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Pour clore (temporairement?) le sujet

Après 4 jours sans éléctricité donc sans informatique (et sans pouvoir bosser correctement (:-) I am back like Terminator.

Cet article que j'ai écrit , c'est comme ouvrir la boîte de Pandore. J'ai enfoui ça pendant si longtemps... et là tout remonte.

Et puis les commentaires qu'il a attirés sont intéréssants.

La photo d'abord. C'est vrai qu'elle est terrible, mais je ne l'enléverai pas justement parce qu'elle représente tout ce que j'ai vécu: la terreur et l'impuissance.

J'ai bien ri quand même en lisant qu'Al trouvait mon père "sexy"!!! je ne l'avais jamais envisagé sous cet aspect là! Quant au double visage c'est tout-à-fait ça: un côté lumineux et un côté obscur.

Je ne pense pas "résumer" l'affaire Cantat à une histoire de chance. J'énonce seulement des faits. Comme je l'ai écrit ma mère aurait pu mourir. Soyons chirurgicalement précis: Marie Trintignant a reçu "quatre gifles". Les coups de poings dans la tête, les coups de pieds dans le ventre, le bassin fracturé, oui, je crois que ma mère aurait pu ne pas avoir la "chance" qu'elle a eue. L'oedème cérébral qui a tué Marie, je pense qu'elle l'a frôlé à maintes reprises.

Bertrand a au moins émis des remords, fait des excuses à la famille Trintignant et exprimé un désespoir que personnellement je crois sincère. "J'ai tué la seule personne sans laquelle il m'est impossible de vivre, ma place est en prison". Je pense qu'au début il aurait voulu être mort lui aussi. Encore une fois tout cela n'excuse rien. Mon cher papa lui, n'a jamais au grand jamais ne serait-ce qu'évoqué le problème. Jamais d'excuses, jamais d'explications, pas de remords, du moins pas visibles. Les seules fois où il s'est exprimé sur le sujet c'était pendant les crises, quand je lui demandais d'arrêter et qu'il me hurlait: "mais elle le cherche! Elle me pousse à bout, elle m'oblige à faire ça, tu comprends?" essayant de se victimiser et de faire de moi sa complice. No comment...

 

Aujourd'hui je le répète, aussi bien lui que ma mère sont dans le déni. Lui comme toujours, elle pour avoir la paix, ne plus parler ni entendre parler de tout ça. Une fois il y a quelques années, alors qu'on avait une dispute au sujet de mes crises d'angoisse et qu'il me reprochait de "m'écouter" je lui ai dit que peut-être il y avait des choses remontant à mon enfance qu'il faudrait mettre à plat. Il a dit: "qu'est-ce que c'est que ces histoires? Je n'ai jamais levé un doigt sur ta mère, je le jure". Elle n'a rien dit. A l'époque des faits, quand mon frère et moi avons été assez grands je lui avais demandé de le quitter, de partir. Elle a dit que non, qu'elle restait pour nous!!! Je pense qu'elle savait que si elle partait il la traquerait et finirait peut-être par la tuer.

 

J'ai aussi en travers de la gorge la seule fois où mon frère est intervenu. Il avait 18 ans et dépassait mon père d'une bonne tête. Il lui a attrapé le bras avant que le poing tombe sur ma mère et lui a dit un truc du style "si tu recommences c'est avec moi que tu te bats". Mon père a flippé. Eh bien ma mère est tellement fière de la bravoure de son fils! Les rares fois où l'on reparle de cette période (en l'absence de papa) elle remet systématiquement cet épisode sur le tapis: la fois où G. s'est interposé. Alléluia! Et moi? Toutes ces années ça comptait pour du beurre? Je jetais peut-être de l'huile sur le feu sans le savoir...

Mais non, je ne vais pas me sentir coupable, je fais aussi partie des victimes.

Enfin ce qui est remarquable dans ces histoires c'est que très souvent les femmes restent. Par peur, pour les enfants (si elles savaient!) ou tout bêtement parce qu'elles aiment quand même leur bourreau. Kristina Rady, que Bertrand Cantat a trompée puis quittée alors qu'elle était enceinte de leur deuxième enfant, ne l'a pas laissé tomber une seconde depuis l'affaire. Et elle est toujours là. Ce n'est pas elle qu'il a battue, mais tout de même, quelle humiliation! Je crois qu'elle l'aime toujours, c'est aussi bête que ça.

 

Les voies de l'amour sont impénétrables, décidément. Pour ma mère je crois que c'est plus la peur des représailles qui a pesé dans la balance.

 

Et toutes les autres? Et tous les enfants qui vivent ce que j'ai vécu?

 

 

Leur souhaiter de la chance, et beaucoup de courage.

 

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N
Fred lit donc mon blog...<br /> Hello, Fred!!!
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A
En fait non, je pense qu'il a bien compris les indices donnés par toi-même à ce sujet dans de précédents commentaires.
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N
O.K j'ai vu! Damned, ma véritable identité est découverte! Mais enfin Chancelier, vous étiez "seul" à la connaître! Trahison!  (:-D
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A
Eh Nanou, mon pote Fred t'as fait un clin d'oeil sur mon blog (article dis-moi Céline) à propos de quand t'as failli pas t'appeler Nanou...
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A
C'est comme pour la Résistance. La plupart des gens disent "si j'avais été là pendant l'Occupation, j'aurais été résistant, c'est sûr". Ouais, c'est ça. T'aurais fait comme tout le monde, t'aurais rien dit. Et ceux qui ont vraiment résisté, il ne sont pas venus le crier sur les toits. Ceux qu'on honore ne sont pas toujours les vrais héros. C'est ceux que l'Histoire, écrite par les Hommes qui ont l'autorité à ce moment, aura retenu.
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