Ca m'est retombé dessus comme la misère sur le monde aujourd'hui. Ca c'est ça.
Non pas que Ca m'ait jamais quittée, non. Je faisais juste (tout) ce qu'il fallait pour tenir le démon à distance. J'avais peur que Ca arrive, donc de toutes façons j'étais mal, mais j'ai passé pas mal de temps et dépensé beaucoup d'énergie ces derniers mois à éviter toute situation "dangereuse". En gros,je ne sortais pas beaucoup, et surtout pas loin.
Aujourd'hui je me suis dit "merde de merde, affronte!". Rien de bien terrible hein, quelque chose qui se fait même avec plaisir la plupart du temps: un déjeuner de famille sur le Bassin d'Arcachon. Rien que le trajet me stressait à mort. Une petite demie-heure, pas la mer à boire. Mais ensuite fallait enchaîner: les conversations qui bourdonnent, la baignade quasi-obligatoire (piscine), s'occuper des enfants, avoir l'air "normal" sans coin safe où me réfugier.Le tout sous une chaleur vraiment écrasante, et en manque de sommeil (chronique) ce qui chez moi n'arrange jamais les choses. Pourtant j'ai bien fait semblant:
à l'essayage d'une robe (trop grande, cette garce me prend pour une baleine) offerte par ma belle-mère. Mais mon Dieu que c'était dur.
L'humeur est sombre ce soir. Je ne sais même pas si ça vaut la peine de partir quelques jours comme prévu avec l'Homme et les filles, si c'est pour rester enfermée.
Je n'ai plus ni la force ni le courage d'affronter Ca. Pourquoi m'infliger une telle torture, car c'en est une? Une torture morale et physique.
D'un autre côté je ne peux pas rester chez moi tout le temps, ou je vais vraiment finir dingue. Peut-être que je le suis déjà de toutes façons.
C'est dommage parce que la belle-famille était en grande forme. Ce fut un festival de blagues connes, homophobie, racisme, sexisme, bref beauferies en tous genres.
Je raconterai ça une prochaine fois.
Là je suis vidée, comme après chaque assaut de Ca.