Comme le remarquait récemment Betty (faut que j'arrête de parler d'elle, on va croire qu'on est pacsées. En fait non, elle veut pas de moi. Saleté de blonde!) les gosses, la plupart du temps ils nous saoûlent, ils nous pompent l'air, ils nous empoisonnent, bref ils nous emmerdent.
On a souvent envie de s'en débarrasser. Ou alors on repense à l'antique temps béni ou nous et l'Homme n'avions à nous occuper que de nos gueules.
Ca c'est la plupart du temps. Mais il y a quand même des moments où on est bien contents de les avoir.
Dimanche dernier, par exemple, c'était la fête des mères. Et j'ai été super gâtée. Je sais que c'est un sale truc commercial initié par Pétain, merci les gars. Mais les gamins, eux, ils le savent pas. Et Fille Cadette s'est vraiment défoncée. Je veux dire, elle a traîné son père dans une bijouterie (exploit) où elle a dépensé les sous qu'elle avait économisés pour l'occasion, elle a été créative, elle s'est donné du mal pour moi.
Elle m'aiment ces filles, je crois.
Pivoines (mes fleurs préférées), gerberas et roses, sympa, le bouquet!
J'ai eu une bague (une vraie, hein, pas une en plastique. Enfin une vraie-fantaisie, mais c'est ce que j'aime), un collier avec un coeur, des boucles d'oreilles (Fille Aînée), une boîte à bijoux handmade bien glamour (je l'adore!)
Maintenant que j'y pense, y aurait-il un message subliminal genre "Maman t'es moche, arrange-toi un peu "caché là-dessous?
On voit pas bien la bague là, juste tout le réseau veineux de mes horribles mains.
Et là mes immondes taches de rousseur et grains de "beauté"
Ma boîte à trésors, faite des blanches mains de mon petit caramel.
L'Homme, lui, s'est fendu d'un (joli) bouquet. Et merde à ma belle-soeur, choquée parce que "la fête des mères, c'est pour les enfants. Depuis quand les pères font-ils des cadeaux à leurs femmes? On n'est pas leurs mères, quoi!" Oui bon mais si l'Homme veut me "remercier" d'être la mère de nos enfants qu'il ne se gêne pas. De toutes façons c'est une MB, la belle-soeur (encore une fois je vous invite à aller vous renseigner chez Betty. Mon frère doit pas assurer!)
Mais ce qui m'a fait le plus craquer, c'est l'inévitable poème élaboré à l'école. La consigne était de commencer chaque vers par "si j'étais". Le début donnait "si j'étais une fleur, je t'offrirais mon miel". Et ça se terminait par "mais je ne suis qu'une enfant alors j'ai écrit un poème pour te dire que je t'aime". Déjà j'avais la gorge bizarrement serrée. C'est BETE, je sais. Et puis là Fille cadette m'a confié: "on devait juste signer notre prénom mais moi j'ai demandé à la maîtresse la permission d'écrire "ta Maureen qui t'aime".
Je l'ai relu le soir dans mon lit, ce poème, et je crois bien que j'ai un peu pleuré.
Elle a les plus beaux yeux du monde, en plus. (Quoi, je suis mal placée pour juger...)
Moi aussi, je VOUS AIME, mes puces.
Gavé fort!