Bon alors les gars, autant vous prévenir, j’ai encore (de nouveau, quoi) vu Sting. Ah. Oh. Ooooooooooooooooooh.
Oui, c'est LUI! <3
Ma septième fois en tout et la deuxième cette année, après Arcachon en juillet dernier. Hé, ça reste raisonnable. Si. Je vous jure.
Certains des tickets que j'ai euh, conservés.
Patinoire de Bordeaux Mériadeck, mercredi 14 novembre. J’ai passé la journée entre excitation, anticipation, comme disent les Angliches, et nervosité, car « Ca » a tenté un retour dernièrement. Bordel de merde. Mais c’est une autre histoire. Pour m’éviter la galère de chercher une place et surtout parce que nos filles le lui ont demandé (ces petits boudins se soucient de moi) l’Homme, en gentleman, m’accompagne et reviendra me chercher. Il m’aime, mais quand même pas au point de rempiler pour un deuxième concert de Sting en moins de six mois.
Les cameras sont interdites, ce qui est complètement ridicule vu que tout le monde prend photos et films avec son smartphone. Malgré les conseils de mes ami(e)s FB : «mais putain prends ton appareil, tu verras on te fouillera pas » (vrai) je me retrouve comme une cruchasse avec mon phone pas du tout smart qui fait des photos nulles.
J’achète une bouteille d’eau dont la vendeuse ôte le bouchon. Je me demande un instant comment diable un pauvre bouchon en plastique pourrait blesser quelqu’un (haha, ridicule) et puis je comprends… Hum.
J’ai payé une place debout, mais comme je suis toute petite j’avise des sièges libres au deuxième rang des tribunes. Impec. L’absence totale de fumée me déconcerte un peu. Bizarre un concert sans brouillard puant, mais agréable. Quelques joints circulent çà et là, c’est tout. La foule a mon âge, voire un peu plus, mais juste derrière moi se trouve un couple de trentenaires qui aura vite fait de repérer ma grande connaissance Stinguesque. On se demande comment. Parce que je danse, chante à tue-tête et connais tous les morceaux par cœur, peut-être ? Ou bien parce que je crie « Je t’aime » à deux ou trois reprises ? Oh, ça va, hein !
Enfin, l’Englishman déboule sur scène. MAGNIFIQUE, gainé de noir (jean, T-shirt moulant et gros godillots) de la tête aux pieds, sa bonne vieille basse Fender en main, souriant, drôle, adorable. Objectivement, bien sûr.
Non mais sérieux, il est pas beau? (Ouais, même, surtout, pour un "vieux")
Le show est super, les musiciens excellents, sa voix divine. Mes voisins me consultent dès qu’ils ont un doute ou une question. Je suis devenue spécialiste ès-Sting. Et je réponds juste à toutes les requêtes, évidemment. Le jeune homme me prend même un peu sous son aile. Alors que des projecteurs balaient la foule, il me glisse : « des poursuites ! Il cherche quelqu’un, faites-lui signe ! ». Bon ben euh, pourquoi pas ? (Hein ?) Je me lève, et dès que le projo se braque sur moi et qu’il me regarde, je touche rapidement mon cœur, puis mes lèvres et lui envoie un baiser. Notre signe, il le sait.
Non mais sérieux les gars, comment oui comment ? expliquez vous qu’à chaque fois que je l’ai vu (7, donc) il m’a regardée (oui) en prononçant ces mots issus de « Mad About You » (haha !) : « you’d make a prison of my life, if you became another’s wife » ? Hmm?
Hélas, en voulant me rasseoir après cette épiphanie, je rate mon siège et me croûte lamentablement entre deux rangées. Les jeunes au-dessus s’affolent : « ça va Madame ? » (honte !) Je les rassure rapidement et le mec, réconfortant, a alors ce commentaire fort judicieux : « c’est l’amour ». Mais OUI, bien sûr.
A la fin du show le petit coup de déprime habituel s’empare de moi. Parce que cette fois je ne sais vraiment pas quand je vais le revoir.
Je reste muette durant tout le trajet de retour. L’Homme respecte ça, il comprend (et il a plutôt intérêt).
Et depuis je suis nostalgique, mais contente qu’il soit toujours aussi…tellement… (soupirs).
Tiens, un petit lien vers « Peter And The Wolf » de Prokofiev raconté par l’Englishman himself (sa marionnette est kikou-lol. Et sa voix…) :
Oh, il est…
Je l’aime, quoi !