Il y a un peu plus d'un an on apprenait que la maison qu'on loue depuis douze ans était mise
en vente et qu'à moins d'acheter, on devrait avoir vidé les lieux le 30 avril 2009. Il y a donc 3 jours.
On voulait acheter, mais hélas pas assez de moyens, pas d'aide_ etsurtout pas de ces bourrins
monocellulaires de beaux-parents_ doncpas d'apport, hence pas de prêt. Impossible
d'acheter.
On a passé une année horrible, à se passer la rate au court-bouillon en s'imaginant dehors au 1er mai, car même une location dans le style de ce qu'on a était devenue trop chère (900€/mois c'est beaucoup trop pour nous) et qu'on a en plus besoin d'une chambre supplémentaire (les filles partagent la leur pour
l'instant).
Alors on a commencé à démarcher les bailleurs de logements sociaux, sans trop y croire.
Le mois dernier le propriétaire de la maison nous annonce qu'il n'a pas trouvé d'acheteur et nous propose donc de renouveler le bail pour trois ans. Soulagement. On se dit
qu'on va rester dans l'optique d'un changement mais qu'on choisira quand partir et surtout où aller.
Sauf que. Deux jours plus tard coup de fil d'un des bailleurs: un T4 nous a été attribué. Lotissement neuf, dans notre petit bled, même surface que la
maison qu'on occupe actuellement avec une chambre en plus, le tout pour un loyer de 200€ inférieur à celui que l'on paie.
Dans l'absolu ça semble parfait.
Notre maison est vétuste, abîmée, les tapisseries se décollent, le système éléctrique est obsolète. jJ'admetstout ça.
Rentrer dans du neuf, du propre, du sain ça paraît super, c'est vrai.
Toutefois je me permettrai ici d'émettre une ou deux critiques sur notre potentiel futur toit:
- a) Comment, de nos jours, un architectedigne de ce nom peut-il concevoir des logementssans unseul rangement? Il n'y a ni penderie, ni placard ni étagère dans cette maison! Que dalle.
- b) Il est évident que tous nos meubles ne rentreront pas là-bas. Il va falloir faire du tri, et même comme ça, on n'aura pas beaucoup d'espace. Minor details,
diraient nos amis british et tous ceux et celles qui veulent à toute force que j'exulte à l'idée de déménager, mais en
fait pas si minor que ça.
Plus ennuyeux pour moi moi: "Ca".(ce vieux
billet explique assez bien l'un des_abominables aspects de "Ca"). Dans les moments où je suis déprimée, en cas de crise de panique, de "désorientation" (de "Ca"
quoi), enfin... je suis quelqu'un qui a besoin de repères. Notre maison c'est ma "safe place". C'est là que je peux me réfugier, me
reprendre, essayer de me détendre quand ça va pas. Alors le changement me fait peur. Surtout la période de transition, quand je vais me retrouver, ben, le cul entre deux chaises. Je sais
qu'il faudra du temps pour que je me sente à l'aise ailleurs, et ça m'angoisse à l'avance.
Et puis il y a l'aspect plus terre-à-terre. Le fait qu'ici c'est comme ça:
Pas la maison de nos rêves, mais c'est chez nous.
Le jardin de derrière est pelé, mais il est grand, il y a des arbres, on peut s'y baigner et faire des BBQ.
On a aussi la place d'y jouer au foot (important pour les filles!)
Et là-bas comme ça:
Un...cube de béton, non? Mitoyen qui plus est.
L'arrière. Ce qui est gris sera coffré façon
bois.
La vue(pour l'instant, oui...) sur le
"jardin" depuis le salon. Ca paraît plus grand en photo qu'en réalité.
Je ne suis pas impartiale, je le reconnais volontiers. Et il est à ajouter à mon passif que je ne suis pas la personne la plus
positive et optimiste du monde(super honnête en revanche, on en conviendra! (:-).
Mais on doit se décider et signer les papiers, le cas échéant, la semaine prochaine. C'est une décision importante, et(attention, là, litote)
on aura compris que je ne suis pas complètement emballée.
Alors...on va discuterencore avec l'Homme et les filles.