Salut à vous, mes rats de bibliothèque dépoussiérés !
Aujourd’hui debriefing du dernier Stephen King. Comme il ne sortira en France (enfin, en français) que dans quelques mois, je promets de spoiler le moins possible.
Depuis quelques temps, King fait du yoyo, in my opinion.
Flashback : j’avais adoré « 11/22/63 », fantastique dans tous les sens du terme, ainsi que « Joyland », qui vient de sortir chez nous, mais plus récemment très moyennement apprécié « Doctor Sleep ».
Cette année aux US, pas moins de deux nouveaux romans de Stevie sortent. « Mr Mercedes », dont je vais vous entretenir, et « Revival » en novembre.
« Mr Mercedes », donc. King semble de plus en plus, et pour mon grand plaisir, s’éloigner du surnaturel (hormis dans le dispensable « Doctor Sleep ») pour s’orienter vers le bon vieux « mystery », le polar, le thriller. C’est ici franchement le cas.
Le héros, Hodges, est un Détective (de la police) fraîchement retraité et vaguement suicidaire car miné par l’échec de sa dernière enquête, la traque infructueuse du fou qui a foncé dans une foule au volant d’une Mercedes volée.
Or, le tueur prend secrètement contact avec lui, et le met au défi de l’arrêter. Il n’en faut pas plus pour qu’Hodges sorte de son marasme et reprenne officieusement du service. Avec l’aide de deux « partenaires » improbables (un jeune homme de 17 ans et une vieille fille névrosée qui ne se connaissaient ni d’Eve ni d’Adam mais s’entendent aussitôt comme larrons en foire et se révèlent d’une efficacité _ridiculement redoutable) Hodges va engager une course contre la montre pour empêcher Mr Mercedes de commettre un nouveau mass murder.
Ce n’est pas désagréable à lire, quand on aime le style de King, mais l’intrigue est bancale et les rebondissements souvent invraisemblables, voire risibles. Moult coïncidences bien commodes s’enchaînent, cousues de fil blanc, et le lecteur décroche, au lieu d’être, comme espéré, happé par le suspense.
Une déception donc. Pourvu que « Revival », comme son nom l’indique, sonne le retour de King tel qu’on l’aime.
A bientôt mes agneaux pour de nouvelles news littéraires !