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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 01:58
Un livre, deux livres, trois livres

Ca faisait longtemps qu'on avait (enfin je me sens un peu seule ici à vrai dire) pas parlé livres. Et du coup on va s'en faire trois.

Dans l'ordre chronologique de mes lectures, commençons par "Le Livre Des Baltimore" de Joël Dicker. Inutile je pense de revenir sur le raz-de-marée provoqué par son roman précédent, "La Vérité Sur L'Affaire Harry Québert". Je l'ai lu (comme beaucoup de monde) je l'ai aimé et je me suis quasiment jetée sur le nouveau. A ceux/celles (Stéphanie) qui n'auraient pas lu "Harry Québert" je précise que c'est mieux, bien que pas indispensable, d'avoir rencontré Marcus Goldman, le héros, avant d'entamer "Le Livre...", car Dicker nous plonge dans ses jeunes années. Les Goldman sont deux frères qui ont plutôt bien réussi dans la vie. Enfin surtout un, qui vit à Baltimore, Maryland, USA, et dont la famille sera de fait rapidement surnommée Les Baltimore, alors que l'autre s'est contenté de Montclair dans le New-Jersey. Ils seront donc Les Montclair. Marcus est le fils des Goldman-de-Montclair, mais il est fasciné par le fabuleux train de vie des Baltimore. Chez eux tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Il adore son oncle, sa tante et son cousin Hillel. Ils sont beaux et riches. Ils ont de belles voitures, de belles maisons. Ils recueilleront même un jeune garçon à la dérive, donnant ainsi un frère à Hillel. A chaque vacance, le gang des des cousins Goldman se reforme pour la plus grande joie et fierté de Marcus, qui, en secret, a un peu honte de sa propre famille de ploucs du New-Jersey. Sauf que...Un Drame (majuscule) se profile, on le sait dès le début du livre. Il y a des non-dits, de lourds secrets, et tout ça va mal finir.

Comme pour "L'Affaire", je n'ai pas pu lâcher le livre une fois commencé, et ce même si à certains moments l'écriture me faisait penser à la rédaction d'un gamin de CM2. Et c'est bien ça qu'on demande à un bouquin, non? De nous embarquer. Comme je suis hyper-intuitive et extrêmement intelligente, j'ai assez rapidement compris la nature du Drame. Mais le plaisir de lire était tout de même au rendez-vous.

Ensuite je suis partie à la pêche au polar, et j'ai vu en quatrième de couverture d'un Linwood Barclay que Stephen King himself le recommandait. Allez hop, j'ai acheté "Ne La Quitte Pas Des Yeux". L'intrigue est très similaire aux "Apparences" de Gillian Flynn, qui a connu le succès que l'on sait. Avec le recul je réalise que je n'avais pas tellement aimé le Flynn, et encore moins le film qui en a été tiré.

Le plot: un couple et leur jeune fils se rend dans un parc d'attractions. La femme se volatilise, le mari est bien sûr le premier suspect. Il ne comprend rien et décide de mener sa propre enquête, qui lui révélera la face cachée d'une épouse qu'il ne connaît finalement absolument pas. Il y a des rebondissements et du suspense, mais le plaisir est un peu gâché par les trop nombreux points communs avec "Les Apparences".

Enfin, le King que j'attendais depuis plus d'un an. Je le voulais en V.O pour le lire dès sa sortie, mais mon frère, chargé de me le commander et me l'offrir, s'est emmêlé les pinceaux et a mis sous le sapin "The Bazaar Of Bad Dreams", un autre King encore plus récent (l'homme est prolifique). Il s'agit d'un très bon recueil de nouvelles et je l'ai adoré. Mais revenons à "Finders Keepers" que j'ai finalement lu en français sous le titre "Les Carnets Noirs" (c'est bon, vous suivez?) Je redoutais un peu d'être déçue, car il était question d'une suite de "Mr Mercedes", que j'avais moyennement aimé. Mais non. D'abord il ne s'agit pas vraiment d'une suite, on retrouve juste le même trio d'enquêteurs improbables et perchés que dans le précédent: le flic à la retraite, le jeune gars et la vieille fille border-line. Ceux-là, à mon avis, on aurait pu s'en passer, mais King semble les aimer car si j'en crois la fin ouverte des "Carnets" on aura bientôt de nouveau affaire à eux.

John Rothstein, auteur dans les années soixante d'une trilogie devenue un classique de la littérature américaine, se retire de la vie publique et arrête d'écrire, plongeant les fans de son héros Jimmy Gold dans le désarroi. 1978. Un trio de baltringues fait irruption dans la maison où il vit reclus, lui pique du fric, un tas de mystérieux carnets noirs et, pour faire bonne mesure, le zigouille. Comme dit Clint dans "Un Monde Parfait", on sait vite qui est le chef puisque le dénommé Morris Bellamy bute ses deux complices afin de s'approprier non pas tant le fric que les carnets dans lesquels Rothstein a, ô merveille, donné deux tomes supplémentaires à la saga Jimmy Gold. Morris a pour projet de lire la prose inédite de Rothstein puis de trouver un collectionneur ou un receleur à qui refiler le juteux bébé contre espèces sonnantes et trébuchantes. Il enterre près de chez lui la malle qui contient le butin, le temps de se retourner. Mais comme Morris est un con, il va aussi sec se bourrer la gueule dans un rade, viole une fille et prend perpète, sans même toucher 20 dollars à la case départ. Il tiendra le coup en taule grâce à une seule et unique perspective: lire les nouvelles aventures de Jimmy Gold à sa sortie, s'il sort un jour.

2008. La famille Saubers est installée dans l'ancienne maison de Morris. Pete, le fils ado, étudiant en littérature, est un passionné de l'oeuvre de Rothstein. Sa famille étant dans la dèche pour diverses raisons, quand il déterre une malle contenant 20 000 dollars, il utilise cette manne providentielle pour aider ses parents. Mais comme pour Bellamy, ce qui compte le plus pour lui ce sont ces carnets dans lesquels il reconnaît vite le style de Rothstein. Il les lit, prenant pleinement conscience du trésor en sa possession. Quand l'argent s'épuise, il se résout néanmoins à essayer de vendre quelques-uns des précieux carnets. Or l'affreux Bellamy se retrouve en liberté conditionnelle au même moment, obsédé lui aussi par les écrits inédits de Rothstein. Dès lors l'embrouille est inévitable et c'est là que l'équipe de détectives en bois fait son apparition.

Bon, à part lesdits détectives, tout à fait dispensables, j'ai adoré ces "Carnets Noirs". Ce n'est pas du tout un King d'épouvante ou d'horreur, et d'ailleurs je suis ravie de constater que Steve (on est potes) lorgne de moins en moins de ce côté là. C'est un thriller très bien mené, avec une intrigue solide qui tient en haleine. C'est aussi (surtout?) un hymne à la littérature, aux écrivains et aux lecteurs. De plus, Rothstein est clairement inspiré de Jerôme David Salinger dont je suis une fan absolue. "L'Attrape-Coeurs" est mon livre de chevet et quand Jimmy Gold, son héros, fugue pour passer trois jours à errer dans New-York dans le premier roman, le parallèle avec Holden Caulfield est plus qu'évident. Rothstein est supposé avoir écrit une nouvelle à succès intitulée "La Parfaite Tarte A La Banane". Salinger en a publié une, très célèbre: "Un Jour Rêvé Pour Le Poisson-Banane". Mais le titre original est "A Perfect Day For Bananafish" alors on va pas chipoter. Ne me cherchez pas sur Salinger, j'en sais plus qu'Indochine. C'est dire. Bref, voilà qui m'a vraiment réjouie.

Je ne saurais donc que vous recommander très vivement cet (avant) dernier Stephen King.

Voilà. c'est fini pour aujourd'hui.

Bonne lecture mes culs de babouin chéris!

Published by Nanou
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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 16:07

Le dernier jour de l'année dernière ma Mamie s'est envolée pour le pays des poneys multicolores, comme dirait un bloggeur autrement plus influent que moi. 2015 l'avait sûrement définitivement épuisée, alors elle est partie.

Elle était âgée, elle a eu une bonne vie bien remplie. Oui, c'était dans l'ordre des choses, oui, j'avais de la chance de l'avoir encore. Ca c'est ce que j'ai le plus entendu "bon ben on va pas pleurer hein?". Mais pourquoi pas? On a le droit d'être triste seulement quand quelqu'un meurt "trop tôt"?

Je l'aimais cette mamie, alors si, j'ai quand même un peu pleuré.

Ce n'était pas une Mamie Nova qui tricote au coin du feu et fait des gâteaux pour ses petits-enfants. Enfin si, elle tricotait beaucoup: de la layette toute biscornue mais que les bébés adoraient, bizarrement. Des couvertures improbables qui devenaient leurs doudous préférés.

Elle a eu 8 enfants et pléthore de petits, arrière-petits enfants, et même un arrière-arrière petit-fils.

Veuve à 44 ans, elle s'est formée pour devenir institutrice spécialisée (en CPPN, à l'époque). Ses élèves lui disaient que leur oncle s'était tué pour la troisième fois en voiture, ou lui avouaient avoir tenté de se suicider en avalant un flacon d'Ultra-Levure? Telle Tatie Danielle, elle leur répondait "bah, c'est pas avec ça que tu y arriveras!".

C'était un personnage. Elle tirait les cartes, jouait au tarot jusqu'à pas d'heure, adorait l'opéra et le chantait (mal). Elle buvait du Champagne comme de l'eau gazeuse et fumait de longues cigarettes mentholées. Ses amours étaient tumultueuses. C'était une vraie couguar avant l'heure, qui se tapait des petits "jeunes" de 50 balais. A la naissance de Fille Aînée, elle avait déjà 75 ans. Elle est descendue toute seule en voiture de La Rochelle nous rendre visite à la maternité. Elle était pomponnée, comme toujours, maquillée, mise en plis impeccable, bijoux voyants et vêtements colorés. Je crois que jusqu'à ses 85 ans elle est allée chez le coiffeur deux fois par semaine.

Le maquillage de Mamie, c'était une cérémonie qu'aucune de ses petites-filles ne voulait manquer. On s'asseyait toutes autour de la table et on la regardait ouvrir son vanity (mot que j'ai découvert grâce à elle). Et c'était parti! Fond de teint en couche épaisse, blush-crème, ombre à paupière verte, mascara, rouge à lèvres...Cristina Cordula en aurait craqué son slaïpe. Ensuite elle se crêpait les cheveux et se faisait les ongles. Multicolores, parfois. Certaines de nous, mauvâââises, disaient alors "Mamie, tu l'assois à une table devant une feuille de papier, tu lui donnes une petite tape derrière la tête et sa figure tombe sur la feuille!".Ou bien " tu l'embrasses, tu étales, tu es maquillée". On l'imaginait aussi se balançant un sein après l'autre derrière l'épaule l'été sur la plage afin de s'étaler de la crème solaire pour un bronzage intégral. On était salopes, un peu, mais jamais méchantes. Certains de mes cousins, à qui elle avait dû remonter les bretelles, ont essayé d'attenter à ses jours (ils étaient petits) en déposant dans son lit un couteau...à beurre. Quand elle l'a su elle a juste dit que ç'aurait été plus efficace avec un grand couteau de boucher. On allait sonner chez ses voisins et on courait se réfugier chez elle. Quand ils venaient se plaindre elle prenait notre défense "mais non, mes petits-enfants ne font certainement pas ce genre de bêtises!" et après elle nous sonnait les cloches (un peu). Personnellement je lui ai fait livrer (paiement à la réception) un rameur, alors qu'elle devait avoir au moins 70 ans. Le hasard a voulu que je sois chez elle le jour où elle l'a reçu. Elle criait au livreur de repartir, qu'elle n'avait jamais commandé ça, que c'était sûrement une blague et qu'elle ne paierait pas. Je n'en menais pas large. Avec ma chère et adorée cousine A-L, complice de bien des conneries, on lui demandait innocemment de nous expliquer certains mots, comme fellation. Elle le faisait, et puis elle nous regardait d'un air soupçonneux: "vous le saviez hein, petites chamelles!"

Elle a eu un temps au mur de sa chambre un grand poster de Garou et dans ses toilettes Vanessa Paradis période Maxou.

C'était aussi une mamie qui, quand je venais aux Francofolies, proposait "on se retrouve après ton concert sur le port et on mange une glace, ça te dit?" Oh que oui, ça me disait! Je racontais le concert et elle matait les "beaux mecs" alentour. Pour moi et pour elle.

Quand elle est venue se faire opérer à Bordeaux en 93, j'ai passé une excellente soirée en sa compagnie à la clinique. Elle était encore un peu dans le coaltar après l'anesthésie et elle m'a demandé de lui lire "Un Long Dimanche De Fiançailles" qu'elle avait apporté. Je suis restée jusqu'à 23 heures, à lire tranquillement. Elle m'écoutait.

Ce livre de Sébastien Japrisot, c'est la seule chose que j'ai demandé à récupérer. Il est chez moi maintenant, et je vais le relire, quand je serai prête. Ce sera toujours une connexion entre nous.

Voilà. C'était ma mamie Y, et je suis bien contente de l'avoir connue.

Published by Nanou
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 03:19

Envie de pleurer tout le temps. Alors je pleure, sans même vraiment savoir pourquoi. Ma famille va bien, et je ne connaissais personne parmi les victimes. Mais je suis triste. Ou en colère. Ou les deux.

Vendredi soir on regardait mollement le match, et je reçois un Texto de Fille Aînée, qui dormait chez son copain: "T'as vu les fusillades à Paris?". On met BFM, LCI, on zappe, je ne comprends pas que le match continue. On se regarde avec l'Homme et on pense la même chose: putain, ça recommence. Je voudrais que Fille Aînée rentre, qu'elle soit là, chez nous, hop tous mes poussins dans le nid. Je sais que c'est idiot, elle est en sécurité mais je voudrais tellement pouvoir la toucher.

Il est tard, l'horreur de la situation se précise. J'attrape le dissolvant et j'enlève le vernis rose vif sur mes ongles. Voilà, c'est mieux.

Mais le lendemain, c'est l'anniversaire de mon frère, alors on dîne en famille, chez les parents. Je remets du vernis sur mes ongles, parce que merde, j'enfile mes babies à talons qui me font mal aux pieds mais on s'en fout, et je prends mon petit sac à main en vernis noir qui fait un peu pute mais que j'adore. Je sors, j'ai envie de m'acheter une robe, un truc féminin, coloré, c'est plus qu'une envie, je dois le faire. Le soir on trinque au champagne en silence, à personne et à tout le monde. Et puisque on célèbre un anniversaire, "le jour d'après" dira mon frère, on en profite pour mettre des bougies dans le jardin, jusqu'au portail.

Je reçois des chaînes de solidarité sur mon téléphone mais je ne les fais pas suivre. Je lis des conneries sur Facebook, je m'embrouille avec des "amis", je les bloque.

Je dis "je, je, je", j'ai honte. Il faudrait que je fasse quelque chose, mais quoi?

Je hais la politique, je suis agnostique. Il m'arrive de prier pourtant, genre "s'il vous plaît faites que", et de dire "Oh mon Dieu", OMG quoi, mais c'est devenu tellement vide de sens. Pourtant le seul truc que je vois c'est d'allumer un cierge dans la première église qui se présentera. Je le ferai peut-être. Ou pas. La religion, ha! On a vu ce que ça donnait vendredi soir.

Mais non, évidemment que je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Ca, jamais. Ca ne passera pas par moi.

Avec l'Homme, on est en couple depuis 25 ans et évidemment c'est pas toujours un lit de roses. Ces dernières semaines particulièrement, il a été bien chiant. Mais bien hein. Pourtant quand il voit que mes yeux brillent un peu trop je suis tellement contente de l'avoir pour me réfugier dans ses bras, qu'il me dise que c'est normal, qu'il est triste aussi et qu'il n'y a rien à comprendre. On dort serrés l'un contre l'autre.

Je me relève la nuit pour aller embrasser mes filles, mes deux merveilleuses, fantastiques filles. Elles sont chaudes, douces, elles sentent bon. Dans leur sommeil elles m'entourent de leurs bras et je respire leurs cheveux.

Je mesure la chance que j'ai de les avoir, et l'Homme, et je suis si triste pour ceux qui sont seuls avec leur peine.

Je crois que comme Forrest Gump, c'est tout ce que j'ai à dire pour le moment à ce sujet.

Published by Nanou
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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 18:45
Grandeur et décadence de Prosper Dugommier.

Après de nombreuses années passées à "commenter" mon blog de sa légendaire maxime "je malaxe ardemment les scotums fripés", le sieur Prosper Dugommier a décidé, il y a quelques mois, d'entrer en contact plus tangible avec moi. Je suppose qu'il est arrivé sur Facebook et a fait le rapport entre Nanou et...moi. Prosper et Sherlock, même combat.

Bref. La première carte postale que j'ai reçue représentait un chat, ensuite mon époux (oui!) a reçu un splendide tablier de cuisine, puis de nouveau une carte postale figurant un poisson rouge (facétieux Prosper qui voudrait des nouvelles de ma belle-mère!) et ce week-end on est passés au petit colis: un livre pour enfants intitulé "Et mon zizi, alors?". Ce charmant ouvrage met en scène la petite Nanou et son cousin Prosper (quelle merveille!) Nanou est triste car Prosper a un zizi et elle non. Zut alors!

Et puis ici même, sous divers pseudos dont le mien _Prosper brouille les pistes, PD a rédigé des commentaires, parfois insultants, notamment quand il a prétendu que la rédaction du Scottish Independent avait un énorme travail de correction à faire sur mes articles vu mon pauvre niveau d'anglais. Là je dis non. Je ne suis pas forte à grand-chose mais j'écris l'anglais correctement. Les commentaires les plus récents m'ont souhaité , un peu en retard toutefois, et là je suis chiffon, mon anniversaire, puis Propro (le vilain menteur) a prétendu m'avoir fait livrer un bouquet de pivoines. Il est vrai que j'adore les pivoines, Prosper est bien renseigné. Enfin, aujourd'hui, il a commenté mon dernier article sur le SI, en anglais (bravo!) regrettant que la région bordelaise compte trop de scrotums fripés. Il est néanmoins évident que si ce style de commentaire devait me nuire dans mon travail, j'en serais extrêmement contrariée.

Voilà. Il semblerait donc que Prosper me connaisse. Et me kiffe peut-être? Non, ça ça m'étonnerait. En tous cas moi, quand je reconnais quelqu'un et que j'ai des intentions pacifiques envers lui/elle, je me présente. Prosper, lui, agit sournoisement et c'est fort dommage. FORT dommage.

Moi et l'Homme, on est grands. Mais Fille Cadette a peur maintenant. Qu'"il" m'agresse, me suive, me fasse du mal. Ca la perturbe beaucoup.

ET CA JE NE PEUX PAS LE PERMETTRE.

Donc Prosper, soit vous vous dévoilez et ce sera peut-être un plaisir de vous rencontrer (ou retrouver) soit vous arrêtez immédiatement.

Sinon, il y aura signalement et plainte pour harcèlement. Vous identifier ne devrait d'ailleurs pas poser d'immenses problèmes.

Je crois que c'est tout.

Sur ce, et pour une fois inversons les rôles, je malaxe ardemment votre scotum fripé.

Published by Nanou
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 21:13

Lately I told an English-speaking friend that I didn’t see why people font tout un plat over Natalie Portman. Though a good French speaker, she didn’t understand the expression. I then explained that “make all a dish about something” was to make a fuss. That’s when my husband confessed he understood all the fuss about Portman…

Anyway, this gave me the idea to list and compare a few idiomatic expressions of both languages.

In my previous article, we saw the way the French conceive food. So I focused on expressions and sayings related to it, and there are many.

For instance, instead of faire tout un plat I could have said faire un fromage (make a cheese) over Nathalie Portman. By the way, we call important people and celebrities des huiles (oils) or big fish.

If we’re not feeling well we say we’re not dans notre assiette (in our plate), but if you’re the one bringing a salary home, boiling in la marmite (cooking pot) and putting du beurre dans les épinards (butter in the spinach), you nevertheless have some pain sur la planche (bread on the board: lots of work). And you’d better not be aux fraises (picking strawberries), which means suck at what you do.

Friends. Often they tell us salads (bullshit) or flan (custard). Remember Grease’s ending scene, when Olivia Newton-John boldly tells John Travolta “tell me about it, stud”? Well, it’s been translated into French by "vends-moi tes salades, mec". Not the same impact, believe me. Anyway, you might sarcastically feel like asking the liar if he/she thinks that mon cul c’est du poulet (is my ass made of chicken)? Excuse my French. I’m sorry, this makes me blush, je me fais péter la tomate (I’m blowing up my tomato).

Whatever happens, one should never poke their nose in someone else’s onions, or everything could go flat like a soufflé. We would make boudin (blood sausage: sulk) and then have to watch over them like le lait sur le feu (milk on the stove). Especially if they’re pouring some oil on the fire. Surely they’re up to no good, they mijotent quelque chose (to long cook something). In this case, we might want to tell said friend to go se faire cuire un oeuf (cook themselves an egg: get lost). Friendship is not de la tarte (piece of cake) and, cerise sur le gâteau (icing on the cake), when wheat or sorrel (money) are involved everything gets even more complex. Especially if a potato (a million) is at stake. Of course everybody wants le beurre et l’argent du beurre (the butter and the money for the butter) but you can’t have it all, can you?

It’s important to have good friends who will be there for us. When we’re young and in splendid shape, or have la pêche. But as the years pass, we obviously take some bottle and it’s good to still have people who care when we grow old, have poivre et sel in our hair (salt and pepper) or begin sucrer les fraises (spread sugar on the strawberries), which is tremble and shake. Those ones will still like us because they know that it’s in the old pots that the best soup is made. That’s why befriending the wrong person would be like giving jam to the pigs. A shame.

But in the end, genuine friends will be there when we mangerons les pisselits par la racine (eat the dandelions by the root).

Now you’re sure to have a brilliant and witty conversation during your next dinner party, entre la poire et le fromage (between the pear and the cheese). Just before putting the meat in the table cloth (going to bed).

Celui-ci était un peu "facile" et en plus j'ai merdouillé sur "être dans son assiette", qui, comme me l'ont fait remarquer de spirituels amis, se rapporte à l'équitation.

Mais il faudrait quand même que j'écrive exprès pour ce blog hein! Ou que je fasse appel à SG. Depuis la naissance de Jacques (oh my), Gabriella et Charlotte, elle ronge son frein.

Wait and see mes kikis!

Published by Nanou
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 22:19

The French and Their Food

This time my Scottish friends, we’ll have a look at something the French really do take seriously: la cuisine. Eating. Gastronomy. Or, in a more colloquial vocabulary, la bouffe.
Because we have a reputation to keep: food, wine and love: that’s what we’re supposed to be good
at.
We’ve already seen that regarding love, French men are largely overrated (and I’m not talking
sizes).
But French cuisine may hopefully turn out to be less disappointing. First, you must know that
though we’re obviously very proud of our famous Chefs (Bocuse, Troisgros, Robuchon, Ducasse
and many others), most of us simply can’t afford a meal in one of their restaurants. Or only on very special occasions.
But. We love to eat. It’s one of our favourite occupations. At breakfast we’re thinking of what we’re going to have for lunch. Then we worry about what we’ll eat for dinner. And I mustn’t forget the lovely goûter many of us have around 4.00 pm, like when we used to be kids back from school.
Oh boy, life is hard here believe me.
The French actually cook their meals. On a daily basis, we do la cuisine. In many British or
American books or films, people, at least in big cities, think they’re having dinner at home when
they’re in fact ordering from a takeaway restaurant. That’s not something we easily do, except
occasionally for pizzas. Maybe too because culturally, apart from sandwiches and snacks, take
away food isn’t a solution. We’d rather grill a steak at 11p.m then call for a delivery. By the way,
Doggy Bags are also an unclear concept to us. These last few years, a lot of restaurants have made great efforts to encourage us going back home with the leftovers of our meals, but we don’t feel comfortable with it. Could it be that we’re snobbish? Or just stupid…
Food trucks are quite a recent trend here in France, but don’t expect to get some cheap snack like hotdog or kebab there. No. Our food trucks are conceptual, you see, which means the food has to be fancy and expensive, even cooked in a truck. You won’t manage to get a basic burger, for instance. Rather a foie gras burger topped with fig jam that will cost you an arm. But that you’ll still end up eating standing out in the cold.
By the way, I’ve recently heard of a restaurant in Deauville (posh seaside resort in Normandy also nicknamed “Paris-plage”) making special caviar pizzas. A small one (only crust with a teaspoon of fish eggs on it) will cost you 70 Euros.
Anyway. A proper “at home” French meal is maison, which implies thinking a bit of what we feel
like eating (easy, as seen above we do it all the time), going shopping, then putting on an apron
and… cook.
Supermarkets are convenient but so mainstream (yuk). Street markets are the place to be. Hipsters and bohos, as well as the regular housewives, prefer to shop there. Where you can buy fresh products directly from the producers and have a lovely casual chit chat (see, we’re not that snobbish, after all) with them. It’s more expensive, especially with the boom in organic food, but when the well being of your stomach is at stake, money is not a problem.
Oh wait a minute. As for the essential item to a real meal, namely bread (baguette!) nothing
compares to the bakery. Where are also baked our famous croissants (though croissants and other viennoiseries rather come from, well, Vienna, Austria). Same for the French fries, which for us are typically Belgian.
Regarding food habits, France is far less complicated than many other countries: allergies,
vegetarian and vegan diets are not big issues. We’re mainly a carnivorous people, and it’s a good news because traditional French cuisine often involves meat: stews like pot-au-feu (vegetables long cooked with some beef meat), blanquette (veal meat, mushrooms and carrots in white wine sauce), boeuf bourguignon (beef and carrots in red wine sauce), cassoulet (baked beans, pork and sausages); grilled or roasted meats like entrecôte, côte de boeuf, lamb gigot; poultry; charcuterie (pork products) etc.
But this doesn’t mean any French person is able or willing to cook a full six courses elaborated
meal, especially in an average size and nonfunctional kitchen.
Cans of all sizes can be found in every French pantry and most of the time we rely on opening
them, boiling pasta or cooking eggs in any form. Microwave ovens are also very useful, like anywhere else, to heat up lasagna, breaded fish or any food kept in the freezer.
We although go as far as making our quiches, ratatouilles and desserts. Though we’ve got very fine bakeries and pâtisseries (you must have heard of macarons by Ladurée or fairy tales cakes by Pierre Hermé), we like to bake our pies, tarts, canelés (a delicious specialty of Bordeaux), and chocolate mousse or crème anglaise are often au menu. Of course crêpes are a classic, and we make some as often as possible. Any occasion is good for a crêpe party. With cider, if in Brittany.
And since we can rarely indulge ourselves a treat to a five stars restaurant, we watch cuisine on TV.
The French version of your Gordon Ramsay is Philippe Etchebest, ex professional rugby player now Chef at a hostelry in Saint-Emilion, near Bordeaux.
And ohlala, the show itself is a real nightmare.
First Etchebest goes to a restaurant, incognito (except for the whole TV crew filming him). He
orders the regular menu, looks on the verge of throwing up and mumbles something like “looks like shit, smells like shit, tastes like shit. It’s shit”.Then he introduces himself (surprise!) and asks to visit the premises. Naturally the kitchen is just hellish. You wouldn’t let a rat live in it. Anyway they already own the place. The Chef finds goods that could be carbon- 14 dated, long forgotten dirty
frying pans lying on the floor, and everything is so repulsive that you’d rather burn the place down than try to clean it. To top it all, the staff looks like a bunch of hobos. Etchebest yells things like “you wankers, listen to me!” (Philippe is kind of a direct individual you see) “you’re good for
nothing. You’d better put a crapper in your kitchen, considering what you dare serving customers. Shame on you.” The parts I like best is when he’s so mad he tosses things on the floor in slow motion, along with thunderbolts and a frightening music. Then he gives his instructions (“stop scratching your crotch and picking your nose in front of guests and start working” – pretty basic) and miracle, the next time he comes the place is squeaky clean and the food excellent.
Another very popular cuisine show is Top Chef. It’s a contest, like in any other country where it’s
broadcast, but hey, it’s France here people, don’t forget. So the tests are often pretentious and
almost exclusively related to French cuisine. French Chefs are very flagwaving and their boldness only goes as far as reinventing traditional (French) dishes. How daring. But tell me, if you feel like having a good tournedos Rossini, do you really expect to get a huge plate with a tiny cube of meat on one side, a dice of foie gras on the other and a drop of sauce in the middle? I don’t think so.
Molecular cuisine never took off here, maybe there’s a reason for it.
To be honest I should say that most of us stick to French cuisine. Strangely enough, couscous is the French favourite meal, right. But apart from that and a few incursions in Chinese or Japanese
food, we’re not an adventurous people when foreign food is involved. Too bad.

So, time to come down here and open Scottish restaurants!

J'espère que vous avez enjoyé, mes crumbles au vinaigre. Désormais, j'ai une chef de rubrique (je suis souvent dans "Arts & Entertainment), la possibilité de choisir moi-même mes photos d'illustration et le SI devrait paraître sur papier en septembre. Déjà en ligne (www.thescottishindependent.com) "Excuse My French" sur les expressions françaises relatives à...la cuisine. et bientôt une petite bio de me, myself and I.

I heart you babes! Speak soon!

Published by Nanou
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 22:50

Ok guys! Troisième article publié dans The Scottish Independent, au sujet des histoires de Q des politiques français, et surtout du fait que ça ne choque quasiment personne. Hope you enjoy your reading!

French politicians’ love life

Politician do have a private life. Except it’s not so private sometimes, especially in France. Because they also have love affairs. And usually those clever gentlemen are nothing close to Nobel Prizes when it comes to this matter. It even seems that power emphasizes their natural ability to think with something else than their brain.

The US have had their share of scandals. You must be thinking of Bill Clinton. Oh please, Billy was just helping a trainee who’d lost her pencil under his desk! No, more seriously, back in the 60’s, John Kennedy opened the way for you guys: not only did he have tons of mistresses, but he managed not to get officially caught once. Ha!

Anyway our true subject here is French politicians. And not actual raw sex, but, as said above, love affairs. So let’s get rid of Dominique Strauss-Kahn right now, because behaving like a pervert is not fun, and we want to have a little fun, don’t we?

So maybe we could study, through three quite recent examples, the way the French absolutely don’t give a damn about their leaders’ love lives. It’s amazing I must say, even for a French like me.

Let’s begin with François Mitterrand. When he became president in 1981 he was married to Danielle, the mother of their sons. He was known to be a womanizer but nothing could be proved until 1994 when journalists found out about the double life he was leading. During his fourteen years at the head of France, Mitterrand spent his holidays and all his evenings with Anne Pingeot and their secret daughter, Mazarine, born in 1974. Maybe people were surprised, but not shocked, for sure. At his funeral in 1998, Mazarine was all naturally in the front row, along with the “official” family. Fair enough.

Nicolas Sarkozy was elected in 2007. He was married to Cecilia, but she’d had an affair with a certain Monsieur Attias. Everybody knew it and nobody cared. Nico and Ceci had separated two years before and then got back together, but it was pretty obvious that their couple wasn’t the happiest in the world. For instance, Cecilia remained invisible during her husband’s campaign and is even said not to have voted at the second round of the election. A bit weird, yes. On the night Sarkozy won (against the socialist Ségolène Royal, we’ll see later why it’s important) she was nowhere to be seen. The new prez had to celebrate his victory with some buddies in a bar like a single loser. Ok, they were famous buddies and the bar was The Fouquet’s, but quand meme. Cecilia finally showed up late that night, but the party was morose.

When Nicolas was officially inaugurated, she wore a nice dress, shed a tear (of despair, most likely) and managed to have their son Louis say something super cheesy like “I love you my little daddy” (oh no).

A few months later, the presidential couple decided to divorce. Cecilia went back to her lover (to whom she’s married at present day), and Nico had to face the burden of trying to govern France as a bachelor.

No more First Lady for us.

But not for long. Sarkozy was soon spotted in Disneyland Paris with the ex-supermodel now singer Carla Bruni, well-known until then for being a convinced left-wing. And, ahem, not a shy girl. She had the reputation of being a man eater, and the list of her lovers is long and eclectic. Mick Jagger, Eric Clapton, Donald Trump, Arno Klarsfeld and many french actors and singers. Rather unusual for a soon-to-be First Lady, but who cared?

Nicolas made things clear quickly, because “on va pas s’ mentir” (“I’m not going to lie to you”), like he used to say, shrugging one shoulder. Carlita and him were in love, they were getting married, period. And so they did. Carla went on with her singing and even gave concerts while her husband was on duty. Thus she was constantly exposed to criticism (about her lack of talent) and jokes (about her couple). Nicolas even dared to attend a few of her gigs “incognito”. How cool is that, huh? Their marriage is still going well, crowned by the birth of a little Giulia in 2011.

2012. Bye bye Nicolas, hello François Hollande. The guy had been living in sin (bad, naughty) for 29 years with Ségolène Royal (read above) the mother of their four children. In 2007, Ségolène began to talk wedding. Surprise, instead of proposing, François decided to put an end to their romance. Hollande really seems to be allergic to marriage, as we’ll see further on.

The thing is he was actually secretly dating Valérie Trierweiler, a journalist, since 2005. Their relationship became official in 2010, and François got a bit carried away, claiming he had met the woman of his life (but not all his life, it seems).

Good for him. The French couldn’t care less.

So when he was elected in 2012, Val was more or less France’s First Lady. Everything went normal for two years, the French president having a roommate at the Elysée. But in January 2014, bombshell: a tabloïd published photos of François bringing fresh croissants to Julie Gayet, an actress, riding his Vespa like any Tom Dick or Harry. The president was cheating on Valérie. He was having an affair. Guess what? The French weren’t at all shocked by this aspect. No, the trouble was he was there on his Vespa smiling like an idiot teen in love, all by himself without any guard or protection. Frankly, François, you could have been killed. You romantic fool.

The photos spoke for themselves and Valérie was very very upset. François once again quietly made a statement to end their relationship. Something sober and classy, like ‘”you’re banned, Val”.

Val didn’t take it too well and her retaliation was quick. She wrote a book ironically titled “Thank You For This Moment” in which she revealed some interesting things about her ex, like, for instance, the way he totally despised poor people and called them “les sans-dents” (no-teeth). Rather embarrassing for a socialist.

So let’s sum-up the situation: exit Trierweiler, Hollande was officially single.

Once again, no First Lady for us. Not very good for the image of the Land of the (so-called) French Lover.

But: single president, yes. Single man, no. Newspapers are spreading the word that Julie Gayet spends a lot of time at the Elysée, and when she invites some friends there she casually says “why don’t we go to my fiancé’s?” Isn’t that lovely? In the records of the same newspapers, back in 2011, photos already showed Julie sitting right behind François and Valérie at a political meeting. So how long has this been going, for Christ’s sake? Anyway, no wedding planned, not even a statement to make the relationship official.

The guards at the Elysée just let Julie in and that’s it.

Lately, François and Trierweiler met again, and he is still very close to Royal, now a member of his government (she’s the minister of ecology).

So what’s next?

Wait and see.

But what strikes me is that honestly, the three men listed above are not precisely Princes Charming. So how come they managed to unleash so many passions? Especially considering that the women involved were rather good-looking.

Could it be possible that power also emphasizes the ability of those ladies to think with something else than their brain?

A bientôt mes droughies émoustillés!

Published by Nanou
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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 21:34

Salut mes lecteurs assidus (quel humour, je me kiffe. Ca en fait au moins une, hein!)

Deuxième épisode de la saga "j'écris dans The Scottish Independent". Cette fois là je me penchais sur le French Lover, mythe ou réalité?

Rien d'autre à ajouter, sinon que j'apprécierai(s) toujours autant les avis, commentaires, opinions et suggestions.

Oh mon chéri-chéri!

I feel so blessed to be a French woman you know.

Because as far as love is concerned I know I’ve always been confronted to la crème de la crème.

Do the words “French lover” mean something to you? If so you must understand how lucky I am.

First the burning issue: our world famous French kiss. (Because you’re anxious to know about it. Don’t deny it). Let’s put it clear right away: the French (of both sexes) don’t even imagine how it’s possible to properly kiss without the tongue. That’s why we find it so funny when in foreign movies girls are head over heels because “he put the tongue”. Well, sure he did. He’d better.

But please, don’t imagine that we’re making soupe de langues (tongue soup, a romantic french expression) all the time and with anybody. We do kiss on the cheeks, to say hello, but when seduction is involved, there’s dating, flirting, or should I say courtship first.

Let’s figure out a typical french heterosexual couple: Pierre and Mathilde.

They meet, like 80% of the couples in the world, in a cosy bar or a discotheque. Pierre buys a drink or two to Mathilde, and compliments her on her eyes, smile, looks. Then they get deep in conversation about their literary tastes, food, wines, travels, vision of life.

Or, more probably, they’re both blind drunk and the music is so loud that they can’t talk, so they go directly to step 2: kissing (French kisses there!) and groping on a couch. Then Pierre takes his lady to the back of his car where they have unprotected sex. Finally they both puke on each other’s shoes and bye bye!

Luckily they’ve exchanged their “06” (06 being the first two numbers of mobile phones in France) so Pierre rings Mathilde the day after and asks her out. He picks her up at her place with a bouquet of red roses, and takes her to a fine restaurant, where they have a gourmet dinner. Then Pierre walks Mathilde home, putting gently his jacket on her shoulders when she’s cold and holding her hand at crosswalks. For their next dates, they’ll go to the cinema, ballet or have lovely picnics in parks.

Or rather…When the chick (what’s her name already?) -after three days sitting by the phone waiting for a life sign of her chéri_ finally calls, Pierre has completely forgotten who she is, but since he has no other plan, he suggests they could have a Big Mac together. On her way to the fancy restaurant, Mathilde hears lots of compliments from youngsters, like “hey Mademoiselle, you’re so very charming, frankly I could make love to you right here on the pavement”. After the, ahem, meal, Pierre brings Mathilde to his place where he spends the night playing video games with his mates. For their next dates, they’ll go to the bowling, she’ll watch him play football in the cold or they’ll stay at his place, eating pizzas, drinking Ricard for apéro and…watching football on TV.

But things are now getting serious for our romantic couple.

So Pierre buys his beloved girlfriend a classy and elegant ring and proposes to her kneeling down under a beautiful green oak symbolizing their love. Then they passionately kiss and go to Mathilde ’s parents where Pierre formally asks her hand to her father, with his “fresh butter” gloves on.

(There, I have to disappoint you all, fans of zee French lover. Because actually the above concepts are totally estranged to the French in general: engagement (hence the engagement ring) and kneeling to propose, well, we never do that. Boys would find it ridiculous and girls would be embarrassed. It’s so old-fashioned.)

No. When Pierre and Mathilde feel comfortable enough with each other (after the four or five first years of fights, breakups and reconciliations) one of them is more likely to say “why don’t we get married, I feel like having a party/ wearing a nice dress?” They pick a date, tell their parents and friends, and after the ceremony they celebrate with a generally bad dinner served in a balloons and crepe paper garlands decorated gymnasium while a lousy DJ plays uncool music.

You’ve certainly guessed that there’s no emotional send-off to any exotic honeymoon. Maybe later. For now, the newly-weds go to bed, where they’ll be woken up at dawn with a soupe à l’oignon and a horrendous mixture made of Nutella, ketchup and water, a tampon floating in it. Could you imagine something more romantic?

Afterwards come all the wonders of married couple life. Love, compromises and sometimes lies, snoring and farting at night, forgetting birthdays and anniversaries…

French guys are just regular men you see. Sorry to disappoint you.

But wait a minute. Now that I come to think of it, I’ve had a boyfriend who did take me to nice restaurants, watch romantic comedies and sunsets on the ocean with me. We talked and laughed a lot together,

And when I was cold he would actually take his jumper off to put it on my shoulders. He also opened the doors for me, climbed the stairs first in order not to see under my skirt, immediately noticed a new haircut or piece of garment. Things like that. He was a real gentleman.

Too bad he turned out to be gay.

Voili voilou! A bientôt mes poux en kilt!

Published by Nanou
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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 17:15

Hello mes droughies! Je sais, ce blog se traîne comme un escargot baveux, faute DE LECTEURS aussi, il faut bien le dire, vilains!

Pourtant j'ai des choses à dire/écrire, et il se trouve justement que depuis février je suis la Bordeaux correspondent du Scottish Independent, un hebdo écossais (no shit) en ligne et bientôt sur papier. Je bosse sur mon 4eme article ces jours-ci, mais pour me lire, comme mon talent (huhu) fait accourir les lecteurs, mes papiers sont behind the paywall, ce qui signifie, en bon anglais (haha) qu'il faut banquer pour lire. Je comprends, le journal ne s'en sortira pas si personne ne subscribe. But:

Pour vous mes chéris, je vais mette ici-même mes écrits scottish. Ca en intéressera certains et certains autres non, of course. Evidemment c'est en anglais, because the Scots speak english. They roll the "r" but they speak english.

Logiquement on va commencer par mon 1er article paru, la liste des clichés que nous ze French on a au sujet des Scots. Le titre a l'air bizarre (il n'est pas de moi) , mais il faut le lire en anglais avec un fort accent français.  N'hésitez pas à me donnez vos avis, opinions, critiques bons ou mauvais, dans les commentaires.

AH OUI, IMPORTANT! Mes ami(e)s Facebook, n'en parlez pas là-bas, sinon Mark, mon editor-in-chief, se fâchera tout rouge.


Ready, steady? GO!

 

 

Wat-tuh zee Fraanch Theenk of zee Scottishuh

Every country has its stereotypes about the others and their people.

However, we French, notoriously open-minded, benevolent and intellectually curious, make an exception to the rule.

For instance, we don’t assume that the Russians are heavy vodka drinkers, the Americans rude mannered cow-boys, or the Japanese spending their time taking photos. Of course not.

We know that for sure.

This is why when I was asked to enumerate the few things I knew about Scotland and the Scottish it was so easy to answer.

 

 

The monster of the Loch Ness

Scotland’s most famous inhabitant is Nessie. Everybody knows that. This giant snake-like beast lives in the depths of a lake, which the Scots call a Loch, God knows why.

 

Haunted castles

Enough with monsters, now the ghosts. It is well-known that Scotland harbours terrifying ghosts in its numerous dark castles. Myth or reality? This leads us to N° 3.

 

The Scots are always on the piss

 Scottish people not only produce but also drink whisky. A lot. And very often. Question: Has anybody sober ever seen a ghost, let alone a monster in a lake? I don’t think so.

 

Sean Connery

Apart from Nessie, Sean Connery is the only famous Scottish. No other has ever made anything interesting or popular. I mean, we would be aware of it. And his last name is just so funny in French, haha! Sean Connery has played James Bond, the super english secret agent (?) and later we saw him in “Highlander” on the set of which he made friends with Christophe Lambert, which confirms, if needed, the weirdness of the man. The two are said to have had good laughs going to local bars claiming they were 007 and Tarzan in order to get free drinks. Oh well, booze again…

 

Scottish men all wear kilts

Everywhere, all the time. Take a walk in a street of any scottish city and you won’t be able to make the difference between men and women.  And not only do they were skirts, but they’re naked underneath. How strange is that?

 

Balmoral

Balmoral is the Scottish residence of Queen Elizabeth. She goes there to hunt deers, drive her Range-Rovers like mad in the  countryside, scaring the s**t out of sheep,  and hide when her daughter-in-law dies in a car accident. In order to go incognito, when in Balmoral,  Prince Charles, though he’s prince of Wales, wears a kilt like the locals. What an insidious device.

 

Scottish people are greedy

They never want to pay for anything. See that little purse they wear across their kilts? They keep their change in it. So close to their privates that they’re sure nobody is going to try to rob them.

 

They sing (well) at rugby matches

When a rugby match involves Scotland, the most interesting moment is their national anthem. Hear the crowd sing along “Flower of Scotland” (especially the a cappella part, when the bagpipes fall silent) will give you goosebumps. Zis iz so bioutifoul.

 

Bagpipes, by the way

It’s the Scottish national instrument, and you will find somebody playing it at the corner of each street, just as well as everybody plays accordion in Paris.

 

      They eat revolting things

Haggis. Oh Lord. Take the envelope of a sheep stomach, stuff it with about all the internal organs of the animal, boil it and bon appétit! They may be good at making and drinking whisky (ha!) but you can’t trust the Scots when it comes to cuisine.

 

Well it’s about all I can think of about the Scots right now. But it’s already a good beginning to a tourist guide, isn’t it? 

Oh, just one more thing: French and Scottish are friends. Yes, they really like each other. Like er, soul mates. Especially at occasions when the common “enemy” is England.

 

 

 Speak soon my beloved octopusses!

Published by Nanou
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 22:36

L’Homme m’a fait l'autre soir une révélation ébouriffante, tout en engouffrant une feuille de laitue :

-  « U ché, laion i é étraché à aïwa ? »

- « Hein, kessessé?»

Il déglutit puis reprend:

- «  L'avion qui s'est écrasé à Taïwan. Eh ben, j’en ai rêvé la nuit dernière. J’ai vu cette image d’un avion penché sur l’aile sur le point de se crasher. Et en regardant les infos ce matin j’ai flippé ».

Entrevoyant  immédiatement des débouchés intéressants, je m’assure avant tout de la discrétion absolue de mon époux :

     - « Tu en as parlé à quelqu’un d’autre ? »

     - « Non, pourquoi ? »

     - « Parce que sinon je devrai te tuer » (j'ai toujours eu envie de prononcer cette phrase).

Je lui explique alors qu’à mon avis, soit son rêve était prémonitoire, soit, plus probablement, il a, par la force de ses pensées inconscientes, provoqué le drame. BAM. Et là, on tient un truc.


Télékinésie, « Carrie Au Bal du Diable », ça vous dit quelque chose ?


Curieusement l’Homme n’a pas l’air enchanté de l’étendue des pouvoirs qui s’offrent à lui.

Avant d’appeler Saul à Langley, et Clarice Starling à Quantico (oh ça va hein, moi aussi je regarde des séries) je décide de faire quelques tests complémentaires, non sans lui avoir au préalable braqué une torche dans les yeux :

     - "Qui a tué Kennedy?" (haha, on va voir si tu fais toujours le malin (le Malin?)

     - "Euh, Garcimore?" (mais il est CON hein).

Je tente alors le tout pour le tout:

     -  « Un balayage caramel, tu penses que ça m’ira ? »

     -  « Ben je sais pas » répond-il platement (come on, this man is useless).

     -  « Mais focus un peu, merde, c’est important ! explosé-je en agrippant le col de sa chemise et en le secouant comme un prunier. «  Dis-moi un truc que personne ne sait putain! ».

     -  « Kate Middleton est enceinte ».

AH BEN BONJOUR LE SCOOP. De mieux en mieux. Quel boulet. Puis il poursuit « c’est une fille ».

 L'espoir renaît « Ah oui ? »

     - « Et ils vont l’appeler Regine ».

Je sais pas pourquoi, ça me paraît peu probable. Et j’envisage d’employer des méthodes d’interrogatoire plus poussées (la baignoire est déjà pleine) quand une ampoule s’allume dans ma tête.

Regina en latin c’est reine (comme la pizza, oui). Et cette gamine, si c’en est bien une, sera peut-être reine un jour.

D’autre part, dans « l’Exorciste », le prénom de la gamine, Regan, a été traduit en français par Régine.


L’Homme serait-il possédé ?


J’avoue que je suis inquiète. J’ai arrêté les interrogatoires et je guette les manifestations du démon. Pour l’instant l’enveloppe corporelle de mon mari dort devant un reportage sur Hitler. Mais « Hitler, c’était le Diable » vient de dire le commentateur. (Et sur ce point on ne peut pas vraiment le contredire). Oh wait, ça se confirme !

Bon ben j’éteins la télé et s’il se réveille en m’ordonnant d’aller sucer des b**** en Enfer j’appelle le pape. Au minimum.


On n’est jamais trop prudent.


 

Je vous tiens au courant mes buveurs d'eau bénite adorés!

 

 

 

Published by Nanou
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