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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 18:51
Comme je le disais en part. 2, il y a eu beaucoup de futilité de ma part autour de ma folie Sting mais bon en même temps c'est un peu obligé quand on est fan d'un groupe ou d'un chanteur. On va dire. Plus ou moins. Whatever. Toutefois il y a eu aussi des choses bien plus profondes. Bien sûr, "si j'eeexiste" ce n'est pas "d'être fan" (d'ailleurs faudrait m'expliquer cette phrase parce que je la comprends pas bien. C'est du français?). En tous cas ça m'a aidée bien des fois.

Dans ces moments là par exemple
. Ecouter Police, et plus tard Sting, ça me rassurait, ça me prouvait qu'il y avait autre chose. Je m'évadais, pendant  quelques instants je n'étais plus coincée là entre mes parents au milieu des cris et des coups. Je ne sais pas combien de fois je me suis réfugiée dans cette musique, mais ça c'est souvent produit.
Aujourd'hui encore, à mon âge avancé (!) la voix de Sting m'est si... familière qu'elle m'apaise et continue de me rassurer.

Le 2 octobre 1981, c'était un vendredi, je m'en souviens très bien.J'étais (encore) très jeune. Mon père est rentré ce soir là avec une tête qui ne disait vraiment rien de bon. Et puis il a explosé: il avait "appris" par un collègue que ma mère le trompait, disait-il.  C'a été une longue, très longue nuit. Le lendemain samedi 3 octobre 1981 sortait le quatrième album de Police, "Ghost In The Machine". 



J'attendais ça depuis des mois, j'avais économisé sur mon argent de poche pour me le payer  et je le voulais, bien sûr, dès qu'il serait dans les bacs. Ma mère avait de longue date invité une adorable tante assez âgée à déjeuner. Mon père s'est assis à table avec un brassard qu'il s'était confectionné, mentionnant en lettres géantes "COCU". Ambiance.
Le déjeuner s'est passé sans qu'il desserre les dents (ce qui n'était pas plus mal). Ensuite, ma mère devant raccompagner  la tante Marie chez elle dans le centre de Bordeaux j'ai demandé à venir pour faire un stop chez un disquaire et me procurer mon précieux album. Au moment où on partait mon père a glissé d'un ton meurtrier à ma mère qu'elle devait s'attendre à du grabuge à son retour, ajoutant à notre attention à toutes les deux "c'est ça, allez-y, et faites-vous bien baiser!" car dans son esprit étant une fille je faisais aussi partie de la conspiration des salopes.
On a déposé la tante, j'ai eu (Alleluia!) mon disque et on a pris le chemin du retour. Soudain ma mère a dit qu'on ne savait pas de quoi papa était capable, que peut-être il avait profité de notre absence pour acheter une arme, bref elle a complètement flippé. Moi aussi, inutile de le préciser.
Là j'ai juste eu envie de sauter de la voiture en marche. Finalement, on est arrivées dans notre lotissement. Ma mère a voulu me déposer à quelque distance de la maison "au cas où". J'étais dans tous mes états Et puis d'un coup j'ai pensé à mon disque, et je sais que c'est bête mais je me suis dit qu'il ne pourrait rien m'arriver tant que je n'aurais pas écouté le nouveau Police, quand même! Alors ça m'a donné du courage et je me suis sentie prête à rentrer. Ca n'a pas été une soirée de rêve, mais je me suis enfermée dans ma chambre avec Police et aujourd'hui je sais que sans ça j'aurais peut-être craqué. Je ne l'oublierai jamais.


Il y a aussi le côté "culture" du truc. Evidemment je n'ai pas été éduquée par Sting, mais comme je suis curieuse de nature je pense qu'il m'a d'une certaine façon ouvert des horizons que je n'aurais peut-être pas explorés sinon.
Aimant le groupe j'ai voulu savoir ce que leurs chansons racontaient, donc j'ai ai lu et appris les paroles, et quand je ne connaissais pas un mot j'allais en chercher le sens dans mon Harrap's. Mine de rien j'ai plus ou moins appris l'anglais avec Police. Sting m'a permis de placer (à des oraux d'exams, par exemple!) des mots comme chasm ("Fortress Around Your Heart"), pout, preen ("Synchronicity I")  ou ebb ("King Of Pain") que certes je ne peux pas ressortir tous les jours mais que je suis contente de savoir.
Comme je lisais toutes ses interviews je savais ce qu'il voyait au ciné, ce qu'il lisait. J'ai découvert "Blade Runner", toujours un de mes films préférés, grâce à lui, ainsi que "Le Dernier Combat". "Don't Stand So Close To Me" s'inspirait du Lolita de Nabokov, donc je l'ai lu (puis vu le film).J'ai adoré ce bouquin. Idem pour Anthony Burgess et "Orange Mécanique", Paul Bowles ("Tea In The Sahara") et plus tard la théorie de la synchronicité de Jung ("Synchronicity").

 

Le titre "Nothing Like The Sun" (meilleur album de Sting à mon sens) était tiré du Songe d'Une Nuit d'Eté de Shakespeare ("my mistress eyes are nothing like the sun") alors (même si je le lisais déjà pour mes études) j'ai dévoré quasiment tout Shakespeare. Et j'aime vraiment ça.

"Englishman In New-York" est un texte magnifique sur la tolérance (toutes les tolérances) qui devrait être étudié en classe. Oui, j'assume. 
"Why Should I cry For You" évoque la mort du père de Sting, avec qui apparemment il avait des relations tendues. Plusieurs passages me font pleurer à chaque fois que je les entends. "sometimes I see your face, and the stars seem to lose their place. Why should I cry for you, what would you want me to, and what would it mean to say: I loved you in my fashion?" Je trouve que c'est une belle déclaration d'amour. "The Lazarus Heart" écrite pour sa mère, décrit les liens qui unissent une mère à ses enfants de façon très subtile et puissante à la fois. Par tous ces mots, j'ai l'impression qu'il a su exprimer ce que je pourrais penser. Mais je sais bien que c'est ce que ressentent tous les...fans.
J'ai adoré son bouquin "Broken Music" sur sa vie, de l'enfance jusqu'aux premiers succès de Police. J'ai trouvé ça bien écrit et très instructif concernant le parcours et les galères d'un jeune musicien dans les années 60/70.



Il y a un truc qu'il a dit et auquel je repense quand je suis obligée de faire quelque chose qui m'emmerde. Quand il a commencé à s'intéresser au jazz il en a écouté beaucoup puisqu'il a appris la musique tout seul. Il dit s'être forcé à écouter Thélonious Monk qui l'ennuyait à l'époque, parce que "c'était comme prendre un médicament. C'est désagréable sur le moment mais on sait qu'à la fin ça fera du bien". Cette parabole du médicament je me la réapproprie souvent!

Bon mais je sais penser aussi par moi-même et je n'avale pas tout cru tout ce que dit ou fait Sting.

J'ai trouvé sa période Raoni, Amazono-écolo et queue-de-cheval pathétique complètement ridicule:

 
Sting va sauver le monde avec sa queue de rat et le Chef à plateau kayapo Raoni

Ainsi que ses déclarations sur ses performances sexuelles soi-disant décuplées par la pratique du Tantrisme.


Grâce au yoga et au Tantrisme, Sting sodomise à distance.

 Quant aux propos navrants de sa certainement stupide (:-) femme, elles prouvent qu'il ne fait pas vraiment preuve de discernement.


 Récemment j'ai lu un bout de la bio du frère de Madonna. Il raconte qu'au mariage de celle-ci il était placé à côté "des Sting" et que (ignorant probablement qu'il était gay) Trudie lui a demandé s'il trouvait qu'elle dégageait une forte odeur corporelle (B.O). Effaré, il a répondu que non. Et elle: "vous aimeriez que je sente fort?"... Le Ciccone en est resté sur le cul. Bizarre la meuf, non?

D'autre part j'aimerais le rencontrer pour lui dire (même si je suis consciente qu'il s'en foutrait totalement) tout ce qu'il a représenté et fait pour moi sans le savoir. Ceci dit je suis à peu près certaine que c'est quelqu'un avec qui je ne pourrais pas m'entendre. Il a l'air superégocentrique et imbu de lui-même, et certaines de ses "postures"  m'agacent prodigieusement. Comme sa façon de prendre excessivement soin de lui, ses airs de se la péter et de faire le beau plus souvent qu'à son tour sur les photos:


 Sting roi des Ginos.

 Et puis son nose job. Il l'a jamais dit, personne n'en n'a jamais parlé mais pour l'oeil avisé de quelqu'un comme moi (et les zillions d'autres fans) c'est évident:


Nez-Police et nez-après Police.

Bon d'accord pour son âge il est super (Stiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing!!! désolée...), mais quand même.


Enfin, on ne m'enlèvera pas toutes les fois où il était là quand j'en avais besoin.


Je l'aimais, je l'aime et je l'aimerai!

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Published by Nanou
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commentaires

Nanou 30/01/2009 21:37

Ouf! Tu me rassures. Et tu as raison, le principal c'est de faire ilouzion (comme on dit en espagnol (:-)

Betty 30/01/2009 21:17

Je ne comprends jamais complètement les films en VO.Bof...du moment que je fais illusion auprès des élèves....

Nanou 30/01/2009 21:02

Welcome Betty! Ben figure-toi que je suis aussi prof d'Anglais (cours privés). Moi c'est quand je comprends pas complètement les films en V.O que j'ai honte. Et puis pareil, ça passe!

Betty 30/01/2009 20:49

Ah la la ça craint!! tous les mots que tu as appris grêce à sting, je ne les connais pas du tout...et pourtant je suis prof d'anglais.J'ai honte, subitement.ça y est, ça m'a passé...

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