Moins de crises de panique, un peu meilleur le moral, mais toujours sur le qui-vive, en "hyper-vigilance" comme dit le psy. C'est vrai que je n'ai plus ces moments d'intense soulagement qui suivaient les crises, avant, et me faisaient me sentir bien, apaisée, en sécurité au moins pour quelques instants.
J'ai coté ma réaction aux situations anxiogènes sur une échelle de 1 à 10 et il y en a très peu en-dessous de 5. Celles-là on peut les traiter par le comportement, en les répétant jusqu'à ce que le niveau d'angoisse généré soit redevenu quasi nul. Mais pour l'instant il faut que je continue le traitement médicamenteux et normalement, ne tenter que des actions cotées en-dessous de 5.Seulement j'ai l'impression de stagner alors je vais quand même essayer des trucs un peu plus border-line (j'ai horreur de cette expression, tiens). C'est d'ailleurs exactement la sensation que j'ai: marcher en permanence sur un étroit parapet entre une plaine et un grand précipice (l'angoisse) dans lequel je risque de basculer à tout moment. Même la nuit en rêve ça me poursuit.
Pourtant j'ai progressé. Samedi dernier, fin d'après-midi, Téléthon, Marché de Noël en plein centre de Bordeaux: foule, bruit, voiture garée au parking souterrain (horreur). J'ai déjà réussi à y aller.Une fois sur place j'ai failli péter les plombs alors je suis allée me réfugier quelques instants dans un café. Et puis je voulais tellement voir la tête des filles devant toutes ces illuminations, partager ça avec elles (pour Mo c'était la vraie 1ère fois) que j'ai réussi à aller me balader un moment dans le marché, regarder les boutiques, acheter un hot-dog à Lili...J'ai même "survécu" aux embouteillages monstres du retour.
Je devrais être contente, soulagée. Objectivement c'est un gros progrès.
Mais mon "hyper-vigilance" ne m'a pas quittée une seconde.
Et ça gâche tout.