
Croyez-le, je n'ai rien d'une oie blanche et encore moins d'une sainte (Nitouche).
Mais je n'ai jamais bu une goutte d'alcool ni tiré une taf d'un pétard.
Aujourd'hui je le regrette un peu, partant du principe qu'il faut (presque) tout essayer dans la vie. Remarquez il n'est jamais trop tard mais enfin les opportunités de me biturer ou de fumer sont plus rares maintenant que lors de ma jeunesse (pourtant) dissolue.
Pour être tout à fait exacte: en classe de cinquième, avec une copine, on a acheté un paquet de Gauloises (des Gauloises!) qu'on a fumé à deux en une semaine. J'ai pas le souvenir que ça m'ait particulièrement dégoûtée mais le fait est que je n'ai jamais eu envie de refumer après.
J'ai bien sûr bu quelques coupes de Champagne et surtout un soir dans un bar, un imbécile m'a tendu sa "menthe à l'eau". Je mourrais de soif et j'ai littéralement englouti une énorme lampée de...Get 27 (contre ma volonté donc). J'en garde un très mauvais souvenir. J'ai aussi un peu forcé une fois sur le vin nouveau (blanc pétillant et traître) une froide après-midi d'hiver pendant ma 1ère grossesse (!).
Mais à part ça, je n'ai jamais bu jusqu'à être ivre ni surtout pour l'être.
Quant à la fumette, ce n'est pas faute d'avoir été dans des situations où je pouvais le faire. En tant que fan de rock qui hantait littéralement toutes les salles de concert de Bordeaux, et groupie toujours plus ou moins à traîner avec des musiciens, j'aurais pu être défoncée 24/7. Mais non. Je crois que c'est cette foutue peur de perdre le contrôle, cette impossibilité de me lâcher complètement qui m'ont retenue.
Soyons clairs: je n'ai jamais lutté contre l'envie de boire ou de fumer. Si j'avais eu envie je l'aurais fait. Mais ça n'est pas arrivé. Et peut-être que c'est aussi bien. Ce que je regrette ce sont ces sensations que je ne connais pas.
Mais après tout on peut très bien vivre sans!