Je crois qu'il est établi depuis belle lurette que mes beaux-parents sont de gros cons.Toutefois le temps d'une petite piqûre de rappel est venu.
Ici, un rapide historique de leurs (ex)actions.
Mais commençons par le commencement de notre anecdote de la semaine.
Dimanche dernier, l'Homme revient d'une journée chez ses parents, où il était parti accompagner Fille Aînée, qui souhaitait y passer quelques jours. Il m'annonce qu'il a
mal au bide, mais que ce n'est probablement pas très grave vu qu'il a "bouffé comme un chancre". Avec beaucoup d'élégance, il m'informe aussi que tout ira mieux dès qu'il se
sera "vidé par un bout ou un autre".
A vrai dire tout ceci ne me surprend guère. Poisson-Rouge (la belle-doche) est une inconditionnelle de la friture. Elle frit TOUT. Viande, poissons,
légumes, ah non, légumes elle connait pas, elle ne connait que ...les frites. Et
les cèpes. Frits, évidemment. Léger, tout ça. Au point que quand les filles
rentrent de là-bas, leurs fringues, leur peau, leurs cheveux puent la friture. C'est une horreur. Poisson-Rouge est aussi du genre à préparer une pâte à crêpes le jeudi et à la laisser comme ça sur
le plan de travail jusqu'au dimanche, où elle décide de faire les crêpes. Après avoir mis une louche d'huile dans la poêle, bien entendu.
Les frites à la graisse de phoque de ma belle-doche. Mmmmmm...
Tout ça pour dire que si vous voulez vous choper une indigestion ou une salmonelle, c'est la bonne adresse.
Les douleurs abdominales de l'Homme deviennent tout de même préoccupantes. On fait venir SOS Médecins (je ne m'étendrai
pas sur le con qui a non seulement établi un diagnostic érronné mais s'est permis, au moment de lui piquer les fesses, de dire à l'Homme qu'il avait un gros cul). Une heure plus tard appel au 15, ambulance, nuit aux urgences et finalement hospitalisation dans les petites heures de la matinée de lundi en attente d'appendicectomie. J'avais
dû, avant de quitter la maison peu après minuit car en épouse soumise je voulais accompagner l'Homme, appeler mes parents pour qu'ils
viennent veiller sur Fille Cadette. Il y avait un brouillard à couper au couteau sur l'agglomération bordelaise et les cris de douleurs et les supplications de l'Homme m'avaient pas mal vrillé
les nerfs. Voyant ça, mon père m'a dit qu'il m'emmenerait à l'hosto (pas de place dans l'ambulance). Voilà donc ma mère auprès de Fille Cadette, et mon père
avec moi, poireautant toute la nuit aux urgences du Tripode.
Lundi en début d'après-midi l'Homme part au bloc. Entretemps mon père m'a ramenée chez moi (à 5h du mat), où j'ai pu récupérer ma voiture afin de rejoindre mon
cher et tendre. J'ai appelé son boulot et, évidemment, ses parents, qui jusqu'à présent n'ont donc rien fait. CQFD. Mes parents, eux, malgré une nuit
blanche, s'occupent de Fille Cadette.
Pendant que l'Homme est sur le billard, je parle au téléphone à Fille Aînée, qui doit pratiquement ordonner à sa grand-mère de l'emmener à l'hôpital où elle veut être lorsque son
père sera ramené dans sa chambre. Poisson-Rouge finit par céder (ils habitent à 10 minutes maxi de l'hôpital).
Mardi, comme les jours suivants, je passe l'après-midi avec l'Homme. Mes parents (les miens) passent dans la soirée visiter leur gendre.
Poisson-Rouge vient un petit moment, et toujours sur demande expresse de Fille Aînée. Elle reste là, béate, silencieuse, inutile, l'air de ne pas savoir où ni qui elle
est. Tout est normal, donc.
De toute la semaine qu'il a passée à l'hôpital, l'Homme n'a pas vu son père (ni son Tanguy de frère d'ailleurs) . NON. Pervers-Escroc ne s'est pas dérangé, et il n'a même pas
appelé. En fait personne de sa famille ne lui a passé le moindre coup de fil, même
maintenant qu'il est de retour à la maison. (La mamie, elle, ne veut soi-disant pas l'embêter. Mon cul, oui!)
Mais revenons au père. Son excuse à lui, transmise par Poisson-Rouge, c'est qu'il n'aime pas les hôpitaux!!!
Alors là je comprends mieux! Mais oui, ça c'est de l'excuse valable! Est-ce que nous ça nous a fait plaisir d'aller à la banque le jour de signer
tes putains de papiers, sale con?
Je pose une question: QUI aime les hôpitaux??? Qui? Hein?
Bordel, personne n'aime les hôpitaux, mais quand quelqu'un de cher s'y trouve on se fait violence et on lui rend visite. Quand j'ai
accouché de Fille aînée je croyais avoir une amie. Elle non plus n'aimait pas les hôpitaux et elle n'est pas venue nous voir, moi et le bébé. Ce n'est plus mon amie depuis.
Attention, il y a de vrais empêchements: la distance, notamment, bien sûr. Mais même là le téléphone existe.
Des collègues et des copains de l'Homme l'ont appelé, mais
Pervers-Escroc, NON. Tanguy, NON.
QUELLE HONTE, un "père" pareil!!! Vraiment j'en ai honte pour lui, et de la peine pour
l'Homme.
On est dimanche soir et le téléphone n'a toujours pas sonné du côté de la famille de l'Homme.
Tous les jours ce sont mes parents qui lui ont apporté l'Equipe, ma mère qui lui a fait de la soupe de légumes... Bien sûr rien ne les y obligeait et s'ils l'ont fait c'est qu'ils
le voulaient bien. Mes parents sont plus vieux et beaucoup plus fatigués que ceux de l'Homme. Ils ont dû à chaque fois rouler 3/4 d'heure et se payer des embouteillages pour se rendre à
l'hôpital.
Les BP ont à peine la soixantaine et pètent la forme. Ils ne foutent rien de leur dix doigts et vivent aux crochets des autres (nous) et du système. Ce
qu'il a , l'enc*lé de beau-père, c'est que c'est un tas de fumier égoïste, sournois comme pas deux et profiteur. Donc comme toujours, il est resté chez lui posé sur son sale cul,
tranquille. Car la merde, c'est pour les autres, c'est bien connu.
J'allais oublier. Fille Cadette n'a pas voulu voir son père tant qu'il "avait des tuyaus partout" (et il en avait. Il a fait une infection, d'où antibiotiques, antalgiques
ça va de soi, antipyrétiques, plus le drain avec le bocal plein de trucs dégueus qui
va bien etc.). Ca l'impressionnait et on a pas insisté. L'Homme l'a très bien compris.
Pervers-Escroc a eu le culot de dire à Poisson-Rouge "mais quand même angculé, pourquoi elle va pas voir son père, mes couilles, la gosse,?" (rappelons
qu'il ne l'appelle jamais par son prénom). Je le sais car Fille Aînée, choquée par la remarque, me l'a répété. Pas mal, non?
Je méprise ce sous-être plus qu'il n'est possible de l'exprimer. Je lui chie sur la gueule.
Ce silence est assourdissant. Et minable. J'ai envie de dire une fois de plus "après tout ce que
l'Homme (ce qu'on) a fait pour eux" mais je me retiens. Qu'en tous cas il (Pervers-Escroc) ne s'avise plus jamais de nous demander quoi que ce
soit. Du moins rien qui m'impliquerait. Et Dieu le préserve d'être mal en point à l'hosto. Parce que là je planterai des aiguilles dans une poupée vaudoue à l'effigie de sa sale
gueule.
Restez donc bien au chaud chez vous, tas de cons!
Panneau figurant désormais devant notre porte, à l'attention expresse des beaux-parents.
Mais surtout, surtout, ne faites plus chier!!!
Par Nanou
15
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Dimanche 27 septembre 2009
Un mois d'absence et des pop-ups indésirables apparaissent sur mon blog.
J'ai pas trop eu le temps de venir. La rentrée, tout ça. La petite en primaire, la grande au collège, les horaires différents...
Et peut-être moins l'envie aussi.
Une organisation de merde surtout. Je me noie dans un verre d'eau. Faut dire que je cumule. Il y a "Ca" qui est toujours là et qui fait que je me
terre de plus en plus dans la maison. Aujourd'hui c'est la cousin-party dans l'Ile de Ré.
On devrait y être, on y est pas. Les filles y sont avec mes parents. On devait les rejoindre mais on leur a fait faux-bond. Cette maison qui n'est pas encore une "safe place", un refuge pour moi.
Purée je
suis nulle. So pathetic. sans déconner. "Ca", plus la déprime, la dépression oui, disons-le qui découle de "Ca", les nuits
d' insomnies, le sommeil n'arrivant qu'à 6 heures du mat, mon père qui emmène les filles à l'école et au collège parce que je suis tellement dans le potage que je peux pas conduire, qui
récupère parfois la petite à midi pour qu'elle déjeune chez mes eux. Où je la rejoins. Parfois, quand j'arrive à me tirer du lit. Alors que ô joie, ô miracle après une première journée
difficile elle va à l'école sans problème, avec plaisir même. C'est pas le moment de la stresser ou de lui donner des raisons de douter de notre soutien!!!
Et la grande qui est adorable, ne bronche pas, ne fait aucun reproche et s'assume pas mal malgrè une mère déplorable comme moi.
L'Homme, lui, est la plupart du temps au boulot.
Mais moi j'en ai marre de tout ça. Je passe mes nuits éveillée parce que la nuit on n'attend rien de moi. Je dors le jour...pour ne pas voir, ou ne pas m'ennuyer encore plus. Je me
lève, je vide le lave-vaisselle, je fais les lits, je prends une douche (tremblante, en 4ème vitesse, avec le portable à portée
de main à cause de mes vertiges, par peur d'un malaise_d'ailleurs le portable me suit partout). Quand je peux je récupère les
filles à l'école (rarement), elles font leurs devoirs, je repasse une chemise pour l'Homme, et puis il faut préparer le dîner, tout ça sur le qui-vive ou en étant malade. Oui, parce que j'ai
toujours un pet de travers. Migraines (bon, ça c'est bien réel), vertiges, nausées,maux de ventre, étourdissements, impression permanente de marcher à côté de mes pompes, etc. Je suppose
que mon rythme de vie/sommeil aberrant y est pour quelque chose, et c'est un cercle vicieux. Je ne me détends un peu en général que vers 22 heures. Et encore. Et voilà ma
"journée" terminée, ma nuit qui commence. Passionnant, non?
Bien sûr j'ai parlé de tout ça à un ( que dis-je à plusieurs) docs. J'ai des troubles physiques mais, et j'en suis consciente, j'ai toujours le
nez sur mon nombril, je guette le moindre souci, je me surveille. Il faudrait que je m'occupe, que j'aie une "activité relaxante" genre yoga (dixit doc). Mais là je me vois déjà en train de
tourner de l'oeil. Rien que tourner rapidement la tête de droite à gauche me donne des vertiges horribles. Faudrait aussi que je prenne un peu plus l'air. Ca c'est sûr. Que je mange normalement.
Depuis quelques mois je fais un repas et demi (en gros) par jour, j'ai beaucoup maigri et je n'en avais pas vraiment besoin. Mais je n'ai pas faim ou alors quand je mange j'ai aussitôt mal au
ventre. Je suis donc plus faible. Et puis ah oui tiens, je n'ai plus eu mes règles depuis la naissance de Fille cadette, il y a presque 9 ans...
Je m'auto-médique (et je m'auto-merdique aussi). Un petit cachet contre l'hypotension, un autre contre les vertiges, un troisième contre les
maux de ventres ( tous ceux -là sans ordonnance), plein contre les nausées, des antalgiques dès qu'un mal de tête se pointe, plus mon traitement
contre la migraine et l'arthrose cervicale (responsable de certains vertiges), les anxiolytiques pour
"Ca" et l'AD que je ne prends pas alors qu'en fait c'est peut-être le seul truc qui me ferait du bien.
Comme dirait le médecin en rigolant, je suis lucide sur mon "état", ce qui prouve, bonne nouvelle, que je ne suis pas psychotique. Névrosée, ça oui, sans doute un peu, mais pas psychotique.
Youpiiiiiii!
Alors je sais ce que vous vous DISEZ, les gens: SORS TOI LES DOIGTS DU SKYWALKER, bouge, trouve du boulot, vois du monde!
Je sais que vous avez raison mais encore une fois j'ai peur de ne pas en être capable. Dans l'état actuel des choses je ne me vois pas allant au boulot et y passant une journée sans faire de crise
de panique. Je réponds à des annonces mais je prie en même temps pour ne pas être convoquée en entretien tellement ça me terrifie. Et puis déjà réussir à récupérer des horaires "normaux" ça me
paraît insurmontable.
Pourtant je JURE que j'ai envie de profiter du soleil quand il fait beau, de nager dans l'océan sans avoir le tournis, de pouvoir jouer et rire avec insouciance avec mes
filles, d'aller tout bêtement faire mes courses sans que ça me semble comparable à l'ascension de l'Everest sans oxygène. De me détendre enfin sous la douche ou dans un bain.Et
puis d'aller au boulot comme une nana lambda. Je veux juste mener une vie normale.
Faudrait peut-être que j'essaie VRAIMENT alors. J'essaie, mais sans doute pas assez fort. Je suis extrêmement velléitaire et c'est pénible. Ah ça, je suis pas un
cadeau comme fille, hein!
Déjà, faut que je prenne mon AD. Que je (re)voie un psy pour lutter contre "Ca". Et que je bouge un peu plus, même si c'est dur, même si j'ai envie de rester au lit
toute la journée, et que quand je me lève je suis complètement dans le potage.
Peut-être que si le moral va mieux, le reste suivra. C'est ce que dit le doc en tous cas. J'y crois (si, si) mais c'est pas suivi d'effets.
Alors si tiens, on va dire que j'y crois!!!
Par Nanou
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Cédant aux sirènes conjuguées de Betty et NicMo, qui m'enjoignaient de profiter de mes
quelques jours (et nuits) de célibat forcés, j'ai décidé hier d'arrêter le mode râlage et accepté la proposition de mes parents d'aller faire un plongeon at The Canau, station balnéaire
mondialement (que dis-je, universellement) connue sous le nom de Lacanau.
Il faisait très chaud. Mes parents ont la clim dans la bagnole (je sais que c'est pas écolo mais voyez-vous là je m'en foutais
complètement). Faudra que je revienne là-dessus dans un prochain post d'ailleurs. Je mourais d'envie de me tremper les fesses.
Alors en voiture Simone!
Après environ 30 minutes de route on est arrivés près de l'océan, et là il s'est passé quelque chose de merveilleux: il faisait presque frais! Une délicieuse petite
brise marine me chatouillait les épaules et croyez-moi c'était pas du luxe.
En ce moment c'est le Lacanau Pro. Pour les boulets non-initiés c'est une manche du championnat du monde de surf. Et pendant ces 10
jours là il y a un monde fou at The Canau. Je veux dire, encore plus que d'habitude. Mais en même temps c'était sympa.
Installée sur ma serviette à une distance respectable de mes parents (j'déconne, ça va!) je pouvais sur ma gauche profiter
du ballet des MNS tentant régulièrement de ramener au bord quelque trastou surpris par les baïnes (on a beau leur expliquer, les trastous ne comprennent rien aux baïnes. Quels cons (:-),
et me payer la gueule des divers sportifs de plage se livrant à force activités ludiques: raquettes, volley, foot, cerf-volant (sur une plage bondée,
on conviendra que c'est une idée de génie). Ce que je préfère, c'est quand un parasol s'envole et vient se planter dans le dos/ventre/pied/nez de
quelqu'un, son propriétaire lui courant après à grands cris. Mais là, y avait pas assez de vent. Tant pis.
En face de moi, l'océan. Splendide.Comme toujours. J'ADORE l'océan.
Sur ma droite, les surfers en pleine compétition.
Photo non contractuelle. ( Elle n'a pas été prise hier at The Canau, mais en juillet à
Hossegor).
Beau temps chaud, swell modéré, shore-break ne facilitant pas la tâche des sportifs, mais nous avons néanmoins assisté à
de magnifiques rides.
(Les deux lignes précédentes sont sponsorisées par le Lacanau Surf Report)
Bref, c'était bien et cherry on the cake, l'eau était divine. Après plusieurs baignades et pipis dans l'eau,
suivis de matage intensif et remplissage de quelques pages de mon "Cahier de Vacances Pour Adultes", on a décidé de partir. Et là, comme il était près de 20 heures et que Pôpa et Môman
avaient un petit creux, ils m'ont demandé si ça m'ennuierait de rester manger un morceau sur place. Que nenni, les amis! Une bonne table face à la mer ("j'aurais dû grandir") et hop! un petit resto aux frais de la princesse des parents.
Pour faire bonne mesure, en chemin vers la voiture je me suis offert un charmant petit bout de tissu pour couvrir mon corps de déesse (une robe, quoi)
dans une des innombrables boutiques hors de prix du Canau.
Oh! quelle JOLIE robe! (Mais on voit rien. Ben c'est fait
exprès...)
Quelques minutes à écouter un groupe reprendre plutôt bien d'ailleurs Santana, et on est repartis. A 22h45 j'étais sous la douche et j'ai pu
ensuite regarder tranquillement "Lost". J'ai pas tout compris vu que j'avais plus ou moins oublié le plot de la saison précédente mais l'un dans l'autre j'ai
recollé les morceaux.
Sur ma lancée, aujourd'hui j'ai encore fait chauffer la Carte Bleue lors d'une petite virée shopping. J'ai honte. Mais en
fait non même pas. Deux tops et une paire de ballerines. Hé! J'avais vraiment besoin des ballerines, mes autres étaient foutues. Non mais!
A gauche les vieilles, à droite les neuves. La différence saute aux yeux. Non?
Bon. Si l'Homme se plaint, je lui dirai d'aller se faire foutre en parler à Betty et à NicMo. En tous cas, moi je leur dis merci.
Merci!
Par Nanou
16
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