Mes chéris, entre deux scoops Super Gothesques liés à l’actualité brûlante et gluante, une autre de mes petites book reviews, quasi entièrement consacrée à Stephen King comme ça ceux que ça n’intéresse pas peuvent partir tout de suite.
Pour la fête des mères je me suis fait offrir les trois King que je n’avais pas lus (hormis sa saga d’heroïc-fantasy La Tour Sombre, un genre qui ne me séduit pas).
J’ai commencé par « La Tempête Du Siècle ».
Affiche du film écrit par King, donc.
J’avais vu et pas vraiment adoré le film, mais justement, je me demandais ce que donnerait le livre. Et là, surprise ! King l’a écrit pour l’écran. C’est un scénario en fait, et présenté comme tel, genre : Scène I, intérieur jour, avec indications au metteur en scène. Au départ c’est plutôt déconcertant et on a un peu de mal à entrer dans l’histoire et dans l’action. Mais on s’habitue à tout c’est bien connu, au bout de quelques pages j’y étais et au final j’ai préféré, comme souvent, le livre au film.
Le plot : une petite île au large du Maine est coupée du monde par un effroyable blizzard. Des meurtres se produisent, dont le coupable, un homme étrange et certainement (haha !) surnaturel, ne tarde pas à mettre le marché en main aux insulaires terrorisés mais soudés : il cessera de tuer si on lui donne ce qu’il veut. Et je ne vais pas vous dire ce que c’est sinon paf ! Le suspense…
J’ai enchaîné sur « Cœurs Perdus En Atlantide ».
Le vieil homme et l'enfant, thème brillamment (re)visité par Stephen King.
Egalement adapté au cinéma avec Anthony Hopkins, mais je ne l’ai pas vu. J’ai beaucoup aimé et le recommande. Trois histoires distinctes s’entremêlent par le truchement (mot compte triple) d’une petite fille qu’on verra devenir jeune femme. Il y a du suspense, de l’amour, du surnaturel encore, mais surtout ce que j’adore toujours chez King, les relations entre les personnages sont très finement et justement décrites, et le rapport à l’enfance à la fois nostalgique et tendre, à la King, quoi.
Enfin, « Ecriture, mémoires d’un métier »que j’ai aimé mais qui m’a plombé le moral. Au cas où j’aurais encore cru une demi-seconde que je pourrais écrire un livre un jour, toutes mes illusions se sont envolées. King nous parle là de son travail d’auteur et nous livre conseils, trucs et astuces. Par exemple, et comme l’avait fort justement relevé mon amie Odile,il faut bannir totalement, si possible, les adverbes. Absolument. Et j’en suis incapable. Ainsi que la voix passive. Mais surtout, surtout, il faut être organisé, faire des plans, et ça même en dissert en cours de français j’ai jamais pu/su. Et puis, le plus insurmontable pour moi je crois, il faut être concis. Tailler toujours plus dans le texte, élaguer, couper, faire court.
King écrit directement dans le livre vierge, lui, c'est dire s'il a du métier.
Je ne crois pas que vous ayez besoin d’un dessin pour comprendre pourquoi ça me pose un gros problème.
Pour changer un peu je me suis tapé le nouvel Harlan Coben, « Ne t’Eloigne Pas ».
Si si, mon droughie, tu peux t'éloigner de ce livre.
Alors chez lui, en général, j’aime bien l’intrigue et le déroulement de l’action, mais je ne capte jamais rien au(x) dénouement(s). Là j’ai rien aimé du tout, comme ça c’est réglé. Une sombre histoire de disparitions d’hommes, liée à une mère de famille au-dessus de tous soupçons qui décide (hoho !) de se replonger, dix-sept ans plus tard, dans son passé de strip-teaseuse (tadaaa !) Vous l’aurez compris, je ne conseille pas.
Voilà mes amis. Lisez, lisez, lisez, écrivez, écrivez, écrivez (comme dirait SK) il en restera toujours quelque chose !
A tout bientôt !