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Ce qui est pris n'est plus à prendre

Il fait vraiment une chaleur étouffante ce soir. Dehors la lune brille et il fait presque frais, il en faudrait pas beaucoup pour que je passe la nuit dans le mini-transat (enfin si, j'ai un peu peur!). mais dans la maison c'est une véritable étuve.

En plus j'ai passé la moitié de la journée à repasser du linge et faire les valises de mes pépettes, tâches idéales à effectuer par 35°. Elles partent demain pour Anglet avec mes parents et nous on prend le relais la semaine prochaine. Ces vacances que je redoute tant. Déjà, serai-je capable de faire le trajet jusque là-bas sans péter un plomb? Bon, j'ai encore quelques jours pour voir venir, alors je vais faire comme ça. Et puis une fois sur place (tiens, j'arrive à me "projeter" là-bas, y a du progrès (:-) je ferai ce que je pourrai et voilà. Sinon ça risque d'être pénible pour tout le monde.

Toutefois je dois dire que je pense pouvoir me déclarer satisfaite de ma semaine, à part la crise en voiture lundi midi.

Je suis allée deux fois à la piscine municipale avec les filles. Ca a très mal commencé mardi, une journée que F. avait prévue "plage pour tout le monde". Au moment de partir, les filles impatientes, je réalise que c'est certain que je vais disjoncter vu que je m'y vois déjà...CQFD. F. s'assoit et ne bouge plus. Voyant le temps passer et les filles dans la maison j'appelle ma mère et lui demande de venir avec nous: au moins si je fais un truc barge ou que je perds complètement les pédales F. pourra s'occuper des filles sans s'inquiéter de moi. Et puis je l'ai déjà dit, pour des raisons obscures (de psy à deux balles: cordon pas coupé, difficulté à me considérer comme adulte, à être la mère de mes filles et non plus la fille de ma mère...) bref sa présence me rassure un peu. Ou me bride, parce que je me dis que je dois pas déconner avec elle...?

Je développerai prochainement mes rapports avec mes parents et leur rôle _évident_ dans mes problèmes actuels dans un post "Fil-Rouge". Il le faut.

Alors ma mère débarque avec un plan B tout prêt, emmener elle seule les nanas à la piscine.Elle les prend par la main toutes les deux et commence à les embarquer d'autorité. Je m'approche en disant que non ce n'est pas ce qui est prévu et elle me repousse, m'empêchant de toucher mes filles. Là toutes les deux se mettent à pleurer et tentent d'échapper à la mamie pour me rejoindre mais l'autre s'interpose toujours.Je lui ai dit de ne pas faire ça et lui ai interdit de m'éloigner de mes enfants. En fait elle cherchait plutôt à les éloigner de moi, comme si ma seule présence allait les affecter et les traumatiser. F. y va alors de son pétage de plomb. Je pleure, Lili et Mo pleurent.

Pour ne pas qu'elles soient privées de baignade et F. refusant désormais de bouger je suis allée à la piscine avec mes nanas (qui ont aussitôt retrouvé le sourire)...Et ma mère. J'étais tendue mais je voulais que les petites s'amusent et j'ai tenu, j'ai repoussé ça qui essayait de venir.Finalement nager m'a détendue, les filles se sont amusées et en rentrant F. nous avait préparé un barbecue.

Hier nouvelle séance piscine. Là j'étais réquisitionnée puisque ma nièce étant chez mes parents il fallait être deux pour surveiller les trois diablesses. Ca me mettait de la pression sur les épaules. Là pareil, j'ai dû pas mal prendre sur moi (= grosse crispation) mais pas de crise et les filles ont apprécié leur après-midi.

En rentrant je devais emmener Lili chez le doc. et je lui ai parlé de mon demi Prozac quotidien (ou presque!), lui expliquant que le psy m'avait dit de continuer. Il m'en a prescrit un entier. C'est vrai que la (les?) fois où ça a bien marché j'en prenais un entier mais là je n'ose pas augmenter la dose comme ça, après si longtemps en demi-doses. Donc j'en parlerai au psy mardi.

En fin de soirée je devais couvrir le feu d'artifice du 14 (qui a lieu le 13 ici). Les filles avaient envie "de danser au bal" alors on y a fait un tour tous les quatre. Je redoutais, comme presque tout en ce moment mais non, pas de crise. Pourtant foule, bruit, voiture garée très loin...

Vendredi je n'ai  pas pensé une seule minute à une crise, ce qui n'était pas arrivé depuis (trop) longtemps. Faut dire qu'avec le repassage e tutti quanti je suis pas sortie, sauf pour faire trempette dans la piscine du jardin. Mais quand même, ça soulage un peu.

Donc à partir de demain on est tous les deux avec F. (qui travaille, quand même) pour une semaine. Ca va nous faire du bien. Enfin, il y a Joanne, Julian, Jess et Toby qui arrivent de Nottingham pour faire du house-keeping chez mes parents. Mon père persiste à parler d'eux comme des "Angliches" et ça m'exaspère!!! Je sais bien qu'il n'est pas raciste ni xénophobe au fond mais c'est lourd. Ce sont nos amis, et on se fout qu'ils soient Angliches, Macaroni, Grenouilles, ou Boches (et allez pourquoi pas?).Là aussi avec les relations entre mon père et moi il y a des pages à noircir. Je suis vraiment super contente de les voir mes Angliches (:-) mais je crois que Jo a prévu pas mal d'activités en commun, comme une virée en ville "en filles" (flippe!Flippe!) et un aller-retour à Anglet pour faire se rencontrer les enfants.Idem, trajet=angoisse. On verra bien, hein!

J'ai affronté plein de situations anxiogènes cette semaine et je les ai surmontées. Oh je sais bien que ça ne signifie pas que mes problèmes sont réglés. Il va y avoir des pas en arrière.

 Mais je prends ce qu'il y a à prendre.

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L
Bonjour Nanou,Contente de voir que tu es dans une période de mieux ! Et je te souhaite de tout coeur qu'elle se prolonge.Contente aussi de te voir, ainsi que tes deux petites puces. Vous êtes craquantes toutes les trois !Gros bisous et un bon dimanche à toi.
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