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Il me faut une solution

Une journée  où tout est allé de travers.

L'angoisse est revenue.La crise,et son cortège de...souffrances. Ce sont des souffrances. Oh! Elle était pas cachée bien loin, juste tapie dans un recoin de ma tête à attendre que je lui laisse l'occasion de s'extérioriser et hop! Elle est arrivée. Alors comme d'habitude maintenant c'est honte, culpabilité, apitoiement sur soi-même et sentiment d'être minable.

De plus en plus de doutes sur une bonne issue aussi. Comment vais-je réussir à me sortir de ce bourbier de mal-être dans lequel j'ai l'impression de me complaire et que pourtant je hais???

C'était donc la fête de la musique et je devais couvrir la manifestation locale. Ca se passait dans un parc sympa avec des jeux pour enfants. L' apéro était offert, puis pique-nique général au son de divers orchestres. J'avais proposé aux filles, sachant qu'il y aurait probablement des copines à elles dans le coin de m'accompagner.Mais au moment de partir ça y est, boule dans le ventre à l'idée d'être "seule" avec elle etc. Toujours le même topo.Je me sentais comme léthargique, sans doute aussi parce qu'en prévision de cettez sortie j'avais pris un calmant.

J'ai dit aux filles que ma tête tournait et j'ai eu un vertige qui les a terrorrisées, les pauvres. Elles se sont mises à pleurer toutes les deux avec cet air de panique dans le regard...Et Mo qui me demandait pardon, elle croyait que c'était parce qu'elle avait été un peu terrible juste avant, pauvre chou! JE ME HAIS! Je leur ai expliqué que ça m'arrivait parfois, qu'il fallait que je me repose un peu et qu'en aucun cas ça n'était leur faute.J'ai bien précisé que ça m'arrivait déjà avant leur naissance. Elles ont eu l'air un peu rassérénées mais je me déteste de leur avoir imposé ce "spectacle".

On a attendu un moment (j'ai donc raté le début des "réjouissances") et vers 20.00 on est parties pour le MacDo pour prendre de quoi manger là-bas au parc. Je ne me sentais guère mieux mais je voulais essayer. Au fond ça n'allait pas vraiment mal mais toujours la crainte, la peur, l'appréhension...Il y avait une queue monstre au Mac Drive et j'ai réussi à m'en extraire parce que je sentais que je ne pourrais pas rester trop longtemps bloquée dans la voiture. J'ai commandé à l'intérieur. Au moment de parler à la serveuse tout se brouille, mes mains sont moites. Je dis que je dois partir et j'appelle les filles "ça va pas, on s'en va". Et puis je leur dit d'attendre à la porte. J'ai quand même commandé, prête à tomber dans les pommes, et on est parties. Mes parents ont appelé sur mon portable pour dire qu'ils étaient eux-mêmes au parc et là je me suis sentie mieux.Sur le plan de la crise elle-même mais pour ce qui est du moral et de la confiance dans la guérison c'est pas ça.

Demain déjà juste l'idée de la séance de relaxation du psy, je SAIS que je vais faire une attaque de panique. Franck va s'arranger pour m'accompagner en voiture car je ne pourrai pas rentrer c'est sûr. Peut-être que ça aura des effets positifs sur le long terme mais pour l'instant le psy m'angoisse beaucoup.

Ensuite il y a le mariage de ma cousine samedi à La Rochelle. Le trajet m'angoisse (j'ai le souvenirs de trajets abominables où je devais prétendre avoir envie de faire pipi toutes les 5 minutes pour pouvoir sortir de la voiture. Une fois sur les Champs-Elysées en pleine circulation j'ai carrément ouvert ma portière pour sauter en marche), la mairie me terrifie (il faut se garer loin, marcher et tenir bon sans refuge proche).

Et la perspective des vacances, encore une fois, me semble cauchemardesque.Le trajet, là aussi, et puis je ne vais pas pouvoir mettre un pied en dehors de la résidence, ne rien faire avec ma famille!

Quelle cruelle ironie! Toutes ces choses gaies et agréables pour tout le monde (les mariages, la plage, les restos),moi je les redoute, tout en sachant que ce sont des trucs sympas dont je pourrais profiter. Que j'aimais il n'y a pas si longtemps. C'est insoluble. Ca risque de devenir invivable.

Il FAUT ABSOLUMENT que je trouve un moyen de me raisonner, de contenir tout cela.

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P
(re)salut Nanoutu crois que se raisonner fonctionne ?je me disais que si tu te raisonnes, tu ne fais que t'entrainer à supporter ce que (dans un monde parfait ?) tu ne devrais pas avoir à supporter ...La vieille histoire, "subir et laisser passer, ou lutter et peut-être souffrir", quoi ...Courage, donc. Le mien ne me sert pas souvent, je t'en prête quelques kg si besoin
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E
COURAGE, nanouchette !!! ne saute surtout pas le rencard du psy !! tu nous tiens au courant, ok? biz, al<br />  
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