Vendredi 16 janvier 2009
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18:45
J'ai rencontré Sting en 78 je crois, quand entre midi et deux au collège où je faisais mes débuts on avait le droit de se retrouver dans une salle
pour écouter de la musique, jouer aux cartes, aux échecs ou autres. Des grands (des 3èmes) avaient apporté un disque, un 33 tours du groupe qui d'après ce qu'on appellerait aujourd'hui le buzz,
allait tout casser: The Police. J'ai écouté et pour faire comme les autres j'ai dit que j'aimais mais en réalité je n'avais pas tellement accroché. C'était "Reggatta De Blanc" leur
2ème album. Le 1er, "Outlandos D'Amour", ne sortirait en France qu'après le succès de celui-ci.
Toutes les filles étaient folles de Sting. Il était bôôô, il chantait bien! Il ressemblait à
ça:
Moi j'avais plutôt repéré le guitariste, Andy Summers,
sans doute par rebellion (:-) Maintenant je ne vois pas trop ce que je lui trouvais.
Par la suite chez moi toute seule j'ai décidé d'écouter tranquille ce fameux groupe pour me faire mon opinion.
Et là BIG BOUM BADABOUM, le début d'une histoire d'amour qui dure toujours. Tout me plaisait:
la musique, la voix, les mecs, la façon qu'ils avaient d'être ensemble dans les videos, les interviews à la télé... J'étais définitivement mordue. J'ai commencé à lire tout ce qui
les concernait et très vite je suis devenue incollable sur les whereabouts du groupe. Je le suis toujours.
Après quelques temps d'égarement du côté d'Andy le guitariste, j'ai fini par réaliser, quand même, que Sting était assez mignon, qu'il était bassiste (j'ai
toujours aimé la basse. Bassiste et chanteur, alors Calogero camembert hein) et qu'en plus il était clair que
c'était lui le leader du groupe. Hop, j'ai retourné ma culotte et je suis tombée amoureuse de lui. Sorry Andy I know I broke your heart.
Je ne dis pas que je ne me suis jamais comportée en groupie (un peu) hystérique. Ca ce serait
mentir.
- Bien entendu je me suis imaginée un nombre incalculable de fois au bras de Sting (et aussi dans ses bras), voire plus tard sur scène avec
lui (quand j'ai eu acheté ma basse. Influencée par qui, hein?) On était les Bonnie and Clyde du rock, tous les deux. (Je suis du signe
du Cancer, très TRES imaginative).
- J'ai souvent hurlé son nom devant ma télé.
- J'avais des (milliards de) posters de lui dans ma chambre de jeune fille.
- Au premier concert de lui auquel j'ai assisté, rien que le fait de savoir qu'il était dans la même pièce que moi, qu'il respirait le même air, ça m'a mise dans un tel état que
quand il a ouvert la bouche et dit "bonsoir Bordeaux" je ...suis brièvement tombée dans les pommes (shame. Al, tu es ma meilleure amie mais là
je sais que tu es morte de rire et je te conjure d'arrêter!) Lors d'un autre de ses concerts (oui j'en ai vu beaucoup),
quelques semaines avant mon mariage, il a chanté "Mad About You" qui comporte la phrase "you'd make a prison of my heart, if you became
another's wife". Eh bien hum, j'étais convaincue que c'était un signe, et je suis rentrée en larmes chez moi où l'Homme, ébahi, m'a écouté lui annoncer que je ne pouvais pas
l'épouser car j'étais destinée à Sting (oh putain!)
D'ailleurs il est amusant de constater que l'Homme est né le même jour que Sting (pas la même année évidemment). Ca gerce pas le cul ça? Je précise que je ne l'ai pas choisi pour ça, quand
même.
- La dernière fois (pour l'instant) que j'ai vu L'Elu en concert je me suis bien lâchée: j'avais carrément écrit une lettre, mais pas une lettre
d'amour hystérique, non. Une lettre de respect et d'admiration. Vraiment. Hélas ma belle dignité s'est envolée quand j'ai rendu chèvres le service d'ordre, les vendeurs de
T-shirts et en bref tout son staff pour lui faire parvenir ladite lettre (à laquelle j'ai le regret de constater qu'il n'a pas daigné
répondre. Bastard!) tout en annonçant à ce beau petit monde que j'aimais leur boss. L'un
des security guards, très prude (le fou!) m'a rétorqué "but he's married M'am" d'un air choqué, comme si j'en avais quelque chose à foutre
(non mais franchement?) Hé, moi aussi je suis mariée,et alors! Un vendeur de T-shirts haranguait la foule en me
désignant et en beuglant "she wants to put her tongue in Sting's ear" (si c'était que ça!) Pour finir, à l'issue
du show j'ai pris sa voiture en filature (mal-heur!), essayé d'acheter le concierge de l'hôtel pour qu'il me donne
le numéro de sa chambre et enfin séduit le chauffeur du bus qui l'emmenait à Toulouse le lendemain pour qu'il me prenne en passagère clandestine.Sans succès (ce salaud sans coeur devait être gay).
En revanche je n'ai jamais adhéré à son fan-club. Ca je ne peux pas (non mais hé, on a ses limites quand même).C'est le côté
grégaire, panurge, idolâtrie en groupe qui me rebute.
Voilà tout ce à quoi ma passion dévorante m'a réduite.
Mais comme je le disais en part. 1, il y a aussi eu du plus profond. Des moments où je pourrais dire que Sting m'a plus ou moins "sauvée". Attention, je suis
aware que Sting n'est pas Dieu hein. (Quoique. Après tout qui sait exactement à quoi ressemble
Dieu?) Quand ce qui se passait de l'autre côté de la porte de ma chambre était trop dur à supporter, les fois où j'ai eu peur ou pas envie de rentrer, le fait de savoir qu'il
"était" là me rassurait, me faisait du bien.
C'est ce que nous verrons en part. 3.
Mais pour finir ce post débordant de superficialité en beauté, voici une photo dans l'esprit du reste:
Je précise que ce n'est pas moi qui ai dissimulé le zgougou derrière un...marron (ou serait-ce une gousse d'ail, ou d'échalote?). A vrai dire ce que
je préfère dans cette photo ce sont les épaules et le cou. Le...trapèze, quoi. Je ne m'attarderai pas sur le doigt dans le bip. Non, n'insistez pas.
Bon voilà, ça c'est fait.
Bientôt la part. 3!
Par Nanou
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Et pi d'abord, si ça s'trouve ses parents sont pires que vos beaux parents, si ça s'trouve, non?
@ Nine: tant que ça??? Oui, faut dire qu'une fois couché sur le "papier" ça fait stalker!!!
So would it be a...turnip on his privates? (j'adore ce mot!)