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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 20:35
J'ai pris mon temps mais je m'y colle!

Nine
m'avait désignée pour relever un challenge: raconter sa vie de 5 ans en 5 ans, en commençant par l'année en 3 ou en 8 suivant notre naissance. (Est-ce assez clair?). Comme elle a pris quelques libertés avec l'autoportrait en chansons que je lui avais refilé, je vais adapter le présent tag à ma sauce et le faire en plusieurs chapitres. Néanmoins je ferai mon max pour être aussi concise que possible (c'est ça, le vrai défi pour moi!!!)

De 1973 à 1978:

Je suis née à Poitiers qu'on quittera deux ans plus tard pour Bordeaux, à cause du boulot de mon père. Il est ingénieur géologue, ma mère est conseillère d'orientation.

 
Mes parents se sont connus tout jeunes (malgré les apparences!) à La Rochelle.

Durant les deux premières années de ma vie ma marraine (une des soeurs de ma mère) a passé beaucoup de temps avec nous pour s'occuper de moi car ma mère n'avait pas encore fini ses études. Entre nous c'est une grande histoire d'amour.


Moi et un bout de ma chère "Paupau". C'est elle qui m'a tricoté mon bonnet!

J'ai un frère plus jeune de deux ans avec lequel je m'entends juste ce qu'il faut. Je suis de nature plutôt gaie mais du genre_dèjà_ à me poser beaucoup de questions et surtout extrêmement anxieuse: je passe par exemple de nombreuses nuits sans dormir à écouter si mon frère respire normalement (il fait des laryngites striduleuses impressionnantes qui lui coupent le souffle). 
On vit en immeuble à Pessac dans la banlieue de Bordeaux, une résidence géniale avec un immense parc, une méga-aire de jeux pour les gosses avec un tourniquet (purée je sais même pas si ça existe encore!),  une cage à poules (les séances de cochon-pendu que j'ai faites là-dedans!) et pour les grands deux courts de tennis. Plus tard je prendrai mes 1ères leçons sur ces courts. On passe des journées entières à jouer dans ce parc sans aucune surveillance et le soir après l'école on va à pied à la boulangerie (plusieurs routes à traverser) s'acheter des bonbecs. C'est là que je me rends compte à quel point les parents étaient moins flippés que nous (enfin moi du moins) aujourd'hui. On aurait pu se blesser salement, se faire écraser, enlever par des barges...Faut croire qu'on ne pensait pas à tout ça à l'époque et c'était sans doute aussi bien.
Cet immeuble c'est la tour de Babel, tout le monde se connaît et on vit plus ou moins les uns chez les autres. On a des voisins un peu space, comme cette femme qui ne réussit pas à se faire obéir de son berger allemand et vient chercher mon père pour raisonner la bête, car il a étudié l'allemand au lycée(véridique).

Je fais de la natation en compétition (meuh oui) et de la danse "folklorique" ainsi que du classique.


Très fière en tutu dans les escaliers de mes grands-parents paternels.

L'été on va en montagne faire de la randonnée, l'hiver...en montagne faire du ski.


Mon 1er flocon, ou ma 1ère étoile...

On est plutôt gâtés, malgré l'ambiance supertendue entre mes parents. Mon père est d'une jalousie maladive et c'est un violent. Je crois que c'est là qu'ont poussé les germes de l'adulte stressée (névrosée?) que je suis devenue. Ma mère reste avec lui pour mon frère et moi. Nous on préférerait qu'elle parte.
A part ça je suis plutôt bonne en classe, mais du genre "pourrait mieux faire". J'ai du potentiel mais je n'en abuse pas. Je n'aime pas me faire remarquer et alors là je suis servie: arrivée en CP la maîtresse s'aperçoit que je sais lire et écrire. Après m'avoir trimballée dans toute l'école comme un phénomène de foire je suis propulsée d'office en CE1. Mes parents laissent faire. 
Je les comprends mais ce fut une grosse erreur. Non seulement j'ai loupé des bases et certaines étapes d'une socialisation correcte mais j'ai été ensuite été considérée toute ma scolarité comme "la grosse tête". A tort. En plus j'étais toujours la plus jeune de la classe. Ce qui donnerait plus tard du grain à moudre à mon père "une fête avec tes copains de classe? Pas question tu es trop jeune!". D'autre part je suis devenue la tête de Turc d'une bande de petites connes du quartier qui me coincent pour me tabasser dès que je mets le nez dehors. Dur. J'ai tellement envie ou besoin d'être acceptée que je continue à les inviter à mes anniversaires...L comme loser. Un jour deux d'entre elles poussent le culot jusqu'à téléphoner chez moi pour demander si ma mère peut les emmener à la piscine. Sans moi.
Heureusement j'ai aussi de bonnes amies. Qui viennent avec moi à cette fameuse piscine où nous découvrirons beaucoup plus tard, l'Homme et moi, que nous avions fait connaissance enfants!

J'ai aussi une flopée de cousins et cousines et comme mes parents sont de La Rochelle nous y montons tous les week-ends. Bons souvenirs. A Noël on est au moins une quarantaine chez ma mamie Yvonne pour le réveillon.

 Moi et mamie Yvonne, en 2007.

On (les enfants) attend minuit en faisant plein de conneries dans une chambre, et quand le Père Noël est passé c'est à chaque fois un nouvel émerveillement de trouver une marée de cadeaux au pied du sapin.

1977, ma mère est mutée dans le Médoc, et pour lui éviter 1h30 de trajet bi-quotidien on déménage. Déchirement: quitter la résidence, les voisins, les copains, l'école... Mais finalement on trouve une maison avec un jardin (le bliss!) et je m'adapte plutôt bien à mon nouvel environnement.
Et puis c'est là que je rencontre ma meilleure amie, la seule, la vraie, l'unique, the real thing, the genuine article, Alyne, avec qui ça dure toujours.


Al et moi à Biarritz en 2006, au lendemain d'un concert de U2 (naaan!)

11 mars 1978, Claude François meurt, et bien que je me sois foutue de lui comme de ma première culotte jusque là son décès me plonge dans un abîme de désespoir (...) Aujourd'hui encore je me demande bien pourquoi.
Cette année 78 sera riche en émotions. Je vois "Saturday Night Fever" en fraude (c'est interdit aux moins de 12 ans) et je tombe hopelessly amoureuse de John Travolta (ce sera assez bref comme coup de foudre. Après "Grease" c'est fini. Mais je l'aime toujours bien quand même).


Tony Manero en pleine action.

Mais surtout j'ai découvert Police, et donc Sting. L'amour de ma vie, souvent imité, jamais détrôné jusque là.


Close encounter with The Police.


Suite de mes aventures au prochain numéro!
Par Nanou
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Commentaires

Luv u always, sweety !!! U2 in San Seb, quel souvenir !!!... Pepito !!! hope we could see each other more often, like before. Great post... nostalgie quand tu nous tiens!! big biz
Commentaire n°1 posté par enriquetita le 09/02/2009 à 09h54

pareil, l'annonce de la mort de claude françois je me rappelle encore l'entendre à la radio, pourtant j'étais vraiment gamine moi   et pas plus fan avant qu'après.

Commentaire n°2 posté par nine le 09/02/2009 à 10h20
@Al: Pepito!!! Je vais mettre sa photo!!! Qué risa! Moi aussi, tu me manques, ô combien!

@Nine: moi pareil hein, j'ai pleuré,je me suis acheté une compil et puis ça m'a passsé... Bizarre!
Commentaire n°3 posté par Nanou le 09/02/2009 à 15h47

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