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Dimanche 1 novembre 2009

Je crois qu'il est établi depuis belle lurette que mes beaux-parents sont de gros cons
.Toutefois le temps d'une petite piqûre de rappel est venu.

Ici, un rapide historique de leurs (ex)actions. 


Mais commençons par le commencement de notre anecdote de la semaine.

Dimanche dernier, l'Homme revient d'une journée chez ses parents, où il était parti accompagner Fille Aînée, qui souhaitait y passer quelques jours. Il m'annonce qu'il a mal au bide, mais que ce n'est probablement pas très grave vu qu'il a "bouffé comme un chancre". Avec beaucoup d'élégance, il m'informe aussi que tout ira mieux dès qu'il se sera "vidé par un bout ou un autre".
A vrai dire tout ceci ne me surprend guère. Poisson-Rouge (la belle-doche) est une inconditionnelle de la friture. Elle frit TOUT. Viande, poissons, légumes, ah non, légumes elle connait pas, elle ne connait que ...les frites. Et les cèpes. Frits, évidemment. Léger, tout ça. Au point que quand les filles rentrent de là-bas, leurs fringues, leur peau, leurs cheveux puent la friture. C'est une horreur. Poisson-Rouge est aussi du genre à préparer une pâte à crêpes le jeudi et à la laisser comme ça sur le plan de travail jusqu'au dimanche, où elle décide de faire les crêpes. Après avoir mis une louche d'huile dans la poêle, bien entendu.


Les frites à la graisse de phoque de ma belle-doche. Mmmmmm...

Tout ça pour dire que si vous voulez vous choper une indigestion ou une salmonelle, c'est la bonne adresse
.

Les douleurs abdominales de l'Homme deviennent tout de même préoccupantes. On fait venir SOS Médecins (je ne m'étendrai pas sur le con qui a non seulement établi un diagnostic érronné mais s'est permis, au moment de lui piquer les fesses, de dire à l'Homme qu'il avait un gros cul). Une heure plus tard appel au 15, ambulance, nuit aux urgences et finalement hospitalisation dans les petites heures de la matinée de lundi en attente d'appendicectomie. J'avais dû, avant de quitter la maison peu après minuit car en épouse soumise je voulais accompagner l'Homme, appeler mes parents pour qu'ils viennent veiller sur Fille Cadette. Il y avait un brouillard à couper au couteau sur l'agglomération bordelaise et les cris de douleurs et les supplications de l'Homme m'avaient pas mal vrillé les nerfs. Voyant ça, mon père m'a dit qu'il m'emmenerait à l'hosto (pas de place dans l'ambulance). Voilà donc ma mère auprès de Fille Cadette, et mon père avec moi, poireautant toute la nuit aux urgences du Tripode.

Lundi en début d'après-midi l'Homme part au bloc. Entretemps mon père m'a ramenée chez moi (à 5h du mat), où j'ai pu récupérer ma voiture afin de rejoindre mon cher et tendre. J'ai appelé son boulot et, évidemment, ses parents, qui jusqu'à présent n'ont donc rien fait. CQFD. Mes parents, eux, malgré une nuit blanche, s'occupent de Fille Cadette. 
Pendant que l'Homme est sur le billard, je parle au téléphone à Fille Aînée, qui doit pratiquement ordonner à sa grand-mère de l'emmener à l'hôpital où elle veut être lorsque son père sera ramené dans sa chambre. Poisson-Rouge finit par céder (ils habitent à 10 minutes maxi de l'hôpital). 
Mardi, comme les jours suivants, je passe l'après-midi avec l'Homme. Mes parents (les miens) passent dans la soirée visiter leur gendre. Poisson-Rouge vient un petit moment, et toujours sur demande expresse de Fille Aînée. Elle reste là, béate, silencieuse, inutile, l'air de ne pas savoir où ni qui elle est. Tout est normal, donc.

De toute la semaine qu'il a passée à l'hôpital, l'Homme n'a pas vu son père (ni son Tanguy de frère d'ailleurs) . NON. Pervers-Escroc ne s'est pas dérangé, et il n'a même pas appelé. En fait personne de sa famille ne lui a passé le moindre coup de fil, même maintenant qu'il est de retour à la maison. (La mamie, elle, ne veut soi-disant pas l'embêter. Mon cul, oui!)

Mais revenons au père. Son excuse à lui, transmise par Poisson-Rouge, c'est qu'il n'aime pas les hôpitaux!!! Alors là je comprends mieux! Mais oui, ça c'est de l'excuse valable! Est-ce que nous ça nous a fait plaisir d'aller à la banque le jour de signer tes putains de papiers, sale con?

Je pose une question: QUI aime les hôpitaux??? Qui?  Hein?

Bordel, personne n'aime les hôpitaux, mais quand quelqu'un de cher s'y trouve on se fait violence et on lui rend visite. Quand j'ai accouché de Fille aînée je croyais avoir une amie. Elle non plus n'aimait pas les hôpitaux et elle n'est pas venue nous voir, moi et le bébé. Ce n'est plus mon amie depuis.
Attention, il y a de vrais empêchements: la distance, notamment, bien sûr. Mais même là le téléphone existe.
Des collègues et des copains de l'Homme l'ont appelé, mais Pervers-Escroc, NON. Tanguy, NON.


QUELLE HONTE, un "père" pareil!!!
Vraiment j'en ai honte pour lui, et de la peine pour l'Homme.


On est dimanche soir et le téléphone n'a toujours pas sonné du côté de la famille de l'Homme.

Tous les jours ce sont mes parents qui lui ont apporté l'Equipe, ma mère qui lui a fait de la soupe de légumes... Bien sûr rien ne les y obligeait et s'ils l'ont fait c'est qu'ils le voulaient bien. Mes parents sont plus vieux et beaucoup plus fatigués que ceux de l'Homme. Ils ont dû à chaque fois rouler 3/4 d'heure et se payer des embouteillages pour se rendre à l'hôpital.
Les BP ont à peine la soixantaine et pètent la forme. Ils ne foutent rien de leur dix doigts et vivent aux crochets des autres (nous) et du système. Ce qu'il a , l'enc*lé de beau-père, c'est que c'est un tas de fumier égoïste, sournois comme pas deux et profiteur. Donc comme toujours, il est resté chez lui posé sur son sale cul, tranquille. Car la merde, c'est pour les autres, c'est bien connu.
J'allais oublier. Fille Cadette n'a pas voulu voir son père tant qu'il "avait des tuyaus partout" (et il en avait. Il a fait une infection, d'où antibiotiques, antalgiques ça va de soi, antipyrétiques, plus le drain avec le bocal plein de trucs dégueus qui va bien etc.). Ca l'impressionnait et on a pas insisté. L'Homme l'a très bien compris.
Pervers-Escroc a eu le culot de dire à Poisson-Rouge "mais quand même angculé, pourquoi elle va pas voir son père, mes couilles, la gosse,?" (rappelons qu'il ne l'appelle jamais par son prénom). Je le sais car Fille Aînée, choquée par la remarque, me l'a répété. Pas mal, non?

Je méprise ce sous-être plus qu'il n'est possible de l'exprimer. Je lui chie sur la gueule.

Ce silence est assourdissant. Et minable. J'ai envie de dire une fois de plus "après tout ce que  l'Homme (ce qu'on) a fait pour eux" mais je me retiens. Qu'en tous cas il (Pervers-Escroc) ne s'avise plus jamais de nous demander quoi que ce soit. Du moins rien qui m'impliquerait. Et Dieu le préserve d'être mal en point à l'hosto. Parce que là je planterai des aiguilles dans une poupée vaudoue à l'effigie de sa sale gueule.


Restez donc bien au chaud chez vous, tas de cons!


Panneau figurant désormais devant notre porte, à l'attention expresse des beaux-parents.



Mais surtout, surtout, ne faites plus chier!!!




Par Nanou
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Jeudi 22 octobre 2009
On dirait bien que je suis illico l'excellent conseil que m'a donné le délicieux Mister Delicious dans un commentaire du post précédent, hein! (Ecrire dans ce blog tous les jours).

Mais en fait non.


C'est juste que là j'ai un peu de temps. C'est pas que j'en ai pas eu dernièrement mais il s'est passé pas mal de  choses, la plupart pas très cool, en plus de mon Ca et son cortège de merdier. En vrac, disputes et mêmes bagarres avec l'Homme, d'où séjour chez mes parents avec les filles pour nous (les, surtout)  éloigner de sa/notre...néfaste influence. Fille cadette qui, du coup, refuse de nouveau d'aller à l'école... Bref, pas mal disons, d'action (ô, divin euphémisme, style "va, je ne te hais point". Au moins).

Depuis quelques mois donc, je ne dors pas tellement la nuit, alors je lis. Beaucoup. Et hier soir je suis tombée sur un passage qui résumait bien ce que je pourrais dire sur la difficulté de se sortir de l'"état" décrit dans le billet précédent. je cite (I quote):

"La tête[...] donne toujours aux nerfs d'excellents conseils qu'ils ne peuvent suivre. Ils répondent Oui, m'sieur, maintenant que vous le dites, je vois bien que rien n'est plus vrai. Sur quoi ils se mettent à faire une sarabande infernale".
Stephen King, "La Part Des Ténèbres".

Très juste. Très bien vu. Rien n'est plus difficile que de lutter contre soi-même, même quand on sait parfaitement ce qu'il faudrait faire.

Et oui donc, c'est dans un King que j'ai trouvé ça. Comme quoi, hein. Parce que ça justement, aucun psy ne l'a jamais admis devant moi.

Je lis beaucoup et j'apprécie Stephen King, assez bizarrement pour les raisons qui ne font pas son succès. En gros j'aime tout ce qui est description, portrait des personnages, dialogues et mise en place de l'action, mais dès qu'on plonge dans le surnaturel-fantastico-gore ça me saoule.

Enfin bref,  mes goûts littéraires feront probablement l'objet d'un prochain post. Pour ceusses que ça intéressent. J'ai de la matière, mais ne vous réjouissez pas trop vite bonnes gens, rien de très sérieux non plus. Je ne suis pas une grande intellectuelle, voyez-vous. Je lis léger.


D'ici là, bonne lecture à tou(te)s!
Par Nanou
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Dimanche 27 septembre 2009
Un mois d'absence et des pop-ups indésirables apparaissent sur mon blog.

J'ai pas trop eu le temps de venir.  La rentrée, tout ça. La petite en primaire, la grande au collège, les horaires différents...

Et peut-être moins l'envie aussi.

Une organisation de merde surtout. Je me noie dans un verre d'eau. Faut dire que je cumule. Il y a "Ca" qui est toujours là et qui fait que je me terre de plus en plus dans la maison.
Aujourd'hui c'est la cousin-party dans l'Ile de Ré. On devrait y être, on y est pas. Les filles y sont avec mes parents. On devait les rejoindre mais on leur a fait faux-bondCette maison qui n'est pas encore une "safe place", un refuge pour moi.

Purée je suis nulle. So pathetic. sans déconner. "Ca", plus la déprime, la dépression oui, disons-le qui découle de "Ca", les nuits d' insomnies, le sommeil n'arrivant qu'à 6 heures du mat, mon père qui emmène les filles à l'école et au collège parce que je suis tellement dans le potage que je peux pas conduire, qui récupère parfois la petite à midi pour qu'elle déjeune chez mes eux. Où je la rejoins. Parfois, quand j'arrive à me tirer du lit. Alors que ô joie, ô miracle après une première journée difficile elle va à l'école sans problème, avec plaisir même. C'est pas le moment de la stresser ou de lui donner des raisons de douter de notre soutien!!!
Et la grande qui est adorable, ne bronche pas, ne fait aucun reproche et s'assume pas mal malgrè une mère déplorable comme moi. 

L'Homme, lui, est la plupart du temps au boulot. 

Mais moi j'en ai marre de tout ça. Je passe mes nuits éveillée parce que la nuit on n'attend rien de moi. Je dors le jour...pour ne pas voir, ou ne pas m'ennuyer encore plus. Je me lève, je vide le lave-vaisselle, je fais les lits, je prends une douche
(tremblante, en 4ème vitesse, avec le portable à portée de main à cause de mes vertiges, par peur d'un malaise_d'ailleurs le portable me suit partout). Quand je peux je récupère les filles à l'école (rarement), elles font leurs devoirs, je repasse une chemise pour l'Homme, et puis il faut préparer le dîner, tout ça sur le qui-vive ou en étant malade. Oui, parce que j'ai toujours un pet de travers. Migraines (bon, ça c'est bien réel), vertiges, nausées,maux de ventre, étourdissements, impression permanente de marcher à côté de mes pompes, etc. Je suppose que mon rythme de vie/sommeil aberrant y est pour quelque chose, et c'est un cercle vicieux. Je ne me détends un peu en général que vers 22 heures. Et encore. Et voilà ma "journée" terminée, ma nuit qui commence. Passionnant, non?

Bien sûr j'ai parlé de tout ça à un ( que dis-je à plusieurs) docs. J'ai des troubles physiques mais, et j'en suis consciente, j'ai toujours le nez sur mon nombril, je guette le moindre souci, je me surveille. Il faudrait que je m'occupe, que j'aie une "activité relaxante" genre yoga (dixit doc). Mais là je me vois déjà en train de tourner de l'oeil. Rien que tourner rapidement la tête de droite à gauche me donne des vertiges horribles. Faudrait aussi que je prenne un peu plus l'air. Ca c'est sûr. Que je mange normalement. Depuis quelques mois je fais un repas et demi (en gros) par jour, j'ai beaucoup maigri et je n'en avais pas vraiment besoin. Mais je n'ai pas faim ou alors quand je mange j'ai aussitôt mal au ventre. Je suis donc plus faible. Et puis ah oui tiens, je n'ai plus eu mes règles depuis la naissance de Fille cadette, il y a presque 9 ans...

Je m'auto-médique (et je m'auto-merdique aussi). Un petit cachet contre l'hypotension, un autre contre les vertiges, un troisième contre les maux de ventres ( tous ceux -là sans ordonnance), plein contre les nausées, des antalgiques dès qu'un mal de tête se pointe, plus mon traitement contre la migraine et l'arthrose cervicale (responsable de certains vertiges), les anxiolytiques pour "Ca" et l'AD que je ne prends pas alors qu'en fait c'est peut-être le seul truc qui me ferait du bien.

Comme dirait le médecin en rigolant, je suis lucide sur mon "état", ce qui prouve, bonne nouvelle, que je ne suis pas psychotique. Névrosée, ça oui, sans doute un peu, mais pas psychotique. Youpiiiiiii!

Alors je sais ce que vous vous DISEZ, les gens:
SORS TOI LES DOIGTS DU SKYWALKER, bouge, trouve du boulot, vois du monde!
Je sais que vous avez raison mais encore une fois j'ai peur de ne pas en être capable. Dans l'état actuel des choses je ne me vois pas allant au boulot et y passant une journée sans faire de crise de panique. Je réponds à des annonces mais je prie en même temps pour ne pas être convoquée en entretien tellement ça me terrifie. Et puis déjà réussir à récupérer des horaires "normaux" ça me paraît insurmontable.

 Pourtant je JURE que j'ai envie de profiter du soleil quand il fait beau, de nager dans l'océan sans avoir le tournis, de pouvoir jouer et rire avec insouciance avec mes filles, d'aller tout bêtement faire mes courses sans que ça me semble comparable à l'ascension de l'Everest sans oxygène. De me détendre enfin sous la douche ou dans un bain.Et puis d'aller au boulot comme une nana lambda. Je veux juste mener une vie normale.

Faudrait peut-être que j'essaie VRAIMENT alors. J'essaie, mais sans doute pas assez fort. Je suis extrêmement velléitaire et c'est pénible. Ah ça, je suis pas un cadeau comme fille, hein!

Déjà, faut que je prenne mon AD. Que je (re)voie un psy pour lutter contre "Ca". Et que je bouge un peu plus, même si c'est dur, même si j'ai envie de rester au lit toute la journée, et que quand je me lève je suis complètement dans le potage.

Peut-être que si le moral va mieux, le reste suivra. C'est ce que dit le doc en tous cas. J'y crois (si, si) mais c'est pas suivi d'effets.


Alors si tiens, on va dire que j'y crois!!!
Par Nanou
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Jeudi 20 août 2009

Cédant aux sirènes conjuguées de Betty et  NicMo, qui m'enjoignaient de profiter de mes quelques jours (et nuits) de célibat forcés, j'ai décidé hier d'arrêter le mode râlage et accepté la proposition de mes parents d'aller faire un plongeon at The Canau, station balnéaire mondialement (que dis-je, universellementconnue sous le nom de Lacanau.

Il faisait très chaud. Mes parents ont la clim dans la bagnole (je sais que c'est pas écolo mais voyez-vous là je m'en foutais complètement). Faudra que je revienne là-dessus dans un prochain post d'ailleurs. Je mourais d'envie de me tremper les fesses. Alors en voiture Simone!

Après environ 30 minutes de route on est arrivés près de l'océan, et là il s'est passé quelque chose de merveilleux: il faisait presque frais! Une délicieuse petite brise marine me chatouillait les épaules et croyez-moi c'était pas du luxe.
En ce moment c'est le Lacanau Pro. Pour les boulets non-initiés c'est une manche du championnat du monde de surf. Et pendant ces 10 jours là il y a un monde fou at The Canau. Je veux dire, encore plus que d'habitude. Mais en même temps c'était sympa.

Installée sur ma serviette à une distance respectable de mes parents (j'déconne, ça va!) je pouvais sur ma gauche profiter du ballet des MNS tentant régulièrement de ramener au bord quelque trastou surpris par les baïnes (on a beau leur expliquer, les trastous ne comprennent rien aux baïnes. Quels cons (:-), et me payer la gueule des divers sportifs de plage se livrant à force activités ludiques: raquettes, volley, foot, cerf-volant (sur une plage bondée, on conviendra que c'est une idée de génie).  Ce que je préfère, c'est quand un parasol s'envole et vient se planter dans le dos/ventre/pied/nez de quelqu'un, son propriétaire lui courant après à grands cris. Mais là, y avait pas assez de vent. Tant pis.

En face de moi, l'océan. Splendide.Comme toujours. J'ADORE l'océan.

Sur ma droite, les surfers en pleine compétition.
















Photo non contractuelle. ( Elle n'a pas été prise hier at The Canau, mais en juillet à Hossegor).

Beau temps chaud, swell modéré, shore-break ne facilitant pas la tâche des sportifs, mais nous avons néanmoins assisté à de magnifiques rides.
(Les deux lignes précédentes sont sponsorisées par le Lacanau Surf Report)

Bref, c'était bien et cherry on the cake, l'eau était divine. Après plusieurs baignades et pipis dans l'eau, suivis de matage intensif et remplissage de quelques pages de mon "Cahier de Vacances Pour Adultes", on a décidé de partir. Et là, comme il était près de 20 heures et que Pôpa et Môman avaient un petit creux, ils m'ont demandé si ça m'ennuierait de rester manger un morceau sur place. Que nenni, les amis! Une bonne table face à la mer ("j'aurais dû grandir") et hop! un petit resto aux frais de la princesse des parents.
 
Pour faire bonne mesure, en chemin vers la voiture je me suis offert un charmant petit bout de tissu pour couvrir mon corps de déesse (une robe, quoi) dans une des innombrables boutiques hors de prix du Canau.




 











Oh! quelle JOLIE robe! (Mais on voit rien. Ben c'est fait exprès...)


Quelques minutes à écouter un groupe reprendre plutôt bien d'ailleurs Santana, et on est repartis. A 22h45 j'étais sous la douche et j'ai pu ensuite regarder tranquillement "Lost". J'ai pas tout compris vu que j'avais plus ou moins oublié le plot de la saison précédente mais l'un dans l'autre j'ai recollé les morceaux.

Sur ma lancée, aujourd'hui j'ai encore fait chauffer la Carte Bleue lors d'une petite virée shopping. J'ai honte. Mais en fait non même pas. Deux tops et une paire de ballerines. Hé! J'avais vraiment besoin des ballerines, mes autres étaient foutues. Non mais!
















A gauche les vieilles, à droite les neuves. La différence saute aux yeux. Non?


Bon. Si l'Homme se plaint, je lui dirai d'aller se faire foutre en parler à Betty et à NicMo. En tous cas, moi je leur dis merci.



Merci!

Par Nanou
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Mardi 18 août 2009
Alors là j'ai vraiment la HAINE.





















L'Homme est parti chez ses parents avec les filles jusqu'à dimanche
. Ben oui, il fait déjà et il va faire encore plus chaud, et ils ont une putain de piscine.Fille Cadette qui est loin d'être idiote  ne fait aucune confiance à ces grands-parents là et ne veut pas dormir chez eux sans son père (ou moi).
 Bien sûr je pense à mes enfants et je comprends que c'est bien pour elles, de pouvoir se baquer et tout et tout.

Mais d'un autre côté je vois aussi qu'à cause de ces gros connards de BP, je suis a) séparée de ma famille, et b) "privée" de journées au bord de la piscine. Parce que non, je n'y vais plus. J'ai décidé ça il y a déjà un petit moment et je n'y reviendrai pas. Notre "cohabitation" est impossible.
Et franchement j'ai de
très bonnes (ou plutôt mauvaises) raisons de ne pas vouloir côtoyer ces sales individus.

Ce n'est pas la première fois de l'été, et pendant l'année ça se produit un week-end sur deux. Pendant ce temps moi je suis seule comme une conne, dans mon Cube de Béton sans piscine et quasiment sans jardin. Alors ce soir je l'ai mauvaise, parce qu'une fois de plus se sont les pourris qui gagnent. Les salauds qui ont profité de ma gentillesse (ou de ma connerie) maintes et maintes fois sont tranquilles, les doigts de pieds en éventail au bord de leur foutu bassin_ alors que cette über-idiote de Poisson-Rouge
ne sait même pas nager, entourés des écuries où dorment leurs connards de chevaux, grillant saucisses et entrecôtes au barbecue avec mon mari et mes enfants pendant que je me morfonds. (N'oublions pas au passage que l'Homme est convaincu que ses parents sont pauvres comme Job).

L'Homme qui, bien sûr, ne voit  pas où est le problème. Tout comme il n'a pas remarqué que son père et Tanguy (son abruti de frère) ne se sont pas sorti les doigts du cul pour donner un coup de main lors du déménagement. C'est mon frère et mon père qui se sont tout tapé! Enfin si,en fait il a remarqué. Mais j'ai presque honte d'avouer ce qu'il a dit. D'après lui, son père serait bien venu mais il savait que je ne voulais pas le voir, alors il n'a pas osé!!!
Je me demande si l'Homme est vraiment con ou vraiment naïf.
Il n'a pas non plus remarqué que ses parents n'ont pas donné un centime à leurs petites-filles pour s'acheter un peu de déco lors de l'emménagement. C'est clair qu'ils n'y étaient pas obligés mais mes parents, par exemple, y ont pensé tout de suite.
Mes parents, qui n'ont pas les moyens d'avoir une piscine et n'ont pourtant jamais demandé d'aide ni à moi ni à mon frère. Au contraire, ils nous ont donné de l'argent chaque fois qu'on était un peu justes. Et même quand c'était pas vraiment nécessaire. Cet été mes parents, donc, ont emmené les filles dans les Landes, à La Rochelle et dans l'Ile de Ré, puis quelques jours à Paris, sans oublier que les jours "normaux" c'est piscine (municipale) ou pique-nique et journée à la plage. Tout ça ils le font par plaisir, mais ça coûte cher et à 66 ans, bien qu'officiellement à la retraite, mon père s'est replongé dans les bouquins pour devenir expert judiciaire dans sa spécialité. Il bosse toute l'année pour pouvoir vivre, tout bêtement.

 Pervers-Escroc, lui, n'a pas mis les pieds dans son sale garage depuis un bon mois.
Bé angculé, y fait chaud, cong.
Les BP n'emmènent jamais les filles nulle part. Et ce n'est pas une façon de parler. JAMAIS. De toutes façons depuis presque 19 ans que je les connais ils ont passé une seule nuit hors de chez eux. Une. Ce sont des gens qui ne sortent pas et ne reçoivent personne (à part l'Homme et les filles). Ils ne sont jamais sortis de France et ne le souhaitent pas. Oh non, quelle horreur!  D'ailleurs Poisson-Rouge exprime très clairement son point de vue: " c'est qu'on mange pas comme nous là-bas". Ah ben oui. Tout est dit, là.

 Bref ça me fait de la peine de voir mes parents se plier en quatre pour faire plaisir aux nanas (elles s'éclatent avec eux, c'est pas la question),  et être plus ou moins rayés d'un trait de plume par la simple présence d'une saloperie de piscine.
Anecdote: prouvant une fois de plus l'immensité abyssale de sa bêtise, Poisson-rouge a récemment décidé de nettoyer le bassin. Il s'agit d'une piscine d'eau salée. Eh bien elle y a versé du chlore.
Mon Dieu qu'elle est conne.
Il a fallu vider entièrement le truc et le reremplir.
...

Je viens de lire et j'ai imprimé un article du Times intitulé " when your partner chooses their parents over you". Edifiant. Et terrifiant, car la plupart du temps c'est catastrophique pour le couple. Hélas l'Homme ne lit pas l'Anglais. Mais je pense que je vais me fendre d'une traduction.

De toutes façons, même si je voulais y aller, on ne pourrait pas rester dormir tous les quatre. Non, car lors de leur déménagement il y a trois ans les BP ont choisi une belle maison-avec-parc-piscine-et-véranda, mais seulement deux chambres. Il y a la place pour en aménager d'autres, mais ils ne le font pas. Donc jusqu'à présent, Fille Aînée dormait avec son père sur le clic-clac posé sur le palier du 1er étage, et Fille Cadette dans le lit de son oncle, âgé de 39 ans. J'ai mis fin à cela. Non sans mal: on m'a prise (encore) pour une folle soupçonneuse (mes couilles) ayant les idées mal placées (angculé cong). Mais c'était ça ou elle n'y allait plus. Donc maintenant les deux filles dorment ensemble dans le clic-clac et l'Homme s'installe comme il peut sur le canapé non convertible de leur immonde salon. Question: où je dormirais, moi? Je sais qu'ils ont fait exprès de prendre une maison "trop petite" pour qu'on vienne tous.

Ils ont obtenu tout ce qu'ils voulaient de moi, ces salauds, et puis ils m'ont écartée de leur chemin.

Mais je viens de réaliser
(oui je suis un peu lente moi-même par moments) qu'en tant que prête-nom, donc propriétaire virtuelle du garage de merde de Pervers-Escroc je pouvais l'en expulser.
Et voyez-vous, j'envisage de plus en plus sérieusement cette option.

Pour l'instant, je maudis ces sous-merdes.

Toute seule, comme une conne.

Pas très glorieux, hein?
Par Nanou
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