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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 17:13

Or donc, je disais dans mon post précédent que Fille Cadette avait étudié les contes en classe, et que son prof se plaignait que ses élèves (âgés de 11 ans, je le rappelle à toutes fins utiles) ne saisissent pas la portée psychanalytique desdits textes. Alors il y a remédié,  se référant pour ce faire à l'ouvrage de Bruno Bettelheim, "Psychanalyse des Contes de Fées".

 

Je suis tombée sur les lignes suivantes, copiées soigneusement dans le classeur de ma fille: "Dans Le Petit Chaperon Rouge, le Loup représente le dangereux séducteur, le vil tentateur (= le sexe, le mâle) alors que le Chasseur incarne le père, fort et responsable, qui sauve l'enfant" (Mouais).

 

tex-avery.jpg

Viens me voir Chaperon, j'ai un (gros) truc à te montrer.

 

 "Une fois ressorti du ventre du Loup, le PCR est capable d'entretenir des relations positives avec ses parents (rappelons que la vilaine petite pouffe avait cédé aux sirènes du Loup-teub qui lui conseillait d'aller cueillir des fleurs dans la forêt alors que sa môman lui avait interdit de traîner en chemin); elle cesse d'être une enfant et renaît à la vie en tant que jeune fille" (= pure = vierge).

 

images-copie-9.jpg

Comme moi! 

  

Tout ça m'a amenée à plusieurs réflexions.

 

D'abord et avant tout, en 6ème les gosses sont bien trop jeunes pour saisir et/ou comprendre toute cette symbolique. Mieux, ils s'en foutent, et c'est pas plus mal.

 

Ensuite, j'en ai parlé à l'Homme, qui est tombé des nues. "Tu me connais, je suis très terre à terre" m'a-t-il rappelé. Alors j'ai entrepris de faire un peu son éducation.

 

Bon, Blanche-Neige, cette conne, on l'a prévenue que la reine essaierait de la tuer de nouveau. Parle à mon cul! Elle se laisse passer la ceinture autour de la taille, mettre le peigne empoisonné dans les cheveux et croque la pomme (alors LA, pour la symbolique!!!). Et puis elle vit avec sept nains. Hum.

 

zmodwgqi.jpg

Sept nains = sept bites.

 

La Belle au Bois Dormant se pique avec le rouet (symbole phallique) et le Prince vient la réveiller par un baiser (seeeeexe!) Peut-on en conclure qu'il l'a pour ainsi dire violée dans son sommeil? On n'en est pas loin.

 

Cendrillon la godiche se fait enfiler la pantoufle par le Prince! (Là excusez-moi mais je vais prendre une douche froide).

 

Et qu'ont en commun les trois héroïnes susmentionnées, mmm? Elles sont belles, oui! Et la beauté c'est la vanité (c'est bien connu), et la vanité doit toujours être punie. Tenez-le vous pour dit, celles de mes lectrices qui sont belles (toi oui, non pas toi, toi non plus). Moi je suis tranquille de ce côté là. La paresse aussi est punie puis récompensée (toujours par des noces royales) dans "Les Trois Fileuses"; la gourmandise dans "Hänsel et Gretel"; la convoitise dans "La Belle et la Bête" (et la Bête, comme zboub symbolique, elle se pose là).

Quant à Pinocchio et son tarbouif à rallonge, houlàlà!

 

nez-de-pinocchio.jpg

Belle érection nasale, Monsieur!

 

L'Homme: "pour moi ces contes c'était pour la plupart des histoires d'amour un peu gnagnan pour les enfants". Mais oui, mon chéri. Et les flingues, les grosses voitures, la Tour Eiffel, l'Obélisque? Non? "Ah bé oui mais si on va par là, tout est cul!"

 

Oui, finalement il a raison. Mieux vaut ne pas tout interpréter, sinon on n'a jamais fini.

 

 

Parfois, le 1er degré, ça a du bon!

 

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Published by Nanou
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Elgas 05/03/2012 00:55


C’était hier soir. Tard.


Après 23 ans dédiés à satisfaire de viles pulsions et à saisir quelques savoirs scolaires, j’ai vécu un grand moment. Le bonheur suprême. Celui qui  vient comme apothéose couronner tous les
autres. L’extase de la défécation, comme peu d’entre vous n’en imaginent la grandeur. Il est commode qu’à ce moment précis du récit, que vous vous bouchez le nez, que les exhalaisons de ce texte
naissant vous indisposent,, causent votre trouble, vous poussant à abandonner cette merde pour de plus nobles occupations. Faites donc! Je vous garantis même mon estime. Mais ce texte s’adresse à
la poignée de garçons de bains miens, aux amis d’enfances, aux coreligionnaires des parties de caca dans la brousse de Coubanao, aux compagnons de pots de chambres, aux bougres qui, dans les
foyers pléthoriques s’éternisent dans les toilettes causant votre courroux, aux bonnes qui nous lavaient et aux femmes qui poussent l’amour jusqu’à vous lécher le cul pour redonner à cette
expression plus de splendeur que du larbinisme élémentaire.


Vous spécifiés, parlons du Caca. Sans digressions, sans forfaitures, sans chichis. Parlons de l’orifice qui l’escorte. De cette voie à sens unique qu’enfreignent tous les détracteurs de Gomorrhe.
Parlons de sa couleur, de ses textures, de ses longueurs, de ses odeurs. Que nous renseignent ses morphologies de caca, ces odeurs, sinon un fidèle portrait d’un homme, de sa constitution interne
jusqu’à son aspect externe ? Parlons de tout avec le souci de ne dissocier rien, avec l’ardente obligation de défier la convenance, parlons même si le temps nous le permet, des pathologies
qui conduisent ce moment à être un automatique arrosoir qui signe souvent un [Magal] mal national. Oui parlons de tout, par respect pour le caca, par respect pour ses pèlerinages quotidiens, où
l’homme, dans sa nudité première, là où d’enjeu il n’y a que le néant, devient l’être d’origine pur et céleste.



Une confidence : les 23 dernières années, je n’ai eu de cesse de trahir ce moment. La somme de ces jours est le triste constat que je me suis contenté de soulager, machinalement,
mes intestins. Je voudrais m’en excuser. Parmi les crimes les plus tenaces du genre humain, il y a l’omission de la réelle mesure de cet instant. Hier, j’ai lavé la honte, hier j’ai chié. Hier
j’ai déféqué. Hier, j’ai gouté aux ors de ces contractions silencieuses, de ce minuscule effort physique assorti, de cet embouteillage téméraire, jusqu’à la grande saillie libératrice dont
d’ailleurs on éprouve bonheur à contempler le résultat. Beau bébé que ce tortillas Mexicain fourré, de longueur raisonnable et symétrique, ce baignant insouciant négligemment flottant sur une
flaque d’eau. Coquet comme pas un, j’avais, pressentant que l’instant allait être grandiose, pris Césaire, lui et son discours pour accompagner ce moment. Chaque intonation des phrases
correspondait à une contraction, Césaire était dans les tripes et occasionnait des répliques magiques de caca.  10 minutes où la vie nous devient une longue sérénade. Où les crimes humains
nous sont lointains. Où l’horizon dégagé mène à un Éden sûr. 10 minutes de vie dans son plus simple appareil, 10 minutes où défilent avec le sentiment de gâchis à ras de l’honneur, 23 ans de
défécation inutile et biodégradable. Je mis du temps à contempler ce beau bébé, fruit d’un repas exquis et de ce grandissime moment. Je le pris dans mes bras, comme un nouveau né, il était
sale, je le lavai et le mis en bonne place, cachette que je ne découvrirai que si la personne en vaut la peine.



Au paravent je m’interrogeais sur l’existence de bonheur sain ? Sans enjeu ! Gratuit. A 23 heures 12 minutes hier, je n’en ai la certitude. Et je dédie ce moment, ce caca, à Abdoulaye
Diallo, commis de cuisine Niçois qui m’avait initié aux bonheurs insoupçonnés de l’être humain. Le colosse d’un quintal, souverain et altier, m’avait pris sous son aile. Aux bonheurs convenus, il
ajoutait ceux issus de ses méditations de miséreux. Il avait pour tout orgasme, un rituel qui le conduisait à s’interdire d’uriner toute la journée, pour éprouver le soir, avant de se coucher la
grande joie de libérer sa vessie. J’avais été admiratif de cette découverte, à l’expérience, j’avais juste adoré la science de l’homme, leçon s’il en fallut, une de débrouillardise et
d’adaptabilité.


Mais le fait est plus sournois qu’il en a l’air. La police de la pensée qui rôde autour de la question du Caca est sévère. Les tabous fusent. Il en va souvent de la réputation d’une famille ou
d’un Homme. La loi ambiante trouve le caca sale. L’excrément sauvagement animal. De là naît l’ingratitude qui conduit à l’expédition de ce moment légendaire. Ainsi, vous ne verrez jamais vos
parents aux chiottes, mieux, jamais vous ne verrez leurs bébés. Ceux qui en viennent arborent un masque, celui de l’impureté. Que d’astuces vaines hélas. On met scrupule souvent à chier chez les
autres. Jamais la gent féminine, vous gratifiera d’un moment de belle crasse. Et basiquement, ce n’est pas un sujet urbain, personne n’en parle comme si crime il y avait, à veiller à ce qu’un
moment aussi régulier soit vanté à sa réelle valeur. Des débuts de réponses assez claires se dégagent, l’anus en est la cause. On n’en parle pas, car dans la défécation, le refoulement homosexuel
est impossible. L’orifice virilement protégé, mis sous embargo, se voit chaque jour, emprunté, par des de consistant déchets qui après coup, rappellent la hantise cruelle. Et ça, même
inconscient, ça heurte, ça charcute dans le capital mâle et on n’en parle pas. Le caca est un révélateur, un des nombreux miroirs de l’homme le plus incorruptible.


Il y a la chasse que l’on tire frénétiquement. Il y a les toilettes turques qu’on ne fixe jamais. Et la déjection canine que l’on abhorre. Il y a le caca des autres qu’on trouve inévitablement
immonde. Tout ceci participe de petites facéties de l’être humain pour ne pas voir son œuvre quotidienne. Le forfait majeur, c’est vous avez réussi, à rendre un  moment naturel en objet de
tabous.



Moi je témoigne ma gratitude au caca, aux bouts disloqués qui dégringolent, aux engins qu’on est fiers de pondre, à l’odeur nôtre non affranchie par les effluves de la mode,  au
ruissellement liquide de ces cacas piètrement manufacturés, de ces mélodies accompagnatrices, de cet embrasement fugace du corps, de ces interstices où se love la race inégalée des bonheurs
gratuits. Je fais le serment aujourd’hui, d’accorder du temps à cette œuvre, s’il est du fait divin, veuillez bien croire, qu’il est le maître absolu, et que toute hérésie serait une audace
malsaine.


Que règne le caca. Chaque morphologie de caca est une indication sur une vie, une restitution fidèle d’une personnalité, une voyance à moindre coup. Ceci est une invitation à la
consultation, le professeur Gassama le fait gratuitement.

Nanou 31/01/2012 16:57


@ Odile: m'enfin! Tu as bu ou quoi?


@ Cristophe: MDR!!! Merci, et effectivement: du cul, du cul du cul!

Cristophe 31/01/2012 13:19


Visite conseillée :


http://www.stupidocratie.net/category/voir-du-sexe-partout/

Odile 31/01/2012 11:39


Comment ça tout est cul? Et mon poulet? c'est du cul aussi? (quelle inspiration, en cours, quand les jeunes travaillent et que je fais semblant de faire de même !)

Nanou 29/01/2012 16:24


@ Marc: mais OUI!!! Je me souviens qu'en classe de 1ère (donc à l'époque Bac français) on avait eu un prof qui décortiquait chaque mot, et même la
ponctuation du moindre texte. Je me disais que le gars avait dû moins se prendre le chou au moment d'écrire, et heureusement!!! Chercher à tout prix les sens et surtout les
intentions cachés d'un auteur ça me semble ridicule maintenant.


@ S: Ah, Barbe-Bleue, quel gentleman!

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