maître a ou a eu une conduite plus que suspecte.

En attendant on angoisse quand même et moi je culpabilise de n'avoir pas fait plus l'an dernier. Surtout que par le plus grand des hasards une collègue de l'Homme lui a parlé récemment de questions qu'elle se posait au sujet d'un instit que sa fille a eu quelques mois l'année dernière dans une autre école. Il gardait la gamine après la sortie et lui offrait régulièrement des petits cadeaux.

 
C'était le Sale Type.


L'Homme dit que s'il s'avère qu'il a fait quelque chose il le tue.


ON le tue.
Par Nanou
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés