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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 18:43

Mes choupinous, aujourd’hui j’hésite : debrief Irving ou debrief King ?

 

 

Je crois qu’on va « se débarrasser » de King (oui, vous avez bien lu) parce que j’ai pas mal de trucs à dire sur les deux Irving que j’ai avalés à la suite. Et comme c’était mon dépucelage Irvingien, ça mérite qu’on s’y attarde un peu. Si. C’est pas tout les jours que je me fais sauter la rondelle, les gars.

 

Voici donc le dernier King, « Docteur Sleep ». En moins de trois ans Stephen nous a pondu trois romans, et celui-là était peut-être de trop, après les super réussites qu'ont été  "11-22-63 » et « Joyland ».


doctorsleepcover_us_stephenking.jpg

Oui ben on a failli s'endormir aussi, hein.

 

SK nous livre ici une suite à « The Shining ». Enfin, pas vraiment une suite. La jaquette nous annonce qu’on va savoir ce qu'est devenu Danny « Doc » Torrance, le petit garçon (redrum et tout et tout, remember ?)

 

danny-lloyd-shining.jpg

 Là, Danny , qui pédalait tranquillement sur son tricycle, tombe sur deux jumelles mortes (et vilaines) qui lui demandent de jouer avec elles. Mais vas-y, quoi!

 

Moi j’aurais aimé reprendre l’histoire là où elle s’était arrêtée, quand l’Overlook, après la crise de démence finale de Jack le papa à la hache et le sauvetage in extremis de Danny et sa mère, avait cramé. Mais non.

On retrouve Danny (devenu Dan) de nos jours, la trentaine bien sonnée. Il erre de ville en ville, de job en job, toujours une bouteille à la main. Car Danny est alcoolique. Comme son père. Ce qui, compte tenu de ce qu’il a vécu autrefois et trimbalant toujours son Don (le fameux shining) n’est pas vraiment étonnant. Il reçoit d’ailleurs encore la visite de certains personnages rencontrés à l’Overlook (la morte décomposée dans la baignoire, le manager putréfié de l’hôtel_lovely), et ça il aime pas. Las de sa vie sans repères, Dan échoue dans un bled du New-Hampshire et prend un job d’aide-soignant à l’hospice local, où, grâce au Don,  il aidera les patients à « passer » le moment venu. D’où son sobriquet de Docteur Sleep. Parallèlement il s’inscrit aux AA et débute son long chemin vers la sobriété (alléluia).

Au même moment naît dans le coin Abra,  une petite gluante qui montre très tôt le même genre de  dispositions  que Dan. Dès qu’elle est en âge de le faire elle entre en contact télépathique avec lui (il y a beaucoup _trop ? de contacts télépathiques dans le roman) et les voilà désormais liés dans une lutte sans merci contre un groupe de nomades dotés eux aussi de pouvoirs paranormaux, mais les utilisant à de sales fins, les vilains. En clair, ces itinérants  sont comme des vampires, se nourrissant de la vapeur des enfants comme Abra, qu’ils enlèvent et tuent après les avoir horriblement torturés.

Ensemble, et après s’être découvert un lien de parenté tiré par les cheveux pour ne pas dire ridicule, Dan et Abra viendront à bout des vampires surnaturels bouffeurs d’enfants sur le site même de feu (hihi!) l'Overlook.

 

Ouf ! Bon, le livre est confus comme mon résumé et pas vraiment convaincant. Touffu mais bizarrement manquant de substance, difficile à suivre (quand on ne suit pas des transmissions de pensées, on doit essayer de comprendre qu'un personnage esr carrément entré dans la tête de l'autre et a pris son identité. Ouille). Décousu, truffé d’invraisemblances, sans personne à qui s’identifier (moi du moins) bref,  c’est loin d’être le meilleur King. Et pour moi qui apprécie surtout la façon dont il parvient généralement à décrire ses personnages et leurs interactions, c’est une amère déception. Trop d’action et pas assez de fond ? Trop de surnaturel et d’ABRAcadabrant (haha) ? Sans doute.

 

Quoiqu’il en soit, si vous êtes encore King-vierge,  ne choisissez pas « Docteur Sleep » pour vous déflorer. Plutôt l’un des deux cités plus haut. C’est important une première fois, on s’en souvient.

 

C’est pour ça que la prochaine fois on parlera de John Irving.

 

A plus mes droughies !

 

 

 

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Published by Nanou
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Nanou 27/11/2013 20:06


OK merci je vais m'initier avec un des deux Conroy que tu cites. Pour Irving je me demandais si c'était le hasard et que j'étais tombée comme de juste sur
les deux très orientés sur le sujet mais bon, les coïncidences (?) on sait bien ce que c'est... Il est personnellement touché par le sujet ou quoi? Parce que j'ai un peu lu sa bio, le prologue et
la préface de Garp, et comme ça, marié et père il a l'air plutôt planplan. Mais qui sait? Baptiste m'agace déjà un peu sur son blog (trop consensuel, je crois que je l'ai déjà déploré) alors bon,
je vais voir pour le bouquin. Mais encore merci, mon mentor littéraire chéri.

Odile 27/11/2013 17:15


Pour Conroy, Le prince des marées pour commencer est très bien, ou alors le Grand Santini.


Dans la majorité des romans de Irving l'identité sexuelle apparait ou alors les couples infidèles / échangistes. Très shakespearien, personne n'est celui qu'on croit.


Pour Baptiste franchement tu peux t'en passer, surtout si tu dois l'acheter neuf... C'est gentil mais ça reste plus sympa sous forme de chroniques.

Nanou 27/11/2013 16:21


Chère Odile, ravie que tu aies fait la connaissance de Nine, en exil pour 1 an en Nouvelle-Calédonie après stop au Brésil (splendides photos chez elle), et
revu certain(e)s autres. On progresse à petits pas. Conroy est sur ma Xmas wish-list, je pensais essayer "Le Prince Des Marées", mais as-tu autre chose à me conseiller pour un dépucelage? Quant
aux auteurs en boucle sur un sujet, j'ai eu l'impression qu'Irving l'était un peu sur l'identité sexuelle, présente dans "Garp" et omniprésente (pour ne pas dire un peu lourde) dans "A
Moi Seul...". Mais j'ai aimé quand même. Vigan ne me tente pas, mais je voudrais ton avis sur "Les 1001 Vies Des Urgences". J'hésite. En plus c'est (très) con mais depuis que j'ai vu sa photo
(si mignon, si lisse), il m'intéresse un peu moins.

Odile 27/11/2013 11:43


Salut ceux que je connais et Nine que je connais désormais ! J'ai bien aimé Rien ne s'oppose à la nuit mais je me souviens que javais trouvé l'exercice (au niveau du style) très scolaire et
l'histoire globalement sympa.


Oui tu as du bol d'avoir tous les Conroy à lire ! C'te veine ! Et pour info un dernier vient de sortir "the death of the Great Santini". Evidemment Conroy est en boucle sur son père mais ça fait
rien !!!

Nanou 26/11/2013 20:34


Eh bien Chou, contente de te retrouver dans ces parages, si nous parvenons à rester en mode civil (:-) Oui hein, ce King c'est du sous-King, et moi aussi
j'ai pensé à son passé d'alcoolo-drug addict qui a dû bien lui servir (apparemment il connaît les 12 étapes par coeur). J'ai hâte de me faire déflorer par Conroy, mon expérience avec Irving ayant
été plutôt plaisante, du moins concernant "Garp". J'ai eu beaucoup plus de mal avec "A Moi Seul..." (debrief bientôt ici) et on dirait que c'est pas étonnant. Heureusement qu'il me reste Owen,
Dieu,  le Diable et quelques autres alors!

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