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Lundi 29 décembre 2008 1 29 12 2008 20:01
J'ai été taggée par Nine il y a déjà un bon moment mais là je ne me sens pas pour un post nostalgico-sentimentalo- intro-retrospectif, alors ça attendra encore un peu.


A vrai dire je n'ai pas très envie d'écrire, mais bon, si je m'écoute j'ai envie de rien. De plus R.I.E.N du tout. Ou alors de choses disons...définitives. Oui je sais c'est pas très gai. Mais je ne suis pas gaie, c'est comme ça. En même temps, lors des crises de "Ca" c'est ma plus grande terreur. Donc finalement ce que je voudrais c'est ne rien sentir. C'est hélas Fille Cadette qui a dit les mots justes il y a quelques jours: elle  sentait qu'elle allait être malade et elle avait peur, alors elle a voulu aller se coucher. Il était à peine 20h et elle n'a pas l'habitude de se mettre au lit si tôt, loin de là, et puis c'est les vacances. Mais elle a dit "je veux dormir parce que quand on dort on sent rien"...
Je suis en pleines montagnes russes émotionnelles,  un peu comme avant les règles ( mais puissance 1000) sauf que vu qu'il ne se passe plus rien chez moi de ce côté-là depuis la naissance de Mo, c'est déstabilisant. J'ai un terrain dépressif, comme on dit, depuis toujours. Mon nouvel (et très sévère) accès de crises de panique ("Ca") commencé en 2005 a fini par entraîner cet épisode dépressif et tout ce qui s'est passé cette année a contribué au ras-le-bol massif que j'éprouve actuellement. 
La nuit dernière je n'ai pas dormi 1 minute et à 6h, quand l'Homme s'est levé j'étais assise dans le lit et je pleurais. Et c'est comme ça souvent. Après j'arrive à m'endormir d'un mauvais sommeil quelques heures en journée, ce qui est nul, surtout quand on a des enfants.

"Si t'avais un boulot prenant tu aurais moins de temps pour pleurnicher et t'apitoyer sur ton sort".  Oui je la connais celle-là. "Y a plus malheureux, qu'est-ce que tu ferais si tu vivais actuellement dans la bande de Gaza". Oui, je SAIS. Evidemment il y a toujours plus malheureux. C'est certain. Mais ça ne change rien. Rien ne me motive, je ne vois rien dans le futur qui me changerait les idées, d'ailleurs en fait je ne vois pas de futur. "Quand on a des enfants on s'interdit à jamais de telles pensées". Ca c'est ma mère. Elle en a plein des comme ça. C'est complètement con à mon avis. On ne continue pas à être malheureux pour éviter aux autres de l'être, si?

Je disais plus haut que tout ce qui s'est passé cette année a mené à mon état actuel.

- Il y a eu bien sûr l'annonce de la vente prochaine de notre maison. Déménager, c'est pas la fin du monde, des tas de gens le font chaque jour. mais nous on n'a pas eu le choix. Le 30 avril prochain on est dehors, et d'ici quelques jours des inconnus vont venir faire des visites. Cette perspective m'horrifie. J'ai besoin d'une "tanière" d'un endroit safe où je me sente protégée, à cause de mon tempérament anxieux, notamment en cas de crise de panique. Ca m'a pris du temps pour que cet endroit soit mon refuge, et le quitter pour un lieu inconnu me fait peur.
Parce qu'il est rapidement apparu qu'on ne pouvait pas acheter "notre" maison. Un seul vrai revenu, pas d'apport personnel, donc pas de prêt. L'Homme a décidé, après avoir rencontré un (1) courtier qui nous a donné un avis défavorable qu'il était inutile d'aller voir les banques. Donc on n'a pas rencontré un seul banquier. Il a refusé catégoriquement "le risque d'essuyer un refus"... On n'en serait pas morts, pourtant...

- Les "personnes" qui auraient pu et même auraient DU nous aider, les BP, n'ont RIEN fait. Après des années où on leur a ouvert des comptes (ils étaient interdits bancaires suite à des magouilles), rattrapé leurs conneries (chèques en bois risquant de nous mettre dans la merde), signé des papiers faisant de nous les propriétaires de paille du garage ou Pervers le BP travaille, supporté leurs escroqueries et divers foutages de gueule (immatriculation de notre voiture "en doublette" sans nous prévenir, entre autres) ils sont restés assis sur leurs sales culs, à profiter de leur nouvelle maison avec parc, jardin d'hiver et piscine creusée, qu"ils peuvent payer, je le rappelle, grâce à nous, puisque nous "possédons" le lieu de travail de Pervers.Une maison qui toutefois compte deux chambres seulement, ce qui signifie qu'il nous est impossible d'y passer la nuit tous les quatre. L'Homme y va donc un week-end sur deux seul avec les filles (quasiment une vie de divorcés), et la petite doit dormir dans le même lit que son Tanguy d'oncle de 38 ans, ce qui me déplaît de plus en plus. 
L'Homme ne comprend pas du tout que j'en veuille à ses parents. Il ne voit pas ce que j'ai à leur reprocher. Il pense que je ne les aime pas, period. Il se fait manipuler par eux comme un bleu.
Effectivemment, je les hais. Et je leur en veux. Et je suis amère. D'où tensions extrêmes entre moi et l'Homme.
Dernièrement une cousine de l'Homme a fêté ses 30 ans. Je l'aime beaucoup et les filles s'entendent bien avec leurs petits cousins. Sa soeur, qui organisait une fête surprise nous a invités par Texto. L'Homme a prétendu (c'était aussi vrai) qu'il était crevé et désirait se reposer ce jour-là. Moi j'ai écrit à la cousine, expliquant ceci, et ajoutant qu'avec la vente de la maison les choses étaient tendues entre l'Homme et moi et qu'on ne voulait pas risquer, si le sujet venait sur le tapis, une dispute qui gâcherait la fête. Les BP eux, sont allés se goberger sans vergogne avec le reste de leur famille de beaufs. Le week-end suivant, l'Homme rentre de son séjour bi-mensuel chez ses parents l'air contrarié et me confie que les BP se sont plaints auprès de lui : "alors comme ça, on n'est pas aimés (!),  il paraît qu'on vous aide pas pour la maison, S. (moi) est pas heureuse???". Effectivemment tout ça je le pense mais je ne suis pas assez conne pour m'en être ouverte à une cousine qui risquait de tout répéter. Je l'appelle sur le champ et elle m'explique, catastrophée, que c'est elle qui, s'inquiétant pour nous, a demandé innocemment si personne ne pouvait nous aider, car c'était vraiment dommage qu'on quitte cette maison. Pour les BP, aucun doute, le message subliminal (ils ne connaissent pas ce mot c'est moi qui l'emploie pour eux) venait de moi, qui téléguidait la cousine. Quelle garce rouée je suis, quand même! ("rouée" non plus, ils connaissent pas hein).
Bref, 4 ans d'âge mental, ils se plaignent à fifils et attendent sans doute que je me justifie. Hélas pour eux j'ai gardé les SMS échangés avec la cousine, prouvant que je n'ai pas évoqué le sujet sensible. J'ai pensé un moment les leur montrer mais MERDE! On n'est pas dans la cour de récré, là QUAND MEME. Faut arrêter.
Quel tas de trous du cul dégénérés!

Bon, c'est tout pour ce soir.


Suite de la complainte au prochain épisode!


Par Nanou
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 12 2008 00:10
OMG.Oh boy.Blimey.Putain.

Je reviens du ciné où avec Fille Aînée on a vu "Mamma Mia". Eh bien je trouve que c'est un- gros-navet.
(euphémisme, litote).



J'ai l'impression d'avoir passé deux heures sous acide, à regarder s'agiter hystériquement des hordes de gens dévêtus but so lively, qui éprouvent CONSTAMMENT et aux moments les plus incongrus le besoin de brailler (faux et mal) les chansons d'Abba (que pourtant j'adore, comme toute fille ayant vu "Muriel's Wedding" qui se respecte. Un excellent film qui rend subtilement hommage à Abba, si je peux me permettre). Par moment j'avoue que j'ai même eu un peu honte d'être là, tant c'était ridicule. Notamment lors de ces scènes de chorégraphies déchaînées sur des pontons, exécutées par des types a l'air dément en caleçons de bain et palmes...





Même mon cher, tendre et vénéré Colin Firth (que j'adore aussi-he's so sexy-comme toute fille ayant vu "Another Country" qui se respecte) ne sauve hélas pas la mise. Il faut dire qu'en plus on lui a donné le rôle d'un gay qui s'ignore, ce qui à mon avis n'est pas du tout plausible, car Colin est du genre qui sait s'il est gay ou non. Merde.
(Mais comme il est craquant avec ses fossettes pô pô pô!)



On ne nous a pas épargné Colin-en-chemise-blanche (toutes les filles ayant vu "Pride and Prejudice" qui se respectent me comprennent). Re-merde.

Bon, je sais que le film est adapté de la comédie musicale du même nom mais faut croire que ce qui rend bien sur les planches ne fait pas forcément le même effet en 4X3 sur la toile. Et puis qui diable a eu l'idée de Meryl Streep pour le rôle de la hippie attardée ex-chanteuse fofolle-mais-si-pleine-de-vie-encore-et-tellement-touchante qui tourne, danse et virevolte sans cesse, que c'en est fatigant? J'aime bien Meryl Streep d'habitude mais là... Non. Genre Béatrice Dalle dans Les Bronzés Font du Ski, voyez? Pas crédible une seconde.

Et le pire, le PIRE c'est qu'ils ont pas réussi à caser "Fernando" au milieu de toute cette bêlante frénésie. Je m'insurge. Je suis restée dans la salle jusqu'au bout dans le seul et unique espoir d'entendre cette chanson. (Je peux te l'avouer cher blog, mon petit coeur se fend et je pleure un p'tit peu quand j'entends "Fernando". Oui bon ça va hein). Ben dans mon Q! Encore plus pire, ils ont carrément massacré "Dancing Queen" (young and sweet, only seventeen)! Alors là je dis de la gueule de qui se fout-on? (et encore je me maîtrise). Le dernier pire (et là attention je spoile) c'est qu'on sait même pas à la fin qui des trois est le foutu père de la greluche! Fuck it. (Moi je dis un tour chez Grissom, un bon vieux test ADN et on évitait tout ce ramdam). 


"Bonjour je suis Gil Grissom, expert à Las Vegas. Moi je dis un tour dans mon choupi labo, un bon vieux test ADN _c'est Greg qui le fait , trop mignon!_ et on évitait tout ce ramdam".
Ceux et celles qui ont lu ce post  (descendez à "Sous les bras" et poilez-vous) chez la Morue et qui se respectent me comprennent.


(J'ai lu les chroniques du film, et il semblerait que j'aie bien fait de pas choisir critique de cinéma comme métier. Ils ont aimé!!! mais bon j'en démords pas, moi j'ai trouvé ça navrant, pissétou).


Enfin, j'étais avec ma fille et j'ai quand même vu les fossettes de Colin.


C'est déjà ça!
Par Nanou
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 12 2008 19:38
J'ai été taggée par Nine.

Le principe, raconter sa vie de 5 ans en 5 ans en partant de l'année en 3 ou en 8 suivant sa naissance
(et vous vous suivez?). Comme j'ai envie de tricher j'ai décidé que j'allais commencer comme Nine en 1973.
Mais au lieu de faire une bio express rapide, synthétique et agréable à lire comme l'a faite Nine, je vais m'attarder un peu sur chaque période.


Ca c'est moi au ski (non!) vers 12 ans, à peu près (la photo a été sauvée des flâââmmes qui ont dévoré la maison de mes parents, ce qui explique son aspect... cracra-dégueu)

D'abord parce que c'est mon blog et que j'y fais ce que je veux.
D'abord. Shit de merde.
Ensuite parce que ça me servira de petite thérapie et que j'en ai bien besoin en ce moment.

Alors voilà, je fais ça très bientôt, mais pas ce soir, je suis occupée, là.

Quel teasing merdique... Rhô, j'ai presque honte.


Enfin, ça c'est fait! 
Par Nanou
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 11 2008 22:33
Hier Pumba et moi on s'est engueulés, et puis on s'est battus. C'est de plus en plus fréquent ce genre de petites fantaisies, depuis que l'échéance de la vente de la maison, et donc la nécéssité d'acheter ou de partir, se précisent.
On n'a pas l'argent pour acheter. Evidemment je sais qu'au fond c'est ma faute. Je ne gagne pas assez, n'ai pas de "vrai" boulot et suis une feignasse. Le seul salaire de P. qui lui, travaille comme un âne, ne suffit pas. Pourtant il s'y donne à fond à son boulot. Il y passe même sa vie, il n'est jamais à la maison et du coup quand on se retrouve on n'arrive plus à communiquer. On n'est plus sur la même longueur d'ondes.
 Donc finalement il m'a plaquée contre un mur en me tordant bien les poignets. Je ne peux pas dire qu'il ait un tempérament de cogneur, et j'en connais un rayon sur le
sujet. A bout d'arguments il "agit" et comme il est plus fort que moi ça fait mal. C'est qu'hélas il a peu d'arguments car c'est un silencieux. Un putain d'handicapé de la parole (et du sentiment?) qui entasse les couches de rancoeur, de colère et de ressentiment puis se ferme comme une huître. On ne peut pas discuter avec lui, parce qu'il est "pas comme ça". Mais moi j'ai ma dose des poissons rouges. A l'instar de sa mère qui en a le Q.I, il leur ressemble de plus en plus. Je suis trop impulsive, sanguine, extravertie, colérique, vraiment pénible, oui. Mais au moins j'exprime des trucs!
Lui il est...tiède. Toujours. Je ne l'ai jamais vu ni très heureux ni très triste ni très en colère. Il n'a jamais ni froid, ni chaud, ni faim, ni soif, ni peur, ni rien. S'emballer, s'indigner, même faire un compliment ou juste donner son avis? Ah non, ça il ne fait pas. Mais on le pose et il est con-tent.
Bienheureux les simples d'esprit.
Alors ça c'est sûr il est reposant, il ne fait pas de vagues. Tout le monde aime bien ça. Moi à côté je suis hyper-chiante. Non mais c'est vrai je l'admets je SUIS hyper-chiante. Une chieuse, une drama-queen, une hystérique. Doublée, je l'ai dit, d'une feignasse.

Quasiment pendant notre bagarre (je reprenais mon souffle et me massais les poignets) ma mère a débarqué à la maison avec les filles, de retour du parc. Sans demander ce qui c'était passé ni d'où venait la dispute elle a commencé à me hurler dessus avec une tête de folle "mais c'est pas possiiiiiiiiiiiiible, tu pousses les gens à bout, tu le harcèles, faut le comprendre!" Bon. Donc c'était moi la coupable. Venant d'elle, une femme qui s'est fait tabasser par mon père toute sa vie, ça pourrait surprendre, mais en fait je n'étais pas étonnée. Avec mes parents j'ai toujours tort. Mais toujours hein. Ce qui m'a choquée ce sont ces mots "tu pousses les gens à bout" que j'avais entendus dans la bouche de mon père à de nombreuses reprises. L'argument des cogneurs.

Ensuite elle m'a prise à part dans une chambre et a continué de me hurler dessus pendant une bonne heure. (Pumba était tranquille tout ce temps là à regarder du foot au salon).

Il en ressort que:
Mes parents "ne me supportent pas". Ca je le savais depuis longtemps. Dès que je dis quelque chose ils bondissent pour gueuler et/ou  me contredire. Il paraît qu'ils marchent sur des oeufs quand je suis chez eux tellement ils ont peur de déclencher une scène. Tiens c'est curieux c'est pile le sentiment que j'ai dès que je suis en leur présence. C'est quand même triste. Moi qui ai cru naïvement il y a bien longtemps que la famille c'était là qu'on pouvait être totalement soi-même. Eh bien c'est parmi eux que je suis le moins naturelle, que je me surveille en permanence. En fait j'ai tout le temps peur de faire une boulette. C'est minable, non?
Le verbe "supporter" vaut aussi au sens anglais, ici. C'est-à-dire qu'à l'instar de Pumba qui n'a JAMAIS pris parti pour moi, quelle que soit la situation, mes parents se rangent toujours dans le camp opposé.

Un exemple parlant concernant Pumba. Le mois dernier j'ai eu un malaise à table. Ma tête a tourné et je suis tombée le nez dans mon assiette. Quand j'ai repris mes esprits je me suis traînée jusqu'au canapé, sous l'oeil inquiet et la seule sollicitude de mes filles. Lui a tranquillement fini son repas sans ciller ni surtout bouger son cul. Voilà le résumé parfait de son comportement avec moi. Alors je pose la question: est-ce que c'est ce qu'une femme attend de son mari? Moi non. J'ai espéré suffisamment longtemps qu'il changerait, mais on dirait bien que non. Il va rester le couilles-molles qu'il est toujours quand j'aurais bien besoin de son soutien.

Mais revenons à mes parents. Si je suis aussi chieuse et anxieuse et tout et tout aujourd'hui, je pense que je le dois en grande partie à l'enfance merdique que j'ai eue. Je sais que c'est facile de rejeter la faute sur les parents mais je le fais et c'est tout. Parce que oui, j'en ai vécu des années de merde, toute petite, puis ado. Et ça ne s'est d'ailleurs pas arrangé.

En vrac, j'ai été soupçonnée de boire et de me droguer très tôt. (Je n'ai jamais bu une goutte d'alcool, ni fumé une clope et encore moins tiré sur un joint et je le regrette bien d'ailleurs). Si j'avais un problème, un souci, une angoisse, c'était parce que j'étais dro-guée.
 Mon père, d'une jalousie maladive (au sens propre du terme) considérait toutes les filles/femmes comme des salopes/putes et m'a donc formellement interdit de regarder les garçons, et pire, de leur parler. J'ai eu une vie sociale d'ado des plus enchanteresses: j'avais tellement peur de lui que je ne suis sortie pour la 1ère fois avec un gars que très tard, et ce après avoir essuyé moult engueulades et menaces de mort à l'encontre du "coupable" quand il croyait m'avoir aperçue dans un périmètre contenant des mâles. Du coup mon groupe de copines s'est mis à me traiter de pucelle et de petite allumeuse, puisque je ne répondais pas aux mecs qui_assez normalement vers 15-16 ans, s'intéressaient à moi.
Tout était (et est resté) malsain, avec mon père. Petite si je jouais avec une copine enfermée dans ma chambre il imaginait qu'on se "faisait des trucs" et allait le gueuler à ma mère. Bonjour la honte. J'ai un ami que j'adore, Nico. Je le connais depuis très longtemps et mon père le connait bien aussi. Si j'en parle il adopte ausitôt une attitude de pâmoison ridicule pour se moquer de moi, comme si j'allais avoir un orgasme rien qu'en mentionnant Nicolas. Dans son esprit l'amitié entre les deux sexes est impossible. C'est forcément louche. Et surtout sale.
 Il a même réussi à douter de l'innocence des relations entre moi et mon frère. Lors d'un long trajet en voiture on se chamaillait ou on se chatouillait je ne sais plus, et je me souviens très nettement qu'il nous avait dit d'arrêter immédiatement.Au son de sa voix et à une lueur bizarre dans ses yeux j'ai su qu'il soupçonnait quelque chose de pas net. Genre qu'on se tripotait ou un truc comme ça.

Une petite anecdote illustre bien le tyran domestique qu'il était.Quand je vivais chez eux ma chambre était un véritable four en hiver. Eh bien j'avais interdiction absolue de baisser mon radiateur. Il venait tous les soirs compter le nombre de tours donnés à la molette de réglage en position "chaud" et si par malheur j'y avais touché (houlà!) ça gueulait. Sous le prétexte que je "refroidissais" les autres pièces. J'ai donc dormi en enfer durant des années. Bien sûr, inutile d'imaginer ouvrir ma fenêtre la nuit. 
La vérité c'est qu'il est complètement tordu. Et mytho, mais c'est une autre histoire. Quoique.

 Plus généralement il n'y a jamais eu de tendresse ni rien d'affectif venant de mes parents, et bizarrement plus particulièrement de ma mère.

Gamine j'avais été prise en grippe par une bande de petites pisseuses de mon quartier.
A chaque fois qu'elles me coinçaient seule dehors elles me tabassaient. Je rentrais en pleurant chez moi pour entendre ma mère dire que j'étais une chouineuse et que j'avais dû les chercher. Après quoi elle me refoutait dehors et rebelote. C'est étrange, moi je ne supporterais pas qu'un truc pareil arrive à mes filles.

Une autre fois une voisine se répandait en compliments sur sa fille Nathalie: "elle est belle, hein, tu as vu comme elle est belle ma fille? Elle est merveilleuse, c'est la plus belle petite fille du monde!" en présence de moi-même et de ladite Nathalie qui buvait du petit lait. Et ma mère de renchérir: "oui, c'est vrai, elle est très très belle!" Bon ben moi j'aurais dit que la mienne était pas mal non plus, un truc comme ça. Je lui en ai reparlé depuis car ça m'avait vraiment vexée, et elle a rétorqué "mais c'était prétentieux de dire ça". C'est un point de vue. Moi je dis tout le temps à mes filles qu'elles sont belles. D'abord je le pense, et puis je ne veux pas qu'elles aient ce genre de souvenir amer. Et ça donne confiance en soi. J'en manque cruellement, je sais à quel point c'est important.

Quand j'étais malade, c'était ma faute, et ça la faisait "chier". Je la gênais, clairement. D'ailleurs je me faisais engueuler quand ça arrivait.

Plus tard il y a eu une ou deux pannes de voiture. Je me faisais agonir d'injures si jamais je les appelais pour me donner un coup de main (c'était avant que j'aie un copain, enfin quelqu'un d'autre qu'eux à déranger).

Puis deux fois, plus récentes, où je me suis trouvée "enfermée dehors" par Pumba, au retour d'un concert. J'ai eu beau sonner et cogner à la porte, il a continué de ronfler en pétant ou vice-versa. Il faisait un froid de canard, mes parents habitent à deux pas, qu'est-ce que je devais faire? Dormir dans la voiture? J'y ai pensé car je redoutais l'accueil. Eh ben j'ai pas été déçue: "qu'est-ce que c'est encore que cette merde? Qu'est-ce que tu viens faire chier en pleine nuit?". J'ai parlé de ça aussi à ma mère hier. Réaction: "ben oui! Toi tu t'étais amusée à ton concert et tu venais nous réveiller alors qu'on bossait le lendemain matin"...Mais QUEL GENRE de parent faut-il être pour pratiquement refuser d'héberger sa fille pour une nuit???

Ce qui me met vraiment hors de moi c'est qu'ils ont sincèrement l'impression que j'ai été une gamine puis une ado à problèmes! Mais j'ai été une crème! Jamais de problèmes en classe, pas d'alcool ni de drogue donc, pas de mensonges, pas de coucheries, et encore moins de démêlés avec la justice. Même pas un mini vol à l'étalage. Putain je serai heureuse que mes filles soient comme ça. Ou plutôt non, je leur souhaite de s'éclater un peu plus!

Il y a quelques temps je lisais un bouquin et l'héroïne disait que ses parents étaient si adorables que si elle arrivait avec un cadavre ils l'aideraient à le cacher sans poser de questions. Moi mes parents appelleraient les flics et me feraient jeter en taule sans écouter la moindre explication. Après tout, si Pumba cogne, c'est que je l'ai poussé à bout, pas vrai?

Il y a  des milliers d'exemples comme ça mais le pire c'est aucun souvenir de câlins ou de petits mots gentils. Elle dit: "les câlins c'était pas mon genre". Mouais...avec mon frère c'était son genre.

Hier encore elle m'a dit que j'exagérais, qu'on avait eu "de bons moments: en choisissant ta robe de mariée et pendant ta 1ère grossesse". Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer en découvrant que ma mère peut citer 2 (DEUX!) bons moments qu'on a partagés...

Ceci dit, ils se rattrapent tous les deux en étant d'excellents grands-parents. Très envahissants, toutefois.
Ils m'abreuvent de conseils (faut dire qu'ils ont été de SI bons parents), et plus souvent de reproches, quand ils ne nous contredisent pas carrément Pumba et moi dans notre rôle de parents.
Hier il y a eu de l'inédit. Ma mère a trouvé que Fille Cadette était "parfois mal habillée", si l'on considère la garde-robe dont elle dispose. Peut-être que je ne fais pas assez "tourner le linge"? Mais de quoi je me mêle, bordel??? Alors ces jours-ci je vois ma fille rentrer avec un nouveau T-shirt, un manteau, des chaussures, une tunique, le tout acheté sans me demander mon avis. Ce qui fait qu'en plus de tout le reste,  désormais je me demande avant de préparer les vêtements de ma fille si ça conviendra à ma mère. Elle est pas bonne celle-là? Et c'est pareil pour quasiment tout ce qui concerne mes enfants: les films qu'elles voient au cinéma "c'est violent et le son est trop fort" (Dragon des Mers), les émissions qu'elles regardent à la télé, les activités qu'elles ont ou n'ont pas (Fille Aînée fait du vélo dans la résidence avec ses copines: ses résultats à l'école s'en ressentent, évidemment!) Ils ont leur mot à dire sur tout et dans l'idéal tout devrait être approuvé par eux. A 11 ans et au collège, ma fille en est parfois à me demander "tu le diras pas à papi et mamie sinon ça va faire des histoires" au sujet d'une note, d'un désaccord entre copines ou de cette fameuse permission d'aller faire du vélo.
 
Ensuite,ils me reprochent de me comporter en gamine, alors qu'ils me maintiennent dans une infantilisation constante.

Hier enfin ma chère mère a voulu me réconforter. "Arrête de te complaire dans le malheur et de ressasser tous ces vieux trucs.Tu étais une petite fille exceptionnelle! Tu avais tout pour réussir,TOUT! Tous les atouts en main. Et puis..."  (Ce "et puis" qui tue!!!)


Est-il besoin d'ajouter quelque chose? Je ne sais plus vers qui me tourner, je n'ai pas d'appui, personne à qui me confier. Pumba, aux abonnés absents. Mes parents, rien à espérer (Pumba est le 2ème fils qu'ils auraient rêvé d'avoir). Mes beaux-parents??? Au moins eux accueillent-ils leur fils inconditionnellement et en toute circonstance (5h du mat et blindé comme un coffre, juste avant d'entrer en cellule de dégrisement pour avoir percuté 6 voitures en stationnement par exemple). Mes amis, eux, sont fidèles mais distants géographiquement.



Alors j'écris ici.
Par Nanou
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Samedi 8 novembre 2008 6 08 11 2008 21:38
Bon on va dire que j'ai mis le temps mais voici quelques photos de la cousin-party, également connue en canadien français sous le nom de cousinade (tabernacle!) que mes parents avaient organisé en septembre dernier.

Bien qu'assez peu répandu dans les pays latins, le principe en est très simple. Il est toutefois préférable d'avoir une famille nombreuse et assez dispersée géographiquement (quoique). On choisit (suffisamment à l'avance) une date (et NON on ne laisse à personne le choix dans la date, haha!), un lieu, et on envoie des mails à tous ceux que l'on souhaite voir venir, en leur précisant (mais est-il besoin?) d'amener enfants (nés ou à venir), petits-enfants, copains/copines, fiancé(e)s, et ex même pourquoi pas. Car plus on est de fous...
On donne une heure approximative et on demande à chacun d'apporter quelque chose à manger pour un pique-nique/BBQ géant.

Notre spot, c'était le bois et la plage de Trousse-Chemise dans l'Ile de Ré, à mon avis l'un des plus beaux endroits du monde. Ciel bleu de chez bleu, température idéale, marée (très) basse en début de journée et kite-surfs à gogo.
 
























On a d'abord tous pique-niqué dans le bois et bien sûr les gars ont pigé un ballon de foot dans les pins (qu'y sont concons ceux-là!)


























Moi j'ai observé ça sans bouger mes fesses. (Bah de toutes façons j'aurais servi à rien en la circonstance!)



























Ensuite on a migré vers la plage.Certains se sont baignés (après 8 heures de marche pour atteindre la mer), d'autres ont ramassé des coquillages (ou des algues, du varech et surtout de la vase entre les orteils)...


























D'autres se sont bisoutés (chemise + short, y a que Pumba pour faire des associations aussi improbables. Pourtant je lutte!)


























Des cousins et cousines heureux de se retrouver ont joué ensemble.


























Matt et Mo, les inséparables. (Ils avaient même coordonné leurs tenues sans se concerter (:-)


























Les tout-petits ont marché dans le sable (eurk mamaaaaaaaaaa!)


























Des cousines pré-ados
se sont échangé des confidences...de pré-ados-an.



































Et tout le monde s'est étalé sur le sable. (Qui a pensé "avachi"?)



























Cette année on n'était "qu'une"cinquantaine, mais l'année dernière on avait atteint le nombre de 75 participants, et on tâchera de faire encore mieux l'année prochaine (y a des naissances prévues!)


Ce fut vraiment une bonne journée!
Par Nanou
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