Les commentaires sur mon billet précédent sont bien sûr toujours ouverts (je ne sais pas clôturer les commentaires de toutes façons, alors…) donc n’hésitez pas à laisser votre avis, si vous en avez un sur le sujet.
Aujourd’hui mes droughies, une petite book review. Odile, ceci n’est absolument pas un post-parabolico-métaphorique destiné à te faire comprendre je ne sais quelle connerie sur les bienfaits (ou non) de la lecture en V.O. Il se trouve juste que j’ai lu pas mal de livres en anglais récemment, (une bonne partie du même auteur d’ailleurs. CQFD).
Il y a quelques années j’avais, un peu par hasard, lu « A Year In Ze Merde » de Stephen Clarke. L’histoire de Paul West, un Anglais fraîchement débarqué en France et qui doit composer avec toutes les nouveautés « exotiques », positives et négatives, de son pays d’adoption. J’avais bien rigolé. L’auteur vit lui-même en France depuis longtemps et il est bien placé pour pointer les petites différences qui parfois créent de grands gouffres culturels entre les Angliches et nous. Pas de la grande littérature, certes, mais un bon moment de détente.
En début d’année, sur la lancée de « 11-22-63 » de Stephen King (j’y reviendrai) je voulais lire un autre livre dans le texte. Et à l’Espace Cul il y avait « A Brief History Of The Future », du même Stephen Clarke. Là, on quitte Paul West et sa vie mouvementée en France pour plonger dans une histoire fantastico-rigolote, où il est question de téléportation et d’espionnage. Je savais qu’il existait toute une série de « Merde », je les ai donc commandés sur Amazon pour finalement lire toute la série. Après « A Year… » suivent quatre volumes relatant la suite des aventures du héros en France, avec de petites incursions back in the U-K et aux US. Toujours pas prise de tête et marrant. Le dernier, « Talk To The Snail », est une sorte de guide humoristique à l’usage des britanniques, décryptant les arcanes compliquées de l’administration française et regorgeant de tips pour commander au restau, prendre un rendez-vous chez le doc ou draguer, entre autres. Sympa d’avoir le point de vue d’un étranger (même si, pour des raisons comiques, il exagère souvent) sur notre home sweet home. « A Year In Ze Merde » a été traduit, pour les autres, je ne sais pas.
Le King, maintenant. Le livre est sorti fin 2010 aux US, je crois, et j’en avais marre d’attendre qu’il débarque en France et en français. Donc, Twingo, je l’ai commandé au PèreNo. C’est un pavé, ce « 11-22-63 », pas loin de 1000 pages si je me trompe pas, mais c’est passé comme un bonbon au miel. Les critiques sont excellentes et le livre l’est aussi. Il s’agit de l’universel thème du voyage dans le temps, sujet jamais encore traité par King, avec un but précis en point de mire : empêcher l’assassinat de JKF (la faille temporelle ramenant le héros en 1958). Mais Stephen King ne serait pas Stephen King s’il n’en profitait pas pour brosser au passage une peinture en détails et néanmoins toute en finesse de l’Amérique de ces années là, avec en prime une jolie histoire d’amour. Sa description des relations entre les nombreux personnages est d’une richesse familière et délicieuse. Les habitués de King retrouveront même au passage brièvement certains héros de « Ca », et les nouveaux venus se délecteront à la fois des rebondissements et de l’ambiance générale du livre. L’écriture est juste, « techniquement » sans défaut ni tics agaçants (c’est pas du Musso quoi), et ce King là n’est pas dans la veine trop fantastico-gore (pas de sang, pas d’horreur) qui m’a parfois donné un peu de mal avec lui. Vous l’aurez compris, je recommande chaudement « 11-22-63 » (ou « 22-11-63 » en français).
Encore un King qui m’avais jusque là échappé, « Simetierre ». J’ai vu le film avant de le lire, et non seulement je n’avais pas aimé mais je m’étais endormie avant la fin. Pourtant j’ai lu récemment dans un hebdo télé de très bonnes critiques. Au temps pour mon jugement de spectatrice ! Surtout que c’est King lui-même qui a écrit l’adaptation. Bref, j’ai préféré le livre, et de loin. Le récit est bien plus étoffé et surtout prend son temps pour s’installer dans la tête du lecteur et le harponner. La famille Creed débarque de Chicago pour s’installer dans le Maine (où se déroulent tous les romans de Stephen King), à proximité d’un cimetière pour animaux, lui-même jouxtant un ancien cimetière indien aux pouvoirs surnaturels. Les Creed vont assez vite connaître des évènements tragiques et le cimetière aura bien sûr son rôle (maléfique) à jouer. Un bon suspense fantastique que les fans de King apprécieront à coup sûr.
Ne figure pas sur la photo (je l’ai prêté à mon pôpa), un Douglas Kennedy récent, « Cet Instant Là », que j’ai beaucoup aimé. Une histoire d’amour-passion est/ouest dans le Berlin du début des années 80, avec le Mur comme cicatrice balafrant la ville et toutes les implications politico-éthiques induites. Sur le papier (haha !) vraiment pas le genre de sujet qui m’inspire, mais le récit est construit comme un thriller, les rebondissements sont nombreux, les personnages et le contexte historique bien décrits. On se laisse emporter sans plus réfléchir.
Voilà mes chéris.
A moi maintenant d’écouter vos conseils !
