Ce matin je suis allée passer mon échographie. Ma mère m'a conduite mais sinon tout s'est bien passé pendant l'examen malgré les conditions potentiellement anxiogènes: pièce confinée, moi sur la table à moitié déshabillée et le doc qui m'ausculte. Tout va bien du côté des ovaires, de l'utérus, des reins, du pancréas et de la rate. C'est déjà ça. Reste à voir du côté de l'intérieur du crâne (et le scanner là, je redoute vraiment).
Bon déroulement de journée. Le 3/4 de Prozac d'hier soir aurait-il déjà des effets miraculeux? pensais-je.
Ce soir psy, F. m'a emmenée. Je suis un peu plus détendue que d'habitude. Il jacte, il jacte. Bon, il faut laisser le médicament faire son effet sur une durée un peu plus longue. Je lui explique qu'hier j'ai eu l'impression, aussitôt après la prise du comprimé, d'être agressive et irritable, comme "lâchée". Il confirme qu'effectivement c'est un des effets secondaires du Prozac, je que je sais déjà en fait puisque j'en ai déjà pris. Mais cet aspect là m'inquiète un peu. Du coup ce soir je suis revenue à 1/2. Il faut que je saute ce damné pas et que je prenne ce médicament bon sang!
Au retour douche froide: c'est en arrivant devant la maison, là où en principe je me détends, que la panique me prend. Une grosse, qui fait dérailler.Jer l'ai désamorcée, je ne sais pas comment.Mais à chaque fois c'est un gros moment de découragement. Et de peur. Panique.
Le shrink m'a de toutes façons prévenue_et je m'en doutais, que les effets du traitement n'allaient pas être linéaires: je peux avoir deux bonnes semaines et un journée de merde d'un coup. Ca ce sera dur à gérer.
En attendant il faut que je note _sur papier, la façon dont j'ai ressenti mes journées, pour qu'on en parle au prochain rendez-vous.